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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 08:39

ELECTION REGIONALE AQUITAINE-LIMOUSIN-POITOU CHARENTE

FDG (Parti Communiste, Parti de Gauche, Ensemble !)

Aquitaine – Limousin – Poitou Charentes


Lundi 14 septembre 2015,


A l’attention d’Europe-Ecologie- Les Verts Région Aquitaine – Limousin – Poitou Charentes


Chers amis,


Les élections régionales de décembre 2015 vont se tenir dans un contexte économique et social extrêmement dégradé et préoccupant. Le discrédit de la politique Hollande-Valls, déclinée par le parti socialiste dans l’ensemble des régions, fait le lit de la droite et de l’extrême droite. Comme partout en Europe, la doctrine libérale est à l'œuvre au service des intérêts de la fnance. La crise climatique et écologique s'amplife sans que les gouvernements prennent la mesure de l'urgence qu'il y a à agir. Cela rend plus que jamais nécessaire de construire un projet politique en rupture avec les logiques libérales mises en œuvre dans le pays.

Nous pensons que ces élections régionales doivent donc être une nouvelle étape du rassemblement d'une gauche qui combat l’austérité et veut construire une véritable alternative politique pour engager la transition écologique et répondre aux besoins sociaux de nos concitoyens. L’enjeu est d’autant plus important que ces élections se dérouleront dans le cadre d’une « réforme » territoriale imposée sans concertation qui va accentuer les logiques de métropolisation et de concurrence entre les territoires, entre les salariés, au service de la guerre économique, au détriment des plus défavorisés.

Dans ce contexte, nous appelons de nos vœux le rassemblement le plus large possible des forces politiques opposées à la politique gouvernementale et engagées dans des démarches citoyennes. Déjà dans un certain nombre de régions, des discussions sont engagées, et des accords FDG-EELV sont en passe d'être conclus. Cette dynamique est positive et nous souhaitons l'amplifier. Afin de peser pour affirmer une voie alternative, une seule solution : nous rassembler ! C'est pourquoi nous faisons la proposition d'une rencontre entre le FDG et EELV à l'échelle de la future grande région.

Fraternelles salutations,
Pour le Front de Gauche,

Sebastien Laborde PCF Laurence Pache PG Stéphane Lajaumont Ensemble !

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 23:53

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"Le 1er décembre nous ne marcherons pas contre « l’impôt ». Nous marcherons contre le tribut payé à la finance, contre les taxes inventées pour que le peuple paye les pertes de jeu des spéculateurs. Nous marcherons pour dire stop à la hausse de la TVA et aux privilèges fiscaux dont jouissent le capital et les grandes fortunes."

François Delapierre délégué général du Parti de Gauche

 

Nous organisons un transport n'hésitez pas à nous contacter !

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 22:28

 

Le Front de gauche a rendu public lundi 28 janvier le document « Imposer une alternative à l’austérité «. C’est un événement marquant et utile pour le Front de gauche : Il n’est rien de moins que le document d’orientation du Front de Gauche pour les mois à venir. Le Front de gauche a produit peu de texte d’orientation stratégique depuis sa création. Le dernier datait du 1er avril 2011.

Il fixait un cadre pour les élections présidentielles et européennes. Cette rareté dit l’importance de tels textes. Mais celui marque une autre étape pour notre démarche.

Rarement le Front de Gauche n’aura en effet parlé d’une voix aussi cohérente et fluide. Que ce soit sur l’analyse de la période et de la politique du gouvernement, la ligne stratégique proposée, le vocabulaire, les mots et concepts clefs employés, le résultat ne diffère pas d’un texte d’orientation qui aurait adopté un même parti.

Ce n’est évidemment pas le cas mais cela montre qu’en un peu plus de cinq ans le Front de Gauche est devenu bien plus qu’une alliance. C’est la meilleure réponse à ceux qui glosent et en réalité espère la division au sein du Front de Gauche. Ajoutons que ce texte d’orientation se double d’un document sur le fonctionnement qui est une première.

Il entérine les structures de coordination et d’élaboration apparus pendant la campagne présidentielle : coordination nationale, conseil national… mais surtout il met l’accent sur l’implication citoyenne à travers le développement des assemblées citoyennes et des Fronts thématiques. Une convention nationale du Front de Gauche est même prévue dès cette année. Avec la campagne contre l’austérité marquée par un meeting réussi à Metz, son engagement dans les mobilisations et ces deux documents, le Front de Gauche dispose de bons outils pour prendre un nouvel élan. Et faire émerger ce Front du peuple auquel se réfère notre texte d’orientation stratégique commun.

Eric Coquerel
SN aux relations unitaires


 

IMPOSER UNE ALTERNATIVE A L’AUSTERITE
 

 

Agir ensemble et développer le Front de Gauche

 

Introduction

La crise systémique du capitalisme s’accroit. Elle est amplifiée dans l’Union Européenne par les traités qui laissent les marchés maîtres du jeu. Elle frappe de plein fouet les peuples, creuse les inégalités sociales, aggrave la crise écologique et exacerbe les tensions internationales. Désormais la récession touche ou menace une part grandissante des Etats, la baisse de l’activité étant visible partout y compris en Allemagne.


Ces politiques d’austérité vont à l’encontre de l’exigence des peuples et s’accompagnent d’une dérive autoritaire. Elles ne sont pas seulement injustes, elles ne marchent pas ! Leur violence renforce le nombre de celles et ceux qui refusent de capituler, l’affrontement s’aiguise : il se pose toujours plus en termes de choix de civilisation. Un grand mouvement de résistances au diktat de l’oligarchie financière et pour la démocratie, touche le continent sud-américain, le monde arabe et le proche orient, l’Europe… Les grèves, manifestations, révoltes parfois empreintes de pratiques alternatives sur les terrains de la production de la consommation et de la solidarité se développent dans les pays les plus touchés par la récession. C’est le cas de l’Espagne, du Portugal ou de la Grèce. Dans ce dernier pays, le peuple et les travailleur-euse-s ont reconnu dans Syriza une alternative politique au chantage et véritable putsch imposé par la Troïka devant laquelle les gouvernements sociaux libéraux et libéraux ont capitulé.


C’est dans ce contexte que le mot d’ordre « L’humain d’abord » a rencontré les aspirations de millions de citoyen-ne-s de notre pays.


Ce système mortifère ne peut échapper à des bouleversements Mais la question est posée des développements qui peuvent intervenir et de leur nature. La voie de la régression, le repli xénophobe et nationaliste ne sont pas exclus. Ils peuvent apparaître comme une issue pour des populations désorientées et désillusionnées par des décennies d’alternances.


En France, la défaite en mai 2012 de Nicolas Sarkozy, le co-auteur avec Merkel du TSCG, et l’arrivée au pouvoir de François Hollande auraient pu constituer une étape positive dans le rapport de force qui se joue en France comme en Europe, ouvrir un espace pour une autre voie que celle de l’austérité. Sous la pression de la campagne du Front de Gauche, le candidat socialiste n’avait-il pas été amené à désigner la finance comme son principal adversaire et fixer une renégociation comme condition préalable à la ratification du traité européen ?


Ce n’est pas la voie suivie aujourd’hui par le gouvernement. La question du changement reste donc entière. Nous voulons y répondre. Face aux choix de l’austérité et du renoncement, nous entendons opposer ceux de la solidarité, de la démocratie, un nouveau type de progrès humain et écologique Cela implique de créer les conditions politiques pour que le peuple s’en mêle et de construire les rassemblements populaires et majoritaires pour les imposer.

La création du Front de Gauche s’est révélée déterminant sur l’évolution politique et sociale de notre pays. Née de la campagne et de la victoire de 2005, elle concrétise depuis 2008 l’aspiration à l’unité et à l’émergence d’une nouvelle force à gauche capable de bouleverser le paysage politique. Après des premiers succès enregistrés lors des Européennes, régionales puis cantonales, le résultat obtenu par Jean-Luc Mélenchon, meilleur score pour un candidat à gauche du PS depuis 1981, a confirmé les espoirs suscités.


Il s’agit aujourd’hui pour le Front de Gauche d’aborder une nouvelle étape. Par ce texte nous voulons apporter des éléments de réponse, en termes de perspectives stratégiques.


