Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Rendez vous

                               

 

Recherche

Adhérer au PG ?

 

 
Nous contacter ?

 
BP 80152 -  23004 GUERET CEDEX



06 17 92 72 64



 

 


tract-campagne-adhesion.jpg

Archives

Tracts du PG

 

http://www.lepartidegauche.fr/system/images/inline/126x175x250xNxABasAusteriteOctobre2012.jpg,Mic.HSEBIr6pxM.jpg.pagespeed.ic.vWOK3CEsVv.jpg

25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 08:43
En espérant dans 2017

Cette fin d’année est à l’image de ce qu’aura été 2016. Autrement dit ce sont plutôt les mauvaises nouvelles qui se sont accumulées ces derniers jours.

En France, François Hollande débarrassé de toute préoccupation électorale, poursuit la politique qui aura été la sienne pendant cinq ans. Prétextant une situation économique incertaine, il s’en prend une fois encore au prix du travail. C’est le SMIC qui en pâtit : il n’augmentera que dans la limite stricte de la formule légale d’indexation soit, cette année, +0,93 %. Deux millions de personnes, des employés et ouvriers, dont 2/3 de femmes, verront ainsi leur salaire horaire augmenter de 10 centimes d’euros (9,76 euros). Même plus le prix d’un carambar… Le SMIC est ainsi porté à 1480 euros brut par mois pour 35 heures travaillées. Et encore pas pour 43 % des smicards qui sont à temps partiel (contre 11,5 % de l’ensemble des salariés). Au cours de son quinquennat Hollande n’aura donc jamais donné de coup de pouce au SMIC. Une autre première antisociale pour un gouvernement de « gauche ». Là encore il aura réussi à faire pire que son prédécesseur : le SMIC aura augmenté de 6 % soit presque deux fois moins que sous Nicolas Sarkozy. Et pourtant, dans le même temps, Hollande aura fait profiter les entreprises d’exonérations de cotisations sociales sur les plus bas salaires : « grâce » à lui, employer un « smicard » ne « coûte » plus que 85 euros de cotisations patronales.  Bref, s’il n’y pas de « coup de pouce » donné au SMIC ce n’est pas qu’il coûterait trop cher aux entreprises comme le serine le Medef. C’est simplement pour le gouvernement une manière d’envoyer un signal par le seul levier légal en sa possession : pas question de répit dans la politique de déflation salariale.

En cette fin de Hollandie, le Capital, lui, continue à bien se porter. Et à coûter cher au pays. Il est toujours pédagogique de comparer les chiffres. Voilà un exemple : pendant que le SMIC aura augmenté de 6% en cinq ans, le gouvernement accordait plus de 50 milliards de cadeaux sans contrepartie aux entreprises (CICE plus allégements de charges) au détriment du revenu des ménages. Un autre, tout aussi vertigineux : alors que le SMIC progressera de 0,93 % le 1er janvier, les entreprises du CAC40 auront versé quelques 47 milliards de dividendes en 2015 soit une augmentation de + 12,4 %. Cela fait de la France la championne d’Europe en la matière. L’année 2016 s’annonce meilleure encore : près de 4,5 milliards de dollars de dividendes ont déjà été reversés aux actionnaires pour le seul premier trimestre. C’est bien simple, pendant que le SMIC progressait de 6 % sous Hollande, les dividendes ont, eux, été multipliés par deux. La récompense d’une économie florissante ? Même pas puisque le chiffre d’affaires des mêmes entreprises du CAC 40 a baissé en 2015. Qu’importe, la rente se paye malgré tout sur la bête. Ce paradoxe dit tout : on juge impossible d’augmenter les revenus du travail en raison d’une économie jugée encore trop fragile, on se permet d’augmenter ceux du capital non investi malgré le risque de récession.

Cela ne pourra pas marcher bien longtemps. La crise des subprimes a rappelé que l’économie boursière finit par être rattrapée par l’économie réelle. Or les mêmes éléments, activés par la politique de l’offre, sont toujours bien en place. L’OIT s’en inquiète d’ailleurs en constatant à la fois l’atonie des salaires dans le monde (+ 0,9 % si on met à part l’exception chinoise avec +6,9 %), la chute maintenue de la part de ces salaires dans le PIB et une augmentation des inégalités puisque 10 % des salaires les plus élevés concentrent une bonne part de ces augmentations. Ces chiffres finissent même par alerter les plus lucides des libéraux. Voilà sans doute pourquoi plusieurs pays ont rétabli ou augmenté le niveau de leur salaire minimum cette année dont l’Allemagne, mais aussi l’Angleterre. Pas la France, dont le candidat de la droite libérale pour les élections présidentielles, François Fillon, propose d’enfoncer plus encore le pays dans la voie du Thatchérisme au moment où les pays qui l’ont vu s’imposer prennent des distances.

