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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 22:18

 

Par Danielle Simonnet, secrétaire nationale en charge des questions de Migrations

 

Le Parti de Gauche déplore que les longs 6 mois de discussions avec les organisations syndicales, associatives et réseaux aboutissent à une circulaire dans la stricte continuité de Sarkozy !


Toujours pas de rupture avec les politiques de Sarkozy !
En martelant que la nouvelle circulaire ne permettra ni plus de régularisations, ni moins de reconduites à la frontières que sous le mandat Sarkozy, Valls affiche la couleur : il n’y aura pas de rupture avec les politiques sécuritaires et racistes d’hier. La politique du chiffre n’est donc absolument pas abandonnée ! Le Ministre de l’intérieur annonce une moyenne de 30 000 régularisations par an, tout en estimant à 350 000 le nombre de sans papiers présents en France. Il faudrait donc soit plus de 11 longues années pour tous les régulariser à ce rythme ou bien poursuivre l’objectif des 30 000 arrestations et expulsions par an et sur 5 ans, pour un coût pour le contribuable de près de 0,5 Md d’euros par an.

 
Le discours reste celui du lien entre immigration et chômage.
En refusant toute régularisation massive comme en 1981 et 1997 parce que « la situation économique et sociale nous l’interdit », Valls fait sienne l’association «immigration et chômage» tant distillée par l’extrême droite. La poursuite des politiques d’austérité amène le gouvernement à poursuivre la politique de « chasse aux migrants ». Le Parti de Gauche tient à marteler que le problème ce n’est pas l’immigration mais la domination de la finance et les politiques d’austérité !

Les critères de régularisation : un pas en avant, deux pas en arrière
Une petite amélioration pour les travailleurs sans papiers avec une durée de travail qui ne dépend plus d’un seul employeur mais la question du travail non déclaré n’ait toujours pas abordée. Le patronat pourra donc poursuivre la surexploitation de travailleurs sans droit restant condamnés à la clandestinité pendant 3 à 5 ans ! Des critères plus stricts pour les familles  puisqu’il faudra dorénavant 5 ans de résidence et un enfant scolarisé depuis au moins 3 ans contre 2 ans de résidence et 1 ans de scolarisation sous Sarkozy, et pour les jeunes majeurs qui devront prouver 2 ans de scolarisation "assidue et sérieuse". Selon RESF seuls 10% des jeunes majeurs pourraient être régularisés.

La fin de l’arbitraire des préfectures : l’avenir le dira.
 

Le refus de toute confrontation avec la droite et l’extrême droite amène le gouvernement Hollande-Ayrault à gérer dans la continuité. Ce n’est pas ce qui était attendu d’une famille politique qui avait historiquement défendu les droits des étrangers. Le changement n’est pas celui qu’on attendait !

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