1 -Une campagne inédite qui a rendu possible la défaite de Sarkozy


Ces 4 millions de votes et 11% des voix faisant du Front de Gauche la deuxième force à gauche, valident notre choix du rassemblement: nous sommes devenu-e-s du coup utiles aux yeux d’un bien plus grand nombre d’électeur-trice-s que si nous nous étions présentés divisés. Au delà de leur résultat, les campagnes présidentielle et législative de 2012 ont signifié un saut qualitatif réussi pour notre rassemblement qui s’est élargi et renforcé comme le démontrent les nouvelles forces qui l’ont rejoint. Ce rassemblement a favorisé l’engagement de dizaines de milliers d’hommes et de femmes de gauche, syndicalistes, militants associatifs, intellectuels, citoyens qui ont permis la dynamique de la campagne. Plus largement, il a esquissé le Front du peuple auquel nous aspirons. A travers les marches, les meetings, les écoutes collectives, les occupations de places publiques, les actions d’éducation populaire, etc. C’est déjà l’esprit de la révolution citoyenne que nous appelons de nos vœux qui s’est manifesté.


Sans nos 4 millions de voix et notre engagement entre les deux tours, il n’y aurait pas eu de défaite de Nicolas Sarkozy. Nos thèmes de campagnes nous ont permis de préempter des terrains majeurs de la confrontation politique et du débat d’idée. En imposant l’exigence de s’attaquer à la finance, Le Front de Gauche a contribué à re-politiser le débat présidentiel et législatif. Il a redonné le sens du combat collectif et de la fierté d’être de gauche, à restructurer plus largement des repères de classes face au FN et à la droite, à contenir la volonté de ceux qui au PS et à EELV comptaient dès l’après présidentielle recomposer avec le centre.


En ce sens, l’élection de François Hollande a largement dépassé le sens initial voulu par le candidat socialiste : il s’agit donc bien d’une victoire à la fois pour nous et pour le peuple de gauche, et plus largement pour tout le peuple. Ensemble, nous avons renvoyé la droite dans l’opposition et chargé cette élection d’une aspiration réelle au changement.


2 - Le Front de gauche : deuxième force à gauche


Il y a désormais une force politique qui pèse dans le paysage, en terme politique, idéologique et électoral. Elle est capable de lancer des initiatives qui trouvent une mobilisation de masse. C’est un point d’appui essentiel pour renforcer les luttes qui se développent, renforcer des convergences sociales et politiques, favoriser un nouvel élan populaire.


Cela, nous l’avons vérifié dans la mobilisation unitaire contre le TSCG et de la manifestation du 30 septembre où notre proposition a rencontré celles des syndicalistes, des forces de résistance exprimées dans des mouvements comme Attac, la fondation Copernic, les collectifs pour un audit citoyen de la dette publique et remobilisé celles et ceux qui avaient contribué au NON en 2005.


De même, l’action du Front des luttes dans les entreprises ou celle des fronts thématiques révèle la possibilité de dynamiques communes. Le mouvement social (syndicalisme, associations de luttes) est lui aussi porteur d’une dimension politique. Le Front de gauche travaille à la complémentarité de proposition et d’action entre ses objectifs et ceux qui émergent des luttes.


Pour nous, la question clé de toute transformation de la société reste celle du renforcement du mouvement populaire et des mobilisations citoyennes, au plan national comme européen. C’est pourquoi nous serons présents dans toutes les mobilisations sociales et initiatives, qui participent à la construction d’une autre Europe (comme par exemple l’Altersummit) et ainsi créer les conditions d’une bataille plus forte pour les prochaines échéances européennes.


3 - La nouvelle période ouverte par l’élection de François Hollande : Une politique social-libérale assumée


Si la victoire du 6 mai contre Sarkozy est importante, l’enjeu reste de se débarrasser des politiques néolibérales qui ont gravement déstructuré/restructuré la société.


Aujourd’hui le gouvernement applique une politique social libérale assumée. Elle est marquée par la soumission aux logiques du capitalisme financiarisé, le refus d’engager la bataille avec la finance et de reprendre au capital la part des richesses qu’il ne cesse d’amasser au détriment de la collectivité et par un productivisme qui, tout en sacrifiant les filières industrielles, n’envisage pour relancer l’activité qu’une croissance déconnectée de la satisfaction des besoins sociaux et des exigences de la transition écologique. Sa volonté de rassurer les marchés a entraîné le renoncement à ces maigres promesses de campagne : le Traité Merkozy a été ratifié sans aucune modification, la loi de programmation budgétaire et le budget 2013 sont marqués par l’austérité et la baisse des dépenses publiques, le pacte de compétitivité issu du rapport Gallois marque la conversion revendiquée du PS à la politique de l’offre et de la baisse du coût du travail.


La vraie fausse menace de nationalisation d’Arcelor Mittal qui se termine en abdication devant Mittal sur fond de mensonges aux salariés, dresse le tableau d’un action gouvernementale qui permet au patronat et au Medef d’être toujours plus à l’offensive et d’être renforcés dans leur rapport de force vis à vis des syndicats. En témoigne l’accord sur l’emploi qui marque une étape supplémentaire dans la voie de la flexibilité et de la casse du code du travail.


En choisissant une politique d’austérité et la poursuite d’exonérations aux entreprises sans aucune contrepartie, le gouvernement est entré dans cette spirale infernale des politiques qui, menées dans d’autres pays européen, ont conduit à l’échec entrainant la régression sociale et la précarisation de masse.


Alors qu’il s’agirait de relancer l’activité par la relocalisation de l’emploi, le soutien de projets innovants, l’aide à la recherche et au à la relance de l’activité par la mobilisation du crédit, l’obtention de nouveaux droits salariés, le choix a été fait par le Premier Ministre Jean Marc Ayrault de porter les réductions budgétaires à 60 milliards sur 5 ans, notamment en asphyxiant les collectivités locales.


Alors que 75 % des investissements publics sont financés à l’échelle locale, ce choix conduit à la récession. Le projet de nouvelle étape en matière de réforme des collectivités, dit acte III de la décentralisation renforce la mise en concurrence des territoires au détriment de la démocratie locale et en particulier des communes et des services publics. Cela entérinerait la remise en cause de l’unicité de la République, remettant en cause le principe même d’égalité.

Les femmes sont parmi les premières victimes de la crise.

Or les annonces du gouvernement en la matière en sont bien loin des mesures urgentes nécessaires : les moyens et la loi ne sont pas à la hauteur des besoins pour la lutte contre le sexisme et contre les violences ; pas de prise en compte sérieuse des dégâts de la loi HSPT, des demandes de maternités et de centres IVG ; la parité renvoyée aux conclusions d’un rapport Jospin peu ambitieux ; le refus de revaloriser les salaires et de lutter contre le temps partiel imposé rendant illusoire l’égalité salariale H/F ; la petite enfance renvoyée aux collectivités territoriales et au secteur privé... Une véritable politique d’égalité entre femmes et hommes est bien incompatible avec les politiques d’austérité.


Après les ravages causés par les politiques racistes et xénophobes de la droite « décomplexée », il y avait un enjeu politique et symbolique fort à marquer, le début du mandat du sceau de la lutte anti discriminations et pour l’égalité des droits. Au lieu de quoi, le gouvernement et la majorité ont fait le choix du reniement et de la répression : absence d’un véritable ministère de l’Egalité, refus d’instaurer les procédures de lutte contre le contrôle au faciès, recul sur le droit de vote des étrangers aux élections locales, politique restrictive en matière de régularisation des Sans-papiers, poursuite de l’expulsion des Roms … En se dérobant ainsi aux valeurs d’égalité et de solidarité de la gauche, le gouvernement concède du terrain à la droite extrêmisée dans la bataille idéologique.


Il en va de même sur la question de la démocratie. Deux revendications majeures sont absentes des conclusions de la commission Jospin sur la rénovation de la vie politique : le droit de vote des étrangers et la proportionnelle. Et que dire de son incapacité d’amnistier les militant-e-s syndicaux, écologistes et associatifs condamnés par le pouvoir UMP ? Que dire enfin, de la répression de mobilisations comme à Notre dame des Landes ? Tout cela continue à criminaliser les mouvements sociaux et citoyens.