Cette semaine aura malheureusement été aussi un condensé de l’année car dans l’actualité cette question sociale a dû laisser place rapidement au terrorisme. L’attentat de Berlin, revendiqué par EI, a rappelé que si l’organisation djihadiste était en passe d’échouer dans son projet géopolitique, à savoir la constitution d’un grand califat politico-religieux effaçant définitivement les frontières héritées des accord Sikès-Picot, elle n’en reste pas moins extrêmement dangereuse. Pour la menace terroriste qu’elle fait planer bien sûr, mais aussi par son objectif essentiel : susciter une fracture dans nos sociétés, une véritable guerre des religions. Les réactions de l’extrême-droite, voire la droite, en Allemagne comme en France après ce nouveau massacre favorisent ce dessein. A une autre échelle, plus inquiétante, Donald Trump reprend le discours sur le choc des civilisations le plus brutal en donnant une seule clef de lecture : la guerre des djihadistes ciblerait le monde chrétien. Du pain béni pour ceux dont les premières victimes ont d’abord été, et restent, il faut le rappeler, d’autres musulmans. Tout indique malheureusement que la présidence Trump mettra en pratique ces déclarations. Plusieurs généraux, classés parmi les « faucons » du Pentagone, émargeant dans son futur cabinet sont là pour le rappeler. En son sein on ne compte plus également certains des éléments les plus conservateurs de la politique américaine de ces dernières années en matière de remise en cause de l’avortement, d’homophobie, de xénophobie et de racisme particulièrement contre les musulmans. Quant au pseudo profil anti-système financier du candidat Trump ,il ferait sourire si l’affaire n’était pas si grave : le monde de la finance et du lobby pétrolier est entré directement à la Maison Blanche. France Inter rappelait que les 17 membres du cabinet Trump cumulent plus de richesses qu’un tiers des habitants des Etats-Unis ou que le PIB des 70 pays les plus pauvres de la planète. On y trouve notamment trois dirigeants de la banque américaine Goldman Sachs et Carl Icahn, investisseur activiste de Wall Street au poste de « conseiller spécial » en charge de la régulation financière ! Quand au lobby pétrolier il est puissamment représenté par Rex Tillerson, PDG du géant pétrolier ExxonMobil, et le climato-septique Scott Pruitt, bras armé des compagnies pétrolières, à la tête de l’Agence américaine pour l’Environnement.  

Il est à craindre que les quelques mesures environnementales prises par Obama depuis huit ans, dont la dernière décision d’interdire tout nouveau forage pétrolier et gazier dans les eaux américaines afin de sanctuariser l’Arctique, ne soient sacrifiées. C’est dire également que la politique des Etats-Unis au Proche-Orient restera plus que jamais reliée aux intérêts de ses compagnies pétrolières.

Devant ces menaces, un tableau dans lequel on aurait tort d’oublier que les autres puissances agissent au Proche-Orient au nom d’intérêts tout aussi pétroliers – prenons par exemple l’alliance de fait entre la Russie et l’Iran – c’est plus que jamais une politique indépendantiste, rompant sur l’alignement sur l’OTAN et les Etats-Unis, qui rendrait une France au service de la paix, utile et de nouveau écoutée. Toute autre orientation ne fera qu’accompagner, voire aggraver, le cours dangereux pris par l’humanité.

C’est à la hauteur de ces enjeux qu’il faut mesurer l’importance de la candidature de Jean-Luc Mélenchon en 2017. L’impressionnant succès de son déplacement en Guadeloupe et à Martinique est de ce point de vue une des bonnes nouvelles de cette fin d’année. La politique de rupture en matière de partage des richesses, de transition énergétique ou d’une autre voie internationale pour la paix, pour ne prendre que les sujets traités ici, qu’il propose au pays est la seule raisonnable. Elle est la seule réaliste, la seule à même d’espérer de 2017 de meilleurs nouvelles qu’en 2016. Voilà les vœux que nous pouvons nous souhaiter pour l’an prochain. 

Eric Coquerel
Co-coordinateur politique

Partager cet article
Repost0
4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 09:02
Les primaires : la loi du mensonge et de la triche

Le thème que je croyais marginal s’est imposé. Je lis dans La Croix un témoignage d’un genre spécial « je n’ai jamais voté à droite, mais j’irai voter à la primaire pour une raison simple : éviter un duel entre nicolas Sarkozy et Marine Le Pen au second tour de la présidentielle. Pour moi ce serait une catastrophe. Or c’est en novembre que cela se joue : j’estime que je dois prendre mes responsabilités. Je voterai Alain Juppé. Bien sur ce ne sera pas un vote d’adhésion mais une manière d’écarter Nicolas Sarkozy ». Ces propos ne sont pas anonymes. Ils sont tenus par Florence Fourt, présentée comme « sympathisante de gauche ».

