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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 23:37

besancon_remy_blang


Le paradoxe est frappant. Sarkozy est l'un des présidents les plus rejetés de la Cinquième République. Son avenir électoral paraît désespéré. Et pourtant il parvient à imprimer rythme et thèmes à la campagne. Il vient de réussir à saturer l'espace médiatique d'une discussion absurde sur la viande hallal, donnant raison une nouvelle fois à l'extrême-droite qui est la principale bénéficiaire de cette manœuvre. La radicalisation à droite qu'il a choisie semble déporter tout le champ politique.

 

Le Pen cite Brasillach, Bayrou campe clairement à droite, et Hollande se livre à de spectaculaires et réguliers recentrages. Mais le candidat du PS opère aussi des mouvements en sens opposé.

 

Ainsi il a visiblement improvisé une tranche supplémentaire d'imposition pour les plus hauts revenus à 75%, prenant ses propres camarades par surprise. A quelle attraction obéit-il cette fois ? C'est la preuve que de l'autre côté du champ politique, le Front de gauche est également en train de faire bouger les lignes. Nous avons fait dérailler la mécanique FN et arrêté net son opération de « dédiabolisation ». Nous exerçons une attraction idéologique sur l'électorat de gauche qui pèse sur le candidat du PS.


C'est comme si deux campagnes se déroulaient en parallèle. Du côté dominé par la superstructure médiatique, le PMU politique consistant à départager Hollande et Sarkozy au gré des sondages et hors de toute adhésion à leurs programmes respectifs. Du côté du grand remuement des profondeurs nourri par la crise, le choc des visions du monde dans lesquelles celles du Front de Gauche et du Front national jouent les premiers rôles.

 

Car sur le plan des idées, la dynamique est du côté de ceux qui déploient une idéologie se proposant d'expliquer le moment et de donner les clés d'une stratégie globale pour faire face aux événements. Pour le Front de Gauche les points marqués dans cette bataille ne sont pas une compensation annexe au combat électoral. Ils sont notre objectif premier. Dans notre campagne se construit une opinion de gauche éclairée, qui s'homogénéise politiquement, dotée d'un outil sûrement perfectible, mais disponible pour qu'elle s'y implique. Comment sans cela trouver une issue à la crise et barrer la route au FN ?


D'autant que plus le résultat de la présidentielle paraît écrit d'avance, plus l'avenir est en réalité incertain. La drôle de campagne qui se mène entre les deux candidats à qui les sondages promettent le deuxième tour est lourde d'implications inquiétantes. Jamais on n'aura vu une telle élection par défaut.

 

A mesure que l'élection se rapproche, la distance avec les électeurs se creuse, le désintérêt pour la campagne augmente, le sentiment que le prochain président ne règlera aucun problème progresse. Il n'y aura pas d'état de grâce ! Cette désillusion rassure peut-être un François Hollande soucieux de ne pas créer d'attente pour ne pas décevoir une fois pris dans l'étau de la rigueur de gauche dans lequel il a choisi de se placer.

 

Mais elle est porteuse d'une instabilité politique inouïe, d'une volatilité explosive du champ politique. Cela nous dicte ce que nous avons à faire. Chemin faisant, le Front de Gauche réalise un rassemblement qui porte en germe l'union majoritaire de notre peuple. Il nous reste à le faire surgir au milieu de la course de chevaux politique censée résumer le pays. Cela commencera le 18 mars prochain, lors d'une marche pour la Sixième République, à Paris de la Nation à la Bastille.


François Delapierre

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