Face à cette politique, les réactions populaires, y compris dans l’électorat qui a permis la victoire de François Hollande, sont contrastées. L’expectative, la colère et la volonté de se battre, le désarroi et le renoncement se mêlent. Les mobilisations sociales, notamment dans les entreprises touchées ou menacées par des plans de licenciement, sont importantes et témoignent d’une attente populaire et des capacités de résistance. Les salarié-e-s y ouvrent à la fois des voies alternatives et de réponses à la crise. Ils révèlent leurs aspirations à prendre leurs affaires en main pour sauver l’emploi et leur activité sous de multiples formes : des propositions de nationalisation comme à Arcelor-Mittal aux coopératives comme ceux de Fralib, inventant des nouvelles démarches novatrices sociales et écologiques liant producteur-trice-s et consommateur-trice-s.


Des mobilisations plus globales seront facilitées si une alternative politique, y compris dans sa dimension gouvernementale, gagne en crédibilité sur la scène sociale et politique.


4 - Les responsabilités du Front de gauche


Dans cette période, la politique du Front de gauche a été cohérente. Nous nous revendiquons de la majorité populaire qui a permis de chasser Nicolas Sarkozy et une droite qui n’ont eu de cesse de détricoter avec brutalité les acquis sociaux issus de la Libération et des luttes populaires, d’affaiblir la démocratie, de fragmenter avec acharnement la société française.


Partie prenante de cette aspiration de gauche et aile marchante de la volonté de changement qui s’est exprimée, nous avons porté légitimement des exigences fortes. Pour autant, nous avons indiqué dès le départ que nous ne nous retrouvions pas dans la majorité présidentielle et gouvernementale formée autour des 60 engagements du candidat F. Hollande, qui ne constituaient pas une réponse à la hauteur de la crise, en France et en Europe. Jugeant que la politique annoncée était trop différente de celle que nous portions , que la volonté politique affichée de réduire les déficits publics ne pouvait que conduire à l’austérité, nous avons refusé l’entrée dans le gouvernement puis le vote de confiance au gouvernement Ayrault. Dès lors que le gouvernement s’est moulé dans le creuset de l’austérité, nous avons combattu et voté contre le Traité Merkozy, rejeté les orientations de la loi de programmation budgétaire, nos parlementaires n’ont pas adopté le budget 2013, ont voté cotre la loi sur la santé et la Sécurité sociale (PLFSS), le pacte de compétitivité…


Nous n’attendrons pas 2017. Le Front de Gauche doit être à la hauteur des espoirs placés en lui. Dans la nouvelle période qui s’est ouverte, le Front de gauche veut être actif et réactif. Il doit être capable de s’adresser aux classes populaires pour faire la démonstration qu’une politique alternative à l’austérité est possible à gauche et qu’elle peut être majoritaire. C’est une condition pour faire exister au plus tôt une majorité permettant de mettre en œuvre des mesures alternatives.


Le développement de mobilisations sociales d’ampleur, convergentes, sera nécessaire pour inverser le rapport des forces, faire reculer les libéraux, les marchés financiers, et essayer d’imposer au gouvernement toutes les mesures pourtant indispensables qu’il se refuse à prendre. Nous appuyons donc ces mobilisations unitaires sur tous les fronts de lutte (sociale, politique, idéologique), et nous les aidons dans le respect de l’autonomie de chacun.


5 - Agir pour des rassemblements majoritaires.


Nous voulons que les propositions contenues dans le programme « L’Humain d’abord » et dans les aspirations politiques exprimées dans les luttes de résistance (sociale, démocratique, écologique), gagnent du poids dans les débats qui parcourent les forces de gauche (gauche du PS, EELV), qu’elles déterminent d’autres choix, et permettent d’aboutir à des victoires, même partielles. Ce serait un point d’appui précieux pour que nous puissions bousculer la donne.


Voilà la démarche que le front de gauche entend promouvoir. La politique du gouvernement Ayrault conduit à l’échec. C’est une raison de plus de s’opposer à cette politique. En effet, nous ne nous résignons pas à ce que la droite extrémisée voir l’extrême droite représentent à terme l’alternative. Pour cela, le Front de Gauche entend, dans les mobilisations et les élections à venir, œuvrer à des solutions de gauche immédiates face à la crise, et à la construction d’une politique et d’une majorité alternatives.


Le Non au TSCG a déjà constitué un premier indicateur de cette majorité potentielle. Nous nous adressons à toutes celles et ceux qui, à gauche, quelles que soient leur préférence et appartenance politique, veulent agir et ne se retrouvent pas dans les choix d’austérité du gouvernement. Nous savons déjà que des convergences sont possibles avec des secteurs, des militants et des responsables socialistes et EELV, et plus largement avec l’ensemble de celles et ceux qui aspirent au changement. Nous nous adressons donc fortement aux militants associatifs et syndicaux. Nous nous tournons également vers les courants issus de l’écologie radicale et de l’extrême gauche qui partagent cette démarche. Nous voulons ainsi donner plus de force et de poids encore aux idées antilibérales et anti-productivistes. Nous sommes prêts à débattre fraternellement, à agir ensemble, à mener des campagnes, mêmes sur des points partiels. Nous voulons un Front de Gauche capable d’impulser un rassemblement majoritaire et donc ouvert.


C’est la condition pour qu’un véritable gouvernement au service du peuple et de ses besoins sociaux et environnementaux puisse être constitué en France. Un gouvernement qui inverse enfin le cours mortifère des politiques d’austérité qui enfoncent toute l’Europe dans la récession et dans la pauvreté. Un gouvernement qui mène une politique internationale au service de la paix et de solidarité entre les peuples, à l’inverse des politiques d’agressions et de domination.


6 - Développer, renforcer le Front de gauche.


Nous avons vocation à élargir le Front de Gauche et continuer à cheminer dans la diversité de ce que nous sommes. Nous voulons enraciner notre force et accroître son rayonnement en favorisant la mise en mouvement de toutes celles et ceux qui veulent en être partie prenante.

Nous ambitionnons un front du peuple qui s’adresse et rassemble toutes celles et tous ceux qui, dans les classes populaires, parmi les salarié-e-s, la jeunesse, se sont rapprochés de nous pendant la campagne, qui s’en rapprocheront, veulent reprendre la parole avec le Front de Gauche. Un Front du peuple qui s’adresse plus largement à tous ceux et celles qui, quelqu’ait été leur vote en mai et juin dernier, veulent continuer le combat pour une véritable alternative à la logique du système capitaliste.


A toutes celles et ceux-là, dès maintenant, nous donnons rendez-vous.

  • Pour renforcer les différentes batailles unitaires comme pour l’audit citoyen de dette, la défense des services publics, la mobilisation en faveur du mariage pour tou-te-s, la campagne pour le droit de votes des résident-e-s étranger-e-s, la régularisation des travailleuses et travailleurs sans-papiers, des combats écologiques à venir et pour l’égalité entre hommes et femmes.
  • Dans la campagne « l’alternative à l’austérité c’est possible » qu’engage le Front de Gauche, au sein des meetings, réunions publiques, marches départementales et autres assemblées citoyennes qui vont l’accompagner à l’échelle des territoires, des initiatives en entreprise.
  • Dans les batailles parlementaires : en mars le gouvernement soumettra un projet de loi suite à l’accord sur l’emploi qui marque un recul social sans précédent. Largement inspiré par le MEDEF il est rejeté par Les syndicats qui, ensemble, représentent la majorité des salariés. Ces derniers vont interpeller les parlementaires, notamment PS et EELV à eux-seuls majoritaires à l’assemblée Nationale, pour qu’ils ne transcrivent pas ce texte en loi. Nous sommes en phase avec eux. Dans le même objectif, nous allons nous adresser localement et nationalement à ces mêmes parlementaires. Il est temps pour eux de choisir entre une ligne social-libérale qui divise la gauche à force d’épouser les attentes du MEDEF et une ligne de rupture franche avec la droite et le patronat.
  • Dans les différentes rencontres nationales qui jalonneront la vie du Front de Gauche tout au long de l’année 2013 et lui permettront de se déployer : forums et conventions nationaux , Estivales citoyennes...)
  • Dans la préparation collective des échéances électorales : municipales et européennes notamment dans l’élaboration du contenu des politiques que nous voulons voir mener des communes au niveau européen.