Le Monde aussi, pour une fois, cite de nombreux noms pour témoigner : Véronique Pors, 58 ans, infirmière, membre de la CFDT, Dominique Delrieu, 52 ans dirigeant d’un cabinet de conseil à Toulouse, Stephan Cenac, un ouvrier toulousain, Claire Perret 43 ans femme au foyer de Rueil Malmaison (Haut de Seine), Françoise Bruna-Rosso consultante à Nanterre, Nicolas Bertemes, ingénieur sans âge et sans ville, « en Mayenne ». Et ainsi de suite. C’est donc du sérieux. D’autant que le journal affirme avoir reçu 700 témoignages valides du même acabit. « L’affaire » occupe une pleine page annoncée à la « une » en bandeau titre sur cinq colonnes.

Dans ces conditions, on doit s’attendre à une reprise moutonnière du thème selon le cycle habituel. Et, bien sûr, ce cycle fonctionnera surtout comme une incitation et même comme une injonction. Comptons sur tous les pédants du beau monde de cette gauche là pour cancaner sur « prendre ses responsabilité », « c’est là que ça se joue » et ainsi de suite. Le sujet permet un bon bourrage de crâne pour pouvoir devenir un bon bourrage d’urne.

Car c’en est un. Un bourrage d’urnes. Ceux qui se préparent à le faire savent qu’ils trichent car ils faussent une élection qui ne leur est pas destinée. En effet pour voter à la primaire de la droite, il faut d’abord signer une déclaration d’appartenance aux « valeurs de la droite et du centre ». Ils savent qu’ils mentent en signant. D’ailleurs dans le papier du Monde, la « femme au foyer » avoue qu’elle va signer anonymement. Françoise Bruna Rosso regrette que son père ne puisse tricher lui aussi car « il habite un village et il ne se voit pas participer au vu et au su de tout le monde ». Si ces déclarations sont consignées par le journal c’est parce qu’elles sont jugées représentatives de ce que l’enquête des deux journalistes, Benoît Floc’h et Manon Rescan, leur a appris sur le sujet. Aucune restriction sur la valeur de leur témoignage n’est signalée.

Il est donc important de voir aussi les autres caractéristiques de ce comportement telles qu’elles sont énoncées par les mêmes enquêteurs. D’entrée de jeu ces gens « de gauche » se disent persuadés que le deuxième tour sera entre droite et extrême droite. Ils en sont certains. Tous. C’est leur caractéristique commune. C’est leur raison d’agir. Comment le savent-ils ? On connaît la réponse : par les sondages. Ceux que les médias commentent en boucle. Voici donc l’ère de la théorie du jeu régnant en politique. Le comportement des acteurs est modifié par la connaissance supposée qu’ils ont du résultat.

Mais c’est la première fois que ce type de harcèlement produit une telle déformation du champ d’action des acteurs. Des gens de gauche vont voter dans une primaire de la droite pour en fausser le résultat car ils pensent en connaître le résultat et les conséquences pour eux le moment venu. Sur le plan de l’analyse politique, tel est l’évènement. Il est énorme. Étrangement, les enquêteurs n’évoquent pas un instant ce que cette situation a de totalement perturbant pour la démocratie. Pire : ils enfoncent le clou du désordre en ne disant même pas une seule fois que toutes ces certitudes sont de purs postulats auto réalisateurs.

Je me rends compte cependant, en écrivant, qu’il faut introduire une nuance. Il n’est pas prouvé que ces « gens de gauche » le soient tant que ça. En effet, l’enquête du « Monde » est toute surfilée de remarques qui montrent qu’un doute existe sur ce point. « Même si ce n’est pas ma tasse de thé, il est d’un centre droit proche de mes valeurs » ajoute Thierry Rognerud, enseignant retraité dans la Somme. La « femme au foyer », Claire Perret déclare : « je me sens de centre gauche, suffisamment proche du centre droit pour ne pas avoir le sentiment de vendre mon âme ». Et la même de faire savoir qu’elle avait voté Taubira en 2002, ce qu’elle juge aujourd’hui avoir été « une incursion idiote ». Mais de là passer à Juppé ! Tout de même ! Juppé, l’homme de novembre-décembre 1995. Condamné à de l’inéligibilité temporaire. Et cela par des gens qui disent voir en Sarkozy un « maffieux » qui « méprise la gauche ». Ils redoutent tant sa victoire qu’ils sont prêts eux-mêmes à mentir et à tricher en faveur d’un personnage lui-même assez mal noté au rayon de la vertu !