7 - Les élections municipales et européennes


Ces élections municipales et européennes feront l’objet d’un débat spécifique entre nos organisations mais nous en traçons quelques traits.


Il est en effet probable, si rien n’est venu bouleverser la situation, que l’année 2014 pose encore plus l’urgence de rompre avec les politiques d’austérité pour répondre aux exigences populaires.


Cette urgence traversera les municipales. Elles constitueront la première échéance électorale post présidentielle et législatives. Lors de ce scrutin, le Front de Gauche sera à l’offensive et souhaite faire élire un maximum d’élus défendant les positions du Front de gauche. Nous voulons infliger une nouvelle défaite à la droite et faire reculer l’extrême-droite. Nous voulons faire de cette élection et des prochaines municipalités des points d’appui pour refuser la logique d’austérité du gouvernement, l’asphyxie des collectivités. Nous voulons mettre en œuvre des politiques communales pour le développement du service public et de toutes les personnes les plus touchées par la crise, impulser des radicalités concrètes, favoriser un nouveau développement de la démocratie active, mettre en place des politiques écologiques audacieuses dans les villes comme à la campagne.


Les formes concrètes des rassemblements permettant de réaliser ces objectifs sont à définir et préciser. Cette discussion entre les forces du Front de Gauche va s’engager sans tarder. Nous prévoyons également au printemps une réunion sur le contenu programmatique que nous pourrions défendre dans cette campagne.


De même les élections européennes constitueront un rendez-vous essentiel pour le Front de Gauche, à la fois à dimension nationale et européenne.


Ces élections sont les seules qui se tiennent au même moment dans toute l’Europe. Or la mise en œuvre simultanée de l’austérité dans toute l’Union facilite la compréhension de ses enjeux. Nous savons que la réorientation de la politique de l’UE est indissociable du combat que nous menons nationalement pour desserrer l’étau des politiques libérales et se doter de marges de manœuvre permettant une alternative politique. Alors que partout les peuples européens ont été dessaisis du droit de se prononcer sur le TSCG, ce scrutin peut se transformer en un référendum européen contre les politiques austéritaires. Il peut renforcer l’idée qu’une autre Europe est nécessaire.


Le Front de Gauche est pour une grande part l’émanation des forces qui se sont opposées au TCE au Traité de Lisbonne puis au TSCG. Nous dirons qu’il faut plus que jamais sortir des diktats de ces traités. Nous défendrons notamment le contrôle démocratique de la BCE et un profond changement de ses missions au service de l’emploi, de l‘industrie et la transition écologique,, la rupture avec la politique de l’euro fort et une harmonisation fiscale et sociale par le haut. Nos propositions en matière européenne inscrites dans l’Humain d’abord sont plus que jamais d’actualité face à la construction libérale de l’UE. Elles favorisent des nouvelles convergences possibles avec les syndicalistes, militant-e-s des droits civiques, sociaux, et écologiques, du mouvement progressiste européen, militants et responsables d’ EELV et de l’aile gauche du PS. Des alliances sont possibles pour des propositions alternatives à la logique du capitalisme financiarisé et du productivisme en France comme en Europe où nous entendons également renforcer nos liens avec les forces de la gauche antilibérale européenne.

Dans ce scrutin à la proportionnelle, et peut-être sur une seule circonscription nationale ce qui serait souhaitable, le Front de gauche entend s’engager dans ce scrutin avec de grandes ambitions : celle de bousculer le rapport de force à gauche en notre faveur étant essentielle.


Municipales et Européennes peuvent ainsi constituer deux moments importants pour faire évoluer le débat et les rapports de force, la perspective d’une autre issue politique que la politique d’austérité aujourd’hui menée par le gouvernement Ayrault en France tout comme par l’Union européenne.

Conclusion


Face à la crise, une course de vitesse est engagée entre deux types de réponses possibles : l’une démocratique et solidaire et l’autre autoritaire et porteuse de profondes régressions sociales.


Ainsi en France, si au lendemain de sa défaite, l’UMP est entrée dans une crise de succession, la droite n’en reste pas moins à l’offensive sur le plan politique et idéologique.

Le poids du FN, le mandat puis la campagne extrêmement droitière de Nicolas Sarkozy, ont renforcé son extrémisation. La porosité constatée entre son électorat et celui du FN lors des deuxièmes tours des élections législatives opposant la gauche au FN en est un indice inquiétant. Une recomposition globale, est en cours au lendemain de laquelle droite et extrême droite aspirent à prendre le pouvoir pour imposer leurs choix iniques.


Nous avons donc, en tant que Front de gauche, un rôle historique : rassembler pour construire une alternative de gauche rompant avec les logiques libérales et social libérales. Cet objectif est non seulement un enjeu important pour la France mais aussi pour l’Europe. Car nous sommes persuadés que si la rupture intervient en notre faveur dans un pays, elle sera au moins aussi contagieuse que l’austérité que nous subissons tous.


L’histoire nous a montré que les périodes de crise et de récession que nous vivons ont toujours engendré des bouleversements. Quelle sera l’issue de cette crise ? Une régression civilisationnelle ou la révolution citoyenne ?


Face à la haine de l’autre, au repli sur soi, à la vision ethnique des sociétés, l’affrontements entre les peuples, la tentation totalitaire, nous faisons le pari d’une société de répartition et contrôle des richesse, de la justice sociale, de l’égalité des droits, de la démocratie active, de la planification écologique, de la solidarité internationale.


Et nous ne sommes pas seuls. Partout, des points d’appuis existent dans le monde pour dessiner un autre avenir : en Amérique du sud et, plus près de nous, en Europe notamment dans les pays où des rassemblements comme celui du Front de Gauche se multiplient. Nous prenons évidemment toute notre place dans cette chaîne. C’est dire l’importance de notre rôle à l’avenir et donc de nos choix.


Il n’y a aucune fatalité à l’austérité et à la résignation, les peuples peuvent changer leurs destins. Une autre politique est possible et elle peut être majoritaire. Plus que jamais nous nous mettons au service de cette ambition. Place au peuple !


Adopté par la coordination nationale du Front de gauche le 21 janvier, les neuf organisations politiques qui le composent (PCF, Parti de Gauche, Gauche unitaire, FASE, PCOF, République & Socialisme, Convergences & Alternative, Gauche Anticapitaliste, les Alternatifs) et présenté au Conseil National du FDG du 25 janvier où il a fait l’objet d’un accord unanime.

Télécharger ce texte en PDF.

 



Texte sur le fonctionnement du Front de Gauche


LE DÉVELOPPEMENT DU FRONT DE GAUCHE


Le Front de Gauche (FDG) constitue une démarche politique inédite qui associe des organisations politiques et des citoyens, dont de nombreux militants syndicaux et associatifs, dans la construction commune d’une ambition politique qui réponde aux attentes populaires et soit en rupture avec les logiques imposées par les marchés financiers.


Evoquer le développement du Front de Gauche, implique un préambule. La question majeure c’est : comment donne-t-on envie de rejoindre le FDG à tous ceux, issus notamment des classes populaires et de la jeunesse, n’ayant jamais milité ou il y a longtemps, qui ont soutenu notre campagne ?


Cela revient à poser la question de l’utilité du FDG. C’est donc d’abord une réponse politique : la nécessité d’une stratégie claire, d’initiatives concrètes, de bonnes campagnes, du soutien aux mobilisations et, de notre progression dans l’ancrage de nos idées et à travers les élections. C’est cela qui donnera envie de rejoindre notre démarche, de construire le FdG. La manifestation du 30 septembre l’a démontré car sa préparation a sensiblement remobilisé les assemblées citoyennes.


Cela passe par une élaboration commune, une démarche permanente de co-construction où chaque composante peut apporter son apport, son expérience. Pour cela, il faut bien sûr les cadres qui permettent ces actions communes, l’élaboration collective et des instances qui permettent de se coordonner, de prendre des décisions et de les mettre en application. Car si le Front de Gauche n’est pas un parti, ce n’est plus seulement une alliance électorale, il s’agit donc d’un mouvement, d’une force politique qui se veut l’outil d’une dynamique populaire. Cela appelle à des formes d’organisation pérennes, à la fois ouvertes, souples mais également efficaces et capables de répondre aux aspirations à le rejoindre. Pour les besoins de la campagne présidentielle, ces structures permanentes se sont étoffées. Il s’agit déjà de s’accorder sur leur continuité voir leur évolution et de les compléter pour permettre davantage d’implication citoyenne.


Le développement du Front de Gauche jusqu’à maintenant s’est appuyé sur trois exigences qu’il faut poursuivre :

  • A tout moment nous avons forgé ensemble et conforté une orientation stratégique commune décidée et acceptée par toutes les composantes du front de gauche
  • Nos méthodes de fonctionnement ont été souples et non contraignantes pour chaque organisation respectant l’identité et la souveraineté de chacune et recherchant toujours ce qui rassemble le plus largement.
  • Nous avons pris régulièrement des initiatives communes, nationales qui ont donné une visibilité publique au Front de Gauche et une activité commune à nos organisations, nos militant-e-s et à celles et ceux qui voulaient se joindre à nous

Les assemblées citoyennes (AC)


Les assemblées citoyennes sont essentielles car elles ont vocation à représenter des formes du développement et de l’élargissement du FDG, réunissant largement citoyen-ne-s, militant-e-s associatifs, syndicalistes, politiques, membres ou non d’un parti. Ce sont à la fois des lieux de discussion, d’élaboration et d’action. C’est à partir de leur développement que l’on pourra multiplier l’implication citoyenne. Nous voulons donc les développer, partout : dans les localités, les lieux de travail.


Une assemblée citoyenne se crée en associant tous les partis du FdG existants sur une localité ou un lieu de travail. Aucune exclusive vis-à-vis d’une des composantes du FDG n’est légitime de même qu’un seul parti ne peut parler au nom du FDG. Sur le terrain plusieurs formes d’AC existent. Certaines fonctionnent en association parfois avec le dépôt de statut officiel, d’autres non. Nous ne privilégions aucune forme d’AC. Il est surtout besoin de trouver les moyens de l’adhésion du plus grand nombre à ces assemblées et aux activités qu’elles développent, en respectant le principe d’un fonctionnement au consensus entre tous les participants qu’ils soient membres d’une organisation politique du FDG ou non. Ces expériences feront l’objet d’un échange dans le Front de gauche pour en faire le bilan.


Toutes les formes intégrant citoyen-ne-s et militant-e-s non encarté-e-s peuvent être envisagées, notamment dans les équipes d’animation locales du FDG qui préparent les Assemblées citoyennes.


A ce stade le consensus est la seule méthode de décision possible localement comme nationalement. Sachant que le « consensus n’est pas l’unanimité et suppose, pour pouvoir fonctionner au jour le jour, qu’il y ait à la fois une volonté inclusive partagée et une « abstention bienveillante » de ceux qui ne sont pas d’accord, sauf dans les cas décisifs. Les décisions locales sont de toutes façons prises dans le respect des positions nationales du FDG charge aux AC de les impulser et de les adapter localement et de prendre des décisions en ce qui concerne les questions locales.


Il faut également assurer à l’échelon national un meilleur suivi collectif des AC au sein de la coordination des assemblées citoyennes.


Fronts thématiques (FT)

 

Ils sont essentiels car représentent aujourd’hui des formes concrètes très précieuses d’intégration du FDG et sont également des moyens d’élargir le FDG notamment aux militants syndicaux, associatifs, animateurs de mouvements sociaux. Nous voulons donc les développer, nationalement et dans les territoires


Ce sont à la fois des lieux d’élaboration programmatique, d’actions et d’une expression commune du FDG sur nombre de question. Toutes les composantes peuvent participer à un Front thématique. Chacun se créant avec l’accord de toutes les composantes et après discussion de son objet, la coordination nationale ayant pour rôle d’aider à dépasser les contradictions au besoin.


Par contre, il est nécessaire que le travail des FT irrigue davantage le FDG dans son ensemble. S’il n’est pas opportun que chaque décision des FT soit validée par la coordination (sauf problème repéré par la coordination des FT qui dans ce cas appelle la coordination à trancher), il est par contre souhaitable que les propositions des FT nourrissent les discussions du Conseil national, les Assemblées Citoyennes et qu’elles aient le maximum d’écho au-delà des rangs du FDG.


La constitution de FT locaux doit être encouragée là où c’est possible.


Le Front des luttes


Le Front des luttes rassemble l’ensemble des militant-e-s du mouvement social et syndical, dans ou proche du Front de gauche, engagé-e-s dans les mobilisations du monde du travail et/ou en soutien à celles-ci. Il est un cadre d’élaboration et d’intervention du Front de gauche au service des salarié-e-s. Il est animé par une équipe d’animation pluraliste, constituée des représentant-e-s de chacune des composantes du Front de gauche qui le souhaite et de membres non encarté-e-s du conseil national. Il a un rôle consultatif et propositionnel auprès de la coordination nationale qu’il rencontre de manière régulière, il participe à l’animation du conseil national.


Rencontres nationales


Des conventions nationales du Front de gauche sont impératives.

Elles auront à la fois pour but de donner de la visibilité au Front de gauche et à l’implication citoyenne qu’il entend représenter et permettre les échanges entre les acteurs du Front de gauche, membres des AC et de toutes les structures du FDG comme des Fronts thématiques. Chacune aura un objet précis parmi les questions politiques et thématiques qui développent l’activité du Front de Gauche. La première aura lieu cette année au cours du 2ème semestre

D’autre part des réunions nationales pourront être décidées par la coordination nationale sur des thèmes précis et sur un périmètre décidé par elle.

Les estivales, université d’été du Front de Gauche, seront organisées chaque année.


Le Conseil national


L’objectif est de le rendre encore plus légitime, représentatif et utile qu’il ne l’est aujourd’hui. La priorité est qu’il soit le carrefour d’expériences sociales diversifiées, de représentants de combats collectifs, de militants syndicalistes, associatifs, de personnalités intellectuelles, culturelles… Le CN a un rôle d’initiative, consultatif et propositionnel. Ce rôle accru nécessite d’élargir et diversifier le CN. Toutes les forces du FDG doivent y être représentées. Il faut l’élargir de manière évolutive, sans brusquer artificiellement les rythmes de structuration aux animateurs du FDG, animateurs des FT et notamment du Front des luttes, voir des AC et personnalités du mouvement social.


Les associations qui souhaitent adhérer au FDG, dans le respect de leurs statuts, pourront être représentées au CN. Il faut des réunions régulières : deux fois par trimestre. La coordination du Front de Gauche travaillera à une proposition d’élargissement du CN sur le principe de la double parité.


La coordination nationale


Elle doit rester l’instance exécutive et, en dernière instance, décisionnelle. Il faut la rendre plus efficace et permettre que ses décisions soient mieux mises en application.

Elle est constituée des représentant-e-s des composantes politiques du FDG, et Il faudra sans doute réfléchir à sa composition en fonction de l’élargissement récent du FDG.

Dans le souci de refléter la composition du CN entre membres des composantes politiques du FDG et non membres de ces organisations, deux membres du Conseil National non membres d’un des partis seront coopté-e-s à la coordination.


Entre les réunions de la coordination, un secrétariat mettra en œuvre les décisions prises. Il a pour fonction de s’occuper des affaires régulières et est composé d’un membre par composante du FDG. Des commissions ad’ hoc seront également mises en place : ex sur un texte, sur une campagne,... pour préparer les décisions de la coordination

 

Site Internet du FDG


Il faut développer de nouveau le site internet. Le plus simple est de poursuivre place au peuple pour en faire une expression collective du FDG et de coordination entre les AC, FT etc… Un comité de rédaction composé de tous les partis du FDg en lien avec une équipe technique est en charge de la validation du contenu du site du FDG.


Finances


Pour le moment, au delà des budgets que chacun des partis engage déjà, il y a des budgets communs ponctuels. Une clé de répartition pérenne entre les neufs composantes du FDG doit être définie.

Il est important notamment que les décisions budgétaires soient prises et suivies par les dirigeants politiques qui décident des différentes actions.