Au total, et pour autant qu’on puisse en juger en étudiant le contenu des papiers sur le thème, il s’agit en réalité d’un électorat très désorienté. Celui-ci ne forme plus son jugement sur des comparaisons de programmes ou des attirances de projets. Ils prolongent jusqu’à l’absurde total la logique du « vote utile », cet anéantissement de l’esprit civique. Pourtant, ils se présentent comme essentiellement mus par des considérations morales. Mais ils n’invoquent que des calculs politiciens et prônent des modes d’action immoraux fait de mensonges et de tricheries. C’est évidemment un comportement très socialement typé. Au point que l’article du Monde peut conclure que ce petit jeu, d’abord présenté comme un calcul de circonstances, pourrait devenir un vote final. L’article se conclut sur cette phrase : « À un point tel que certains envisagent même de voter pour lui dès le premier tour de la présidentielle.»

Dans ce cycle, donc, on commence par des sondages, on continue par des calculs d’opportunités et on finit par des votes réels de changement de camp politique. Était-ce si imprévisible ? Non. C’est même la conséquence la plus logique. Au point que l’on peut se demander si tout cela n’est pas mis en scène que pour cela.

Je ne sais pas quelle part de vérité contiennent ces articles de presse selon lesquels ces électeurs de gauche se prépareraient à aller voter dans la primaire de droite. Mais c’est certain : à force de le répéter en boucle d’un média à l’autre, cela banalise et encourage un comportement absolument lamentable en suggérant qu’il serait moral (« je prends mes responsabilité ») et même légitime. Il s’agit pourtant d’une honteuse malhonnêteté.

Les primaires sont sensées définir le candidat d’un parti par ses électeurs. Certes, elles fonctionnent comme un tamis social qui tient à l’écart les milieux populaires. Certes, encore, elles conduisent à une mutilation volontaire spectaculaire quand le candidat qui l’emporte a un programme totalement différent de celui de ses concurrents qui doivent pourtant ensuite le soutenir sans broncher. Certes, enfin, elles obligent moralement aussi les électeurs dont le candidat a été battu à voter pour le vainqueur. Et c’est là l’essentiel de ce système, sa raison d’être. Les battus se retirent de la compétition et joignent leur voix à celle du vainqueur. Sinon pourquoi faire des primaires ?

Dès lors, ces électeurs de gauche qui voteraient dans la primaire de droite disqualifient toute la prétention des primaires à être un mécanisme de régulation entre membres d’une même famille politique. Ils tuent la primaire en violant son principe moral de base : la bonne foi supposée des participants. Une partie du corps électoral vote donc dans une primaire qui n’est pas la sienne, faisant ainsi une décision qu’elle n’assumera pas ensuite dans les urnes. Car les électeurs de gauche qui, paraît-il, iraient voter Juppé à la primaire, pour l’essentiel, n’en déplaise aux espérances du Monde ne voteront pas pour lui ensuite au premier tour. Ils espèrent d’ailleurs ne pas avoir à le faire au deuxième tour non plus. Dans ces conditions le tableau de la fin est archi-nul.

Car on le savait déjà : au deuxième tour de l’élection, on ne choisit plus son candidat et son programme. On vote pour éliminer celui qui vous convient le moins. Mais voici qu’à présent au premier tour non plus on ne choisirait plus, puisqu’on devrait voter pour le candidat qu’ont choisi pour vous vos adversaires…

Cet imbroglio achève de ruiner de l’intérieur la crédibilité d’un système politique déjà tellement décomposé qu’il lui a fallu proposer ces « primaires » pour faire illusion. Mais c’est dire surtout quelle responsabilité morale prennent ceux qui s’apprêteraient ainsi à finir de truquer une élection déjà si lourdement biaisée. Le même raisonnement s’applique à qui voudrait « peser » sur la primaire des socialistes. Quel sens moral donner à un vote dont on n’accepte pas la légitimité s’il ne vous convient pas ? C’est encore une fois la base de la démocratie qui est percutée. Car voter c’est non seulement choisir mais c’est aussi s’engager à respecter le résultat. C’est le principe de départ. Sinon à quoi bon voter ?

lundi 3 octobre 2016

Jean-Luc Melenchon

http://melenchon.fr/

Partager cet article
Repost0
21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 19:09
« Nicolas, le petit gaulois!” Source Dom Tom News

« Nicolas, le petit gaulois!” Source Dom Tom News

Nicolas Sarkozy épouse une nouvelle fois les thèmes du front national, et en rajoute dans des propos identitaires aux connotations racistes.