Cette démarche se concrétisera par un protocole financier entre les composantes du Front de Gauche. Ce protocole contiendra une clef de répartition financière entre les différentes organisations et indiquera une méthode permettant d’envisager les dépenses prévisionnelles que chacun sera amené à engager.


Un calendrier annuel de travail


La visibilité du front de gauche dépend d’initiatives nationales publiques rassemblant toutes les composantes du front de gauche. Depuis les présidentielles, les Estivales puis notre contribution décisive à la manifestation du 30 septembre, ont permis cette visibilité. Il nous faut avoir régulièrement des initiatives nationales. La programmation d’initiatives sur l’année même si une telle programmation peut toujours être revue est nécessaire.

C’est dire combien l’organisation de la campagne nationale « l’alternative à l’austérité, c’est possible ! » est importante pour relancer une nouvelle dynamique du Front de Gauche. Des espaces de « forums » évoqués plus avant dans ce texte peuvent être programmés comme une forme de débat public à l’initiative du Front de Gauche.


La coordination avec les parlementaires FDG


La nécessité de rencontres régulières entre les parlementaires de nos groupes à l’Assemblée Nationale, au Sénat et au Parlement Européen avec les organisations politiques du Front de Gauche est utile; elles seront organisées en tant que de besoins par consensus mutuel.


Gestions des instances


Toutes les « instances » du FDG, à tous les niveaux, doivent être coordonnées et gérées de façon collective. Assemblées citoyennes, coordination du FDG des luttes, des Fronts thématiques et des ateliers législatifs, coordination nationale, Conseil national et coordination du CN, etc… L’ensemble des coordinations des « instances » FDG devra permettre le pluralisme entre les composantes politiques du FDG, chacune d’entre elle devant être paritaire.

 

Des forums politiques co-organisés avec d’autres forces


Si le FDG ambitionne de construire une majorité alternative aux politiques d’austérité, il doit proposer des cadres de débat, rencontre, etc…. Cela pourrait prendre la forme de forums politiques, par exemple, sur la question de la lutte contre l’austérité, pour élaborer des propositions de lois…


Adopté par la coordination du Front de Gauche le 28 janvier

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 23:33

 

 

 


 

 

Ce mardi aura été un raccourci fulgurant des politiques gouvernementales :


- au petit matin évacuation par la force d’opposants à l’aéroport Notre Dame des Landes alors que plus de 500 gendarmes et CRS empêchaient tout déplacement dans le secteur
- à la mi-journée annonce de la miseA en liquidation de la raffinerie de Petroplus alors qu’un repreneur existe


- en début d’après-midi début du débat sur le budget d’austérité 2013.

La troïka européenne continue à se comporter de façon méprisante envers tous les peuples de l’Union. Lundi, Viviane Reding, vice-présidente de la Commission Européenne, non élue, n’a pas hésité à annoncer aux parlementaires français dans une réunion sur le budget français dans le cadre de la procédure du semestre européen : « la commission européenne doit donner son opinion sur les budgets avant les votes des parlements nationaux pour éviter de corriger après ». Voilà où la soumission aux politiques européennes nous amène ! Les députés du Front de Gauche ont à juste titre boycotté cette réunion.

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Après Arcelor-Mittal, PSA, Sanofi et tant d’autres, la liquidation de Petroplus démontre une nouvelle fois que faute d’avoir légiférer contre les licenciements abusifs, le gouvernement est réduit à l’impuissance. Renoncement après renoncement, Hollande déçoit un peu plus tous les jours les différents réseaux et secteurs qui avaient pu voter pour lui : syndicalistes, féministes, militants des droits de l’Homme, militants LGBT, écologistes et tous les secteurs frappés par l’austérité. Sa chute de popularité ainsi que celle de son premier ministre est particulièrement marquée dans les classes populaires.

 

Et lorsque les citoyens résistent, ce gouvernement n’hésite pas à envoyer les forces de l’ordre pour imposer ses choix. La droite profite des couacs gouvernementaux divers pour être à l’offensive dans la défense des intérêts du capital sous toutes ses formes. Dans ce cadre, il faut saluer la décision des députés du Front de Gauche de ne pas voter la partie recettes du budget car les recettes supplémentaires ne serviront qu’à préserver les intérêts financiers. Ils déposeront des amendements pour renforcer la progressivité de l’impôt sur le revenu par la refonte totale du barème et pour durcir la taxation du capital ou l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en rétablissant l’assiette et le taux antérieurs à 2007. Le Front de Gauche continue la lutte contre l’austérité au parlement et dans les mobilisations, c’est ainsi qu’il apparaitra comme une alternative politique crédible.


Le Conseil national de ce week-end a voté le lancement d’une campagne nationale contre ces http://www.lepartidegauche.fr/system/images/inline/131x178xcampagne_adhesions.jpg,q1350560295.pagespeed.ic.lgvlntqke_.jpgpolitiques d’austérité avec l’impression de matériel et l’organisation d’une journée de meetings le 14 novembre (plus de détails à venir). De plus, le 27 octobre, le PG sera dans la rue pour convaincre toutes celles et ceux intéressés par nos propositions de nous rejoindre en adhérant au Parti de Gauche.

 

Martine Billard co présidente du Parti de Gauche

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 22:43

 

 

 

Le premier tour de ces élections législatives révèle une fois de plus la crise profonde de la 5ème République, comme en témoigne le record d’abstention. Le présidentialisme, renforcé par l’inversion du calendrier et l’absence de réelle campagne civique en faveur de l’élection des représentants à l’Assemblée nationale auront achevé de détourner plus de 2 électeurs sur 5 de ce scrutin déterminant.


Le bipartisme sort également renforcé du scrutin, dominé par un vote légitimiste de soutien au Parti socialiste dans le cadre de la majorité présidentielle. Le Parti de Gauche déplore l’absence d’une véritable campagne nationale posant les enjeux de cette élection. Aucun débat de confrontation politique digne de ce nom n’aura en effet été organisé pour permettre aux citoyens de se forger leur opinion de façon libre et éclairée. Bien que quatrième force politique du pays et deuxième force à gauche, le Front de Gauche risque de n’avoir que 10 députés, dont Marc Dolez dans la 17ème circonscription du Nord, dont nous saluons l’élection. A la proportionnelle, avec 6,91%, en progression de 61% par rapport aux scores comparables de 2007, le Front de Gauche aurait 40 députés.


Dans ce cadre, la candidature de Jean-Luc Mélenchon à Hénin Beaumont avait pour objectif de poursuivre la lutte contre les idées du Front National. Nous saluons ce combat courageux car rien ne l’obligeait à prendre ce risque. Mais sa présence dérangeait les combines locales et de la même façon que nous avons été bien seuls pendant la présidentielle à nous battre contre les idées d’extrême-droite. Ainsi, rien ne lui aura été épargné dans cette législative y compris de la part de la direction du Parti Socialiste.


Pour le second tour , le Parti de Gauche appelle à tout faire pour que tous les candidats du Front de Gauche présents au second tour soient élus le 17 juin. Il appelle partout à battre la droite et l’extrême-droite. Compte tenu des positions exprimées dimanche soir par nombre de dirigeants UMP rappelant aux électeurs du FN qu’ils avaient les mêmes valeurs, le Parti de Gauche ne donne pas de consigne de vote en cas de duel UMP-FN.


Le Front de Gauche continue. Les deux campagnes électorales, présidentielle et législatives, ont permis son déploiement dans tout le pays avec de nombreux syndicalistes, militant-e-s associatifs et de jeunes le rejoignant. Il va poursuivre son travail d’enracinement car il est indispensable pour les batailles qui s’annoncent contre les promoteurs des politiques d’austérité dans tous les pays d’Europe.


http://img.over-blog.com/600x419/4/16/32/94/2012/carte-huma.jpg

 

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 17:24

 


La négociation pour trouver un accord sur les circonscriptions dites à “risque FN” a échoué. Nous le regrettons profondément pour avoir été les initiateurs de cette tentative
 
En novembre dernier, le Parti de Gauche a en effet été le premier à proposer cette discussion. Le Parti socialiste l’avait alors refusée au prétexte qu’elle était conditionnée par un engagement à faire partie de la future majorité politique de François Hollande. Nous avons malgré tout ensuite sans cesse renouvelé cette proposition. Nous considérions en effet qu’aucune condition ne se justifiait dans un combat de ce type. Finalement, après que Jean-Luc Mélenchon lui-même a réitéré notre volonté le 24 avril, François Hollande donnait son accord.

 

Nous doutons aujourd’hui que la direction et les négociateurs du PS aient eu réellement la volonté de le concrétiser avec le Front de Gauche et plus particulièrement le PG. Malgré différentes propositions avancées par le Parti de Gauche, le Parti Socialiste trouvait toujours une bonne raison pour refuser. Et ce malgré une dernière tentative commune du FDG ce mardi qui intégrait la répartition de circonscriptions voulues par le PS. De son côté EELV a surtout essayé de compenser les dissidences socialistes contre leurs candidats par des retraits de candidats du Front de Gauche.
 
Nos efforts auront été vains. Manifestement le PS, avec l’appui d’Europe Ecologie-Les Verts, fait passer sa volonté d’être seul majoritaire à l’assemblée nationale avant toute autre considérant. Il se lance du coup dans des comptes d’apothicaire qui empêchent toute négociation sérieuse avec une force qui, faut-il le rappeler, est la 2ème de la gauche à l’issue des Présidentielles et a permis l’élection de François Hollande. La direction socialiste a tort : en juin prochain il faudra avant tout qu’il y ait plus de députés de gauche que de droite à l’assemblée ce qui suppose que tous les électeurs de gauche aient à coeur de se mobiliser au 2ème tour pour le candidat de gauche le mieux placé. Le bouclier anti-droites que nous proposions était une bonne solution pour cela. C’est une occasion ratée.
 
Malgré tout, le Parti de Gauche sait faire prévaloir l’intérêt général dès lors que le risque FN est trop fort. C’est pourquoi nous avons décidé de montrer que le rassemblement à gauche était possible en nous retirant unilatéralement de deux circonscriptions particulièrement critiques : la 1ère de l’Aube et la 7ème de Moselle. Nous faisons ce geste sans aucune contrepartie, comme notre appel à battre Nicolas Sarkozy entre les deux tours. Partout ailleurs, soit dans 103 circonscriptions, nos candidats et candidates partiront de façon autonome sous les couleurs du Front de Gauche.   

 

Eric Coquerel, Secrétaire national du Parti de Gauche en charge des relations unitaires

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 22:05
Circonscriptions à risque FN : mise au point du PG

 

Le Parti de Gauche a proposé depuis des mois que s’engage une négociation entre les différents partis de gauche sur les circonscriptions "à risque FN". Un tel accord n’est évidemment possible que s’il concerne l’ensemble des forces impliquées . Or ce dimanche après-midi a eu une lieu une réunion dont le Parti de Gauche a été exclu malgré nos demandes réitérées d’engager ces discussions de façon transparente et respectueuse de chacun.

 

Le Parti de Gauche indique que tout accord qui l’exclurait n’engagera en rien le Front de Gauche.


Le Parti de Gauche

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 11:43

 

 

Colleurs-24

Depuis dimanche, c’est "l’ardoise magique" : le score du Front de Gauche est régulièrement passé sous silence ou évoqué comme un "échec". Pour étayer cette opinion, les principaux médias comparent le résultat de l’élection à des sondages. C’est le monde à l’envers : les sondeurs cherchent à faire passer leur erreur pour notre échec. Tout est bon pour défendre le système médiatico-sondagier ! Pour notre part, nous ne comparons les résultats qu’aux résultats d’autres élections. Nous refusons de comparer notre score à des sondages que l’on a toujours critiqué et qui se sont trompés sur toute la ligne.

 

Quant aux objectifs non-atteints, la myopie des commentateurs n’a d’égal que leur mauvaise foi. Le Front de Gauche a atteint son premier objectif : réaliser un score à deux chiffres (11,11%).


Par contre, aucun commentateur n’évoque l’échec de Marine Le Pen. Elle n’atteint pourtant aucun de ces objectifs. Il y a un an, elle était donnée en tête au 1er tour avec 24% par un sondage. Et il y a encore quelques jours, elle affirmait elle-même qu’elle serait au second tour et obtiendrait plus de 20% des suffrages. Il n’en est rien. Elle n’a atteint aucun de ces deux objectifs.

L’effacement de cette réalité n’a qu’un but : mettre Le Pen au centre du jeu après l’élection comme avant et faire disparaître du débat la question du partage des richesses.

 

La réalité du résultat : une force politique nouvelle est née

Le Front de gauche effectue une percée. Par rapport aux élections européennes, il gagne 3 millions de voix et réalise près du double de son score. C’est la première fois depuis 1981 qu’un deuxième candidat de gauche dépasse les 10% au premier tour de la présidentielle.

Une force politique nouvelle est née. C’est ce que montre l’analyse des résultats. La dynamique du Front de Gauche est nationale et son score particulièrement homogène sur tout le territoire (aucun département en dessous de 7%, 70 départements au-dessus de 10%).

De plus, le Front de Gauche conquiert un nouvel électorat qui va bien au-delà de celui des forces qui le compose. C’est le cas dans la jeunesse, dans les centres urbains. Il approche ou dépasse les 15% à Toulouse, Grenoble, Lille, Montpellier, Marseille.

Ce nouvel électorat s’ajoute à la forte mobilisation des quartiers populaires et de zones rurales autour du Front de Gauche comme on le voit en Seine-Saint-Denis et en Ariège.

 

Un résultat qui change le paysage politique

Alors que tout le monde attendait une forte abstention, la poussée du Front de Gauche va de pair avec la hausse de la participation.

 

La poussée du Front de gauche permet la hausse du score total de la gauche à un niveau historique depuis 1988. Malgré le soutien du PRG, du MRC et le rassemblement du PS, François Hollande n’obtient que 2 points de plus que Ségolène Royal. Il ne progresse que de 700 000 voix alors que le total gauche progresse de 2,4 millions de voix. Les deux-tiers de la progression de la gauche sont dus au Front de gauche.


Enfin, le Front de Gauche bloque la progression de Le Pen. En 2002, Jean-Marie Le Pen se disait "ni de droite ni de gauche" cherchant à élargir son audience auprès des déçus de la gauche. Aujourd’hui, les bras-droits de Marine Le Pen entonnent en cœur le refrain de la "recomposition à droite".

Ils savent que dimanche 22 avril, les électeurs de gauche se sont dotés de leur propre recours. Il s’appelle le Front de Gauche.

François Delapierre,
directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon

 

À consulter :

Percée du FN et du Front de Gauche (analyse des résultats)

Evolution des scores du Front de Gauche par département (en voix)

Evolution des scores du Front de Gauche par département (en pourcentage)

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 16:07

 

 

 

Paris_32

Les urnes ont démenti la rengaine médiatique selon laquelle cette élection n’aurait pas mobilisé les Français. Avec plus de 80%, la participation atteint un niveau élevé et relativement homogène. C’est donc plutôt le traitement médiatique de la campagne qui a été méprisé par les Français.

 

Sarkozy et Hollande ont monopolisé pendant des mois 75% du temps d’antenne radios et télés. Pourtant ils ne totalisent à eux deux qu’à peine 43 % des inscrits sur les listes électorales. Une large majorité des électeurs n’a donc pas voté pour les deux candidats qui figureront au 2nd tour. Et près de 80% des électeurs n’auront pas voté au 1er tour pour le candidat qui concentrera l’essentiel des pouvoirs quand il sera élu. Un symptôme cuisant du déni démocratique que représente la monarchie présidentielle de la 5ème République.

 

Le recul de Sarkozy

 Nicolas Sarkozy perd 1,8 million d’électeurs par rapport à 2007. L’analyse géographique de ses résultats montre que son électorat le plus fidèle et mobilisé est celui de la grande bourgeoisie. Il n’y perd quasiment aucun suffrage : il réalise par exemple 46,5% à Versailles contre 47% en 2007 et parvient même à améliorer son score dans le 7ème arrondissement de Paris où il se hisse de 56 à 58%, ou encore à Neuilly-sur-Seine où il obtient 72,64%. Les grandes fortunes ont donc fait bloc autour du Président des riches. Son recul est beaucoup plus fort dans la partie plus populaire de l’électorat de droite. Il perd 50 000 voix dans le Pas-de-Calais. Dans les fiefs de piliers de l’UMP, la chute est particulièrement forte : à Saint-Quentin dans l’Aisne chez Xavier Bertrand Sarkozy passe de 31% à 25%. Et à Perpignan en milieu populaire ou à Meaux chez Jean-François Copé, Sarkozy passe de 34% à 27%.