En affirmant qu’être français c’est aimer la France et avoir des ancêtres gaulois, il rejoue la thématique de l’identité nationale tout en manifestant son inculture crasse.

Contrairement aux Vignettes de Tintin, l’histoire de France ne se limite pas aux gaulois, à une religion ou une couleur de peau.

Être français, en République c’est aussi avoir un projet d’avenir commun partagé avec tous ceux qui viennent s’y établir.

Après Eric Zemmour qui racialise le débat, et Laurent Wauquiez qui veut mettre en œuvre au niveau régional les mesures anti-migrants du Front National, Sarkozy à son tour a franchi le pas.

Le Parti de Gauche condamne rigoureusement ces liaisons dangereuses : cette extrême-droitisation du discours de la droite sert toujours en définitive la progression de l’extrême droite dans le pays.

Elle gangrène aussi le gouvernement, qui de déchéance de nationalité en discours anti-roms porté par Manuel Valls a hélas préparé le terrain à de tels dérapages.

Mercredi 21 Septembre 2016

Benoît Schneckenburger, Secrétaire national du Parti de Gauche

Partager cet article
Repost0
7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 08:45
Crédit photo (Stéphane Burlot)

Crédit photo (Stéphane Burlot)

Après les succès Toulousains, rendez-vous à la Fête de l’Huma !

L’oligarchie l’a choisi comme poulain depuis longtemps. Le bon petit valet du MEDEF quitte donc le gouvernement pour partir en campagne. Et voilà l’énarque plus encore encensé comme « nouveau », « moderne », « innovant » dans tous les médias sans qu’aucune question désobligeante ne lui soit posée.

Moderne, lui, l’ancien rédacteur de la commission « Libération de la croissance » présidée par Attali sous Sarkozy, responsable de l’accélération de l’ubérisation de notre société ? Demandez donc à tous les jeunes s’ils trouvent cela si innovant de se retrouver condamnés à devoir se créer un statut d’autoentrepreneur pour faire un petit boulot et subir ainsi une précarité pire qu’à MacDo et digne du 19e siècle ! L’ex dirigeant de la banque Rothschild, qui a ensuite atterri au cabinet de Hollande puis au gouvernement est effectivement un très bon élève du système. Il l’a promis, sa mission est de faire émerger le nouveau CAC40 de dans dix ans, celui des professionnels de l’évasion fiscale, du modèle des travailleurs sans droits pour accélérer la casse des acquis du Conseil National de la Résistance.

Les enjeux écologiques, il est prêt à les affronter : comprenez, les faire totalement oublier sur l’autel des profits pour les siens. Il n’hésite pas à développer les bus là où la lutte contre la pollution atmosphérique aurait exigé le soutien au fret ferroviaire et à son redéveloppement sur l’ensemble du territoire. Il incarne la vielle défense du nucléaire et des gaz et huiles de schiste là où le réchauffement climatique et la préservation de notre écosystème nécessiteraient d’engager une sobriété énergétique et une transition en faveur des énergies renouvelables.

Il incarne l’hégémonie idéologique du capitalisme au cœur même de la famille dite de façon totalement abusive « socialiste ». Evidemment, les candidat-e-s aux « primaires » lui tombent tous dessus, mais ses lois responsables de la déréglementation des professions et du temps de travail ont été toutes adoptées au parlement et défendues par Hollande comme par le groupe socialiste. Et voilà que la droite serait même ravie de le voir intégrer ses propres primaires !

Le jeune millionnaire est bien un pur produit de la 5ème République un habitué de l’Elysée sous Sarkozy puis sous Hollande, un pantouflard basculant de la finance au ministère de la finance, qui ne quitte ce dernier que pour mieux servir la première, comme précédemment.
Il révèle la plus grande confusion du vieux petit monde politique.

Tous ces candidats et leurs programmes sont bien interchangeables, de LR au PS.

Aucun d’entre eux ne réglera la crise des paysans pris à la gorge par les grands groupes comme Lactalis car ils ne défendront jamais la désobéissance européenne pour l’instauration d’un prix minimum supérieur aux coûts de production et le retour à des quotas laitiers.

Aucun d’entre eux n’améliorera les conditions de la rentrée scolaire car ils sont responsables en deux quinquennats de la fermeture d’une école par jour, des contre réformes relatives aux rythmes scolaires, au collège et celle à venir sur le lycée.

Aucun d’entre eux ne protestera contre le licenciement inacceptable d’un syndicaliste d’Air France que l’inspection du travail avait pourtant déclaré non coupable dans l’affaire dite de la « chemise arrachée » tellement ils soutiennent et participent à la criminalisation de la contestation sociale.

Aucun d’entre eux n’empêchera vraiment la poursuite des négociations sur le grand marché transatlantique par la commission européenne puisque tous ont soutenu les traités qui imposent cette perte de la souveraineté nationale.

Aucun d’entre eux ne fera pression sur la Turquie d’Erdogan pour qu’elle cesse sa guerre aux kurdes car cela exigerait également de sortir de l’Otan et de restaurer l’indépendance de la France. Tout comme aucun d’entre eux ne condamne le coup d’état au Brésil d’une poignée de parlementaires corrompus à la solde des Etats Unis. La liste pourrait se poursuivre à l’infini !

Un seul candidat incarne la rupture avec la 5ème République, la logique oligarchique du système, déterminé à faire sauter le verrou des traités européens pour restaurer la souveraineté populaire de la France. Il était à Toulouse dimanche dernier, fustigeant la bande d’hypocrites qui nous gouvernent ou aspirent à revenir nous gouverner, nous motivant à construire ensemble un nouvel horizon !

Quel beau week-end Toulousain qui peut nous rendre fier-e-s ! Rassemblant au moins 900 adhérents et sympathisants, notre Remue Méninges nous a permis de nous former et d’approfondir nombre de thématiques internationales, écologiques, sociales et citoyennes essentielles pour nous engager dans cette année militante déterminante pour 2017. Parti de la révolution citoyenne, nous avons de nouveau innové dans nos pratiques en nous appropriant les méthodes de l’éducation populaire par le biais de trois nouvelles conférences gesticulées qui sont à votre disposition pour des représentations dans vos départements.

Le pique-nique de la France insoumise du dimanche a permis également aux 2500 citoyen-ne-s participants de se retrouver dans des ateliers pour se préparer à poursuivre les campagnes d’accès aux droits menées tout l’été par les caravanes dans les quartiers populaires, et de collecte des parrainages pour la candidature de Jean Luc Mélenchon, aux travaux de co-élaboration du programme ou encore au développement des groupes d’appui.

Bref, pendant que les autres forces vont s’adonner au spectacle des divisions rabougries et stériles liées aux primaires, nous sommes bien prêts pour cette rentrée politique ! Prêts à mettre toute notre énergie dans les luttes qui s’annoncent et au service du mouvement en construction de la France insoumise. Rendez-vous à notre stand de la Fête de l’Humanité : « Pour un nouvel horizon, insoumission ! »

Dimanche 4 Septembre 2016

Danielle Simonnet
Co-coordinatrice politique du Parti de Gauche

 

Partager cet article
Repost0
31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 08:39
Un candidat de la finance de plus?

Le petit commis des banquiers démissionne donc du gouvernement.

Ce n’est en rien un désaccord politique : Emmanuel Macron n’était pas à l’origine de l’évolution toujours plus libérale du gouvernement PS, il en était juste le parfait symptôme.

Il s’agit plutôt d’une preuve supplémentaire de la perversion de la 5ème République:

Faut-il que notre démocratie soit malade pour qu’un Macron s’imagine président de la République et que le système nous le présente comme le symbole de la nouveauté !

A moins que la finance ne voie en lui une roue de secours supplémentaire en vue de 2017.

Entre l’organisation de primaires et les candidatures du type Macron, c’est en tous cas une nouvelle société du spectacle qui est en marche.

Elle n’a pour but que de dissimuler, protéger et perpétuer la domination de l’oligarchie financière.

Plus que jamais le PG appelle à s’y insoumettre avec la candidature de Jean-Luc Mélenchon.

 

Mardi 30 Août 2016

Eric Coquerel Co-coordinateur politique du Parti de Gauche

 

Partager cet article
Repost0
27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 19:58
Le temps des champignons

Fruits pressés d’un été poisseux, les candidatures à la présidentielle poussent comme des champignons alors que l’automne n’est pas encore arrivé.

Le parterre dépasse la douzaine à droite et la demi-douzaine au PS.

Trois anciens ministres de Hollande (Montebourg, Hamon et Duflot) sont ressortis de la terre où ils s’étaient enfouis après avoir servi le gouvernement du Pacte patronal de responsabilité et du traité budgétaire européen.

Quant aux candidats de droite, ils prospèrent sur le vieux fumier des guerres de religion.

Tous ces champignons d’été vont essayer de grossir sous le soleil des sondages et des médias jusqu’à l’heure du grand ramassage des primaires.

La masse des Français ne goute pas ces fleurs artificielles dont le terreau des combines de partis est largement coupé de la réalité sociale. Remise au centre depuis mars par le mouvement contre la loi Travail, la question sociale a de nouveau été éclipsée pendant l’été par l’ethnicisme le plus bestial.

Les fléaux qui s’abattent sur les travailleurs n’ont pourtant cessé de s’aggraver. Avec la loi El Khomri, le travail, même le plus pénible, sera encore moins payé. Et les licenciements boursiers sont relancés par les oligarques en toute impunité, à l’image de Patrick Drahi à SFR : 5 000 emplois supprimés après avoir engrangé 0,7 milliards de bénéfices. Le chômage et la précarité rongent ainsi les revenus populaires, faisant plonger la consommation, et avec elle toute l’activité du pays.

C’est aux côtés de ce peuple malmené que le mouvement de la France insoumise a passé l’été. Loin des grandes plages fréquentées en coups de vent par les partis du système, les caravanes insoumises ont sillonné 51 quartiers populaires au nom de l’accès aux droits sociaux et civiques. De Nanterre, Grigny, Vitry, Le Havre, Tourcoing, Roubaix, Amiens, Thionville, Saint Etienne ou Vaulx en Velin jusqu’aux quartiers nord de Marseille, c’est le peuple lui-même qui a porté et démultiplié ces caravanes.

Endurcis par la rude histoire sociale des années Sarkozy et Hollande, les insoumis sont d’un bois qui ne se laisse pas impressionner par les champignons du système.

Au cri de « je vote, ils dégagent », ils ont la force d’une colère enracinée dans le quotidien.

Comme leur candidat Jean-Luc Mélenchon, leur cohérence vient de loin. Que d’anciens ministres de Hollande se retournent désormais contre lui ne fait qu’élargir l’espace public de l’insoumission.

Le temps des champignons passé, la forêt invisible des insoumis ne pourra qu’en sortir renforcée en nombre et en conscience.

Laurent MAFFEIS

Aout 2016

 

 

 

Partager cet article
Repost0
10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 11:20
Le monde change de peau

Loin de toute pause estivale, ce mois de juillet aura été un condensé de la période.

Il aura, comme les trois mois précédents, été celui de la mobilisation sociale contre la loi El Khomri. Une loi contre laquelle les syndicats ne désarment pas, puisqu’ils appellent à une prochaine journée d’action le 15 septembre pour dire non à son application.

Il aura confirmé à quel point un gouvernement peut s’en prendre aux libertés les plus élémentaires pour imposer une loi illégitime : manifestations transformées en « militant zone », utilisation disproportionnée de la répression policière, généralisation de gardes à vue de syndicalistes et militant-e-s pourchassé-e-s ensuite par un parquet vengeur. Répressive dans la rue, cette politique austéritaire - un néologisme qui n’aura jamais autant mérité son nom - a aussi imposé par deux fois en quinze jours le 49al3 à l’Assemblée nationale, faute de majorité pour adopter la loi.

Il aura été la démonstration de l’hypocrisie de la COP21. Sa déclaration finale n’engage en rien les Etats signataires de ce sommet pour le climat et l’environnement. A commencer par le pays hôte. Notre-Dame-des-Landes en est la preuve et le symbole. Ce gouvernement aura finalement trouvé une qualité à ces départements dont par ailleurs il dénie le rôle : celle de donner le résultat attendu au référendum sur le projet d’aéroport. Il n’est cependant pas parvenu à affaiblir ses opposant-e-s. Ces derniers ont organisé les 9 et 10 juillet leur plus belle mobilisation depuis le début du mouvement. De l’autre côté de la France, le 21 juillet, le Premier ministre a inauguré le chantier de reconnaissance d’un autre projet inutile et nuisible pour l’environnement, celui du tunnel du Lyon-Turin, malgré, là aussi, une mobilisation citoyenne grandissante. Mobilisation à laquelle, comme pour la loi El Khomri, le gouvernement n’a jamais hésité à opposer une force toujours plus liberticide. Il aura même tristement innové à Bure (55), en déléguant à une milice privée le soin de réprimer les opposant-e-s au Centre industriel de stockage géologique (Cigéo), voté en catimini dans la nuit du lundi 11 juillet. Il est vrai que le lobby nucléaire peut se croire tout permis depuis que les promesses de fermeture de centrales ont été revues encore à la baisse : de 24, comme le prévoyait le programme de François Hollande, à « 2 à 6 réacteurs » à l’horizon 2025, si l’on en croit les propos de Ségolène Royal en juillet. Sans d’ailleurs qu’un seul arrêt volontaire ait eu lieu pendant le quinquennat de François Hollande, puisqu’au final, si le réacteur numéro 2 de Fessenheim (Haut-Rhin) est pour le moment hors d’usage, c’est en raison d’une irrégularité de fabrication dans le générateur de vapeur de la centrale nucléaire.

Ce mois de juillet aura aussi confirmé que l’Union Européenne n’a rien à voir avec un espace de coopération entre les peuples, mais tout d’un « machin » au service de la finance et de l’ordolibéralisme de la puissance capitaliste dominante : l’Allemagne de Mme Merkel. Un an après le diktat imposé par la Troïka à la Grèce, deux semaines après le Brexit, les eurobéats auront ainsi pu constater que Bruxelles n’a rien retenu du cri des peuples : le 12 juillet, le processus pour des sanctions à l’encontre de l’Espagne et du Portugal était adopté par le conseil des ministres de la zone Euro, sur exigences maintes fois répétées de M. Schaüble. On reprend donc les mêmes qu’en juillet 2015, lorsque, déjà, le sinistre ministre allemand menaçait la Grèce de Grexit. Les dirigeants français ? Eux aussi jouent le même rôle : le commissaire européen, Pierre Moscovici et le ministre des finances, Michel Sapin, ont tenté de rassurer Madrid et Lisbonne en promettant qu’il n’y aurait pas de pénalité effective. Que coûte leur parole, puisque c’est en définitive Mme Merkel et M. Juncker qui décideront ? Or pour ces derniers, l’adhésion des peuples au projet européen vaut moins que le respect du carcan budgétaire. Ce 23 juillet, Jyrki Katainen, le vice-président de la Commission européenne a donc fait savoir que les menaces vis-à-vis de l’Espagne et du Portugal pour dérapages budgétaires n’avaient pas été faites en l’air. Dans une lettre adressée au président du parlement européen, Martin Schulz, il explique que la Commission européenne va faire une proposition de suspension de fonds structurels pour les deux « mauvais élèves ». A cette suspension des fonds s’ajoutera une amende, dont le montant pourrait être de 0,2% du produit intérieur brut. La double peine, en quelque sorte, à l’encontre d’économies déjà exsangues. Un message également envoyé aux autres économies dont les budgets dépassent les déficits admis, dont l’Italie, la Belgique et la France - cette dernière ayant pourtant essayé de gagner la mansuétude de Berlin en s’imposant ces saignées structurelles exigées que sont les lois Macron et El Khomri. Avec l’UE, le pire est décidément toujours sûr.

Le mois de juillet aura également été celui du terrorisme de masse avec l’abominable attentat de Nice. Son ampleur, sa brutalité auront largement effacé les autres événements. Rarement une question aura succédé à une autre aussi rapidement. Il était justement nécessaire de les rappeler. Chacun d’entre eux (auxquels il conviendrait d’ajouter les événements en Turquie), chassant l’autre, on risquerait en effet de rajouter à leur dureté spécifique, le risque de n’y comprendre plus rien, et du coup de renforcer le sentiment d’impuissance pour les résoudre. Ils ont pourtant en commun d’illustrer les dangers que la crise structurelle du capitalisme fait courir à la civilisation. Les inégalités sociales, un productivisme aveugle, les dérives autoritaires, une mise en concurrence des peuples entre eux et un dumping institutionnalisé sur fond d’austérité dans l’Union européenne, le terrorisme et la guerre, enfin, toujours plus proche : ce mois de juillet n’aura laissé aucun répit.

Les réponses apportées par les libéraux, quelle que soit leur « obédience », sont celles d’une fuite en avant. Passage en force pour imposer des législations antisociales ou de grands projets nuisibles, propagande lénifiante et hors sol pour forcer les peuples à avaler le brouet toujours plus infâme de l’Union européenne : ils ne diffèrent en rien, si ce n’est parfois dans la glose qui accompagne les politiques identiques qu’ils mettent en œuvre. Quant aux mesures prises pour faire face au terrorisme djihadiste, elles sont au mieux inefficaces, au pire dangereuses pour nos libertés. Il s’agit au final d’un point donné à ceux qui espèrent que, pour leur faire face, nos démocraties renieront leurs principes. Après Nice, l’illusion sécuritaire et le marketing politicien en vue de 2017 se sont ainsi donnés rendez-vous au PS comme chez les Républicains, pour rendre permanent l’état d’urgence et prolonger une opération Sentinelle aussi inutile que couteuse en matériel et en hommes.

L’unique dessein de ces politiques de gribouille est de gagner du temps pour sauver le système. Ce sont elles qui, depuis des années, lézardent notre République et alimentent le terreau identitaire, que ce soit celui du FN ou de l’intégrisme religieux.

Car c’est bien le système qui vacille en menaçant de nous emporter. Le système néolibéral, celui d’un capitalisme absolutiste qu’un historien, au début de son essor dans les années 80, imaginait comme la fin de l’histoire, accélère