 

Le FN perce à droite

Marine Le Pen gagne 2,6 millions de voix par rapport au score de son père en 2007. Avec plus de 17 %, elle dépasse le score historique du FN en 2002 mais ne parvient pas au niveau cumulé des scores de son père et de Mégret (19%).

70% de sa progression vient du recul de Sarkozy. L’électorat de droite perdu par Sarkozy se retrouve directement chez Marine Le Pen. On assiste donc à une accélération de l’extrême-droitisation de la droite plutôt qu’à une percée populaire de Marine Le Pen chez de nouveaux électeurs. Par exemple à Florange, commune qui vit des hauts fourneaux d’Arcelor Mittal, Sarkozy perd 606 voix et Marine Le Pen en gagne 636, mais Jean-Luc Mélenchon en gagne aussi 654, manifestement arrachées à l’abstention.

 

Les vases communicants à droite entre Le Pen et Sarkozy sont particulièrement marqués dans le Nord et l’Est de la France où le FN réalise ses meilleurs scores. Marine Le Pen a ainsi atteint quasiment le même score que Nicolas Sarkozy dans plusieurs régions :PicardieLorraineNord-Pas-de-Calais, mais aussi Languedoc-Roussillon. Sans les efforts du Front de Gauche pour endiguer la montée du FN, le scénario d’une élimination de Sarkozy par Le Pen n’était donc pas très éloigné. Le FN dépasse en effet les 20% dans 11 régions (une sur deux) et dans 43 départements.

 

La gauche progresse grâce au Front de Gauche

Le total des voix de gauche augmente fortement par rapport à la dernière présidentielle, en passant de 13,3 millions (36,4%) à 15,7 millions (43,7%). C’est le meilleur score global de la gauche à une présidentielle depuis 1988. François Hollande n’est responsable que d’une petite partie de cette dynamique puisqu’il ne gagne que 770 000 voix par rapport à Ségolène Royal. Et encore à Evry chez Manuel Valls le nombre de voix PS stagne et à Lille chez Martine Aubry le PS perd même des voix entre les deux présidentielles. L’essentiel de la dynamique de la gauche vient au contraire de la percée du Front de Gauche qui apporte les deux tiers des voix supplémentaires engrangées par la gauche.

 

Le Front de Gauche : une force solide et homogène

Avec près de 4 millions de voix (11,11%), Jean-Luc Mélenchon gagne 3 millions de voix depuis le lancement du Front de Gauche aux élections européennes de 2009 (6,5%). La force ainsi constituée est d’autant plus solide qu’elle est désormais bien répartie sur le territoire : le Front de Gauche fait plus de 7% dans tous les départements, 10% ou plus dans 70 départements et plus de 13% dans 20 départements.

 

http://www.franceinfo.fr/sites/default/files/imagecache/462_ressource/2012/04/23/595301/images/ressource/Web-carte-vote-Melenchon-01.jpg

 

C’est donc une force politique nouvelle qui s’est affirmée sur l’ensemble du territoire, bien au-delà l’implantation historique des organisations qui la constituent. De grandes villes sans tradition communiste puissante ont ainsi voté à plus de 15 % pour Jean-Luc Mélenchon, comme Grenoble, Toulouse, Lille ou Montpellier. De spectaculaires progressions sont aussi enregistrées là où Jean-Luc Mélenchon a porté des clivages politiques forts.

 

Ainsi en Alsace, le Front de Gauche a été la première force politique à militer pour l’abolition du Concordat et a augmenté son score de plus de 300%. A Marseille aussi, le discours clair et décomplexé de Jean-Luc Mélenchon sur les bienfaits du métissage a rencontré un écho populaire de masse en hissant le Front de Gauche à près de 14% sur la ville et à plus de 20% dans plusieurs arrondissements populaires des quartiers nord. Là aussi c’est la stratégie de combat Front contre Front qui a permis de tenir tête au Front national.

 

Car contrairement aux fantasmes des médias, le score élevé de Marine Le Pen n’a pas fait reculer Jean-Luc Mélenchon. 

Au contraire, là où le FN progresse, le Front de Gauche progresse aussi. En particulier en terres ouvrières qui sont loin d’être acquises à Marine Le Pen. Ainsi à Petit-Couronne en Seine Maritime où la fermeture de la raffinerie Petroplus menace 900 ouvriers et où tous les candidats à la présidentielle se sont rendus : Sarkozy perd 249 voix, Hollande en gagne 114, Le Pen 436 et Mélenchon 693, soit la plus forte progression. Enfin, signe de l’utilité du Front de Gauche pour faire reculer la droite, les deux départements où Sarkozy réalise ses plus mauvais scores – la Seine-Saint-Denis et l’Ariège – sont aussi ceux où le Front de Gauche obtient ses meilleurs résultats, avec prés de 17% et des pics à 25% dans de nombreuses villes populaires.

 

Laurent Maffeïs,
responsable du secteur « études » du Parti de Gauche et du Pôle argumentaire de la campagne

 

À consulter :

Evolution des scores du Front de Gauche par département (en voix)

Evolution des scores du Front de Gauche par département (en pourcentage)

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 23:02

Communiqué de presse du comité creusois du Front de Gauche (PCF-PG)

 

Le Front de Gauche creusois tient à remercier les 10 116 électrices et électeurs qui ont voté pour notre candidat commun Jean-Luc Mélenchon, parmi les 4 millions de citoyen-ne-s qui ont fait le même choix en France. Cela représente 1 600 voix de plus qu'au deuxième tour des régionales de 2010 avec Limousin Terre de Gauche dans notre département.


Avec 13,01 % en Creuse, une force politique unitaire, organisée, militante et rassembleuse a été mise sur les rails pour résister et défendre les besoins de la population creusoise et constituer un débouché politique aux luttes sociales.

Le score élevé de l’extrême droite fait la démonstration que nous avons eu raison de l’attaquer de front en démontant son programme. 


Peu de partis ont eu cette audace entre ceux qui feignaient de l'ignorer et une droite qui l’a ouvertement encouragée par sa politique reprenant les thèmes abjects qui portent atteinte à la fraternité dans notre République.

Notre travail sera de continuer sans relâche, car il n'y a rien à attendre de bien du FN dans la vie de tous les jours.

Dans l'immédiat :

  • nous appelons clairement à l'instar de Jean-Luc Mélenchon à nous retrouver le 06 mai, sans rien demander en échange, sans rien négocier, afin de nous mobiliser pour battre Nicolas Sarkozy dans les urnes. L'objectif immédiat est de briser en France l'axe Sarkozy-Merkel pour libérer l'Europe de l'axe conservateur "austéritaire" qui tente d'écraser les peuples.
  • Nous appelons nos sympathisant-e-s à se joindre aux défilés du premier mai organisé par les syndicats de travailleurs en Creuse. Nous ferons ainsi échec à l’affrontement que Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen entendent mener contre la démocratie sociale avec leur annonce de contre manifestations réactionnaires.
 
  • Nous demandons à celles et ceux qui nous ont fait confiance de continuer à nous aider, en rejoignant les organisations politiques qui composent le Front de Gauche en Creuse.

Un deuxième rendez-vous est engagé avec les élections législatives des 10 et 17 juin 2012. Le rassemblement de la gauche de transformation sociale initiée avec Limousin Terre de Gauche (Front de gauche (PCF-PG), le NPA, 2C2A, Les Alternatifs) alliés à l'ADS continue avec Marie-Hélène Pouget-Chauvat et Aymeric Martin candidat-e-s déterminé-e-s à représenter les creusois à l’assemblée Nationale.

"On ne lâche rien !"

http://www.franceinfo.fr/sites/default/files/imagecache/462_ressource/2012/04/23/595301/images/ressource/Web-carte-vote-Melenchon-01.jpg

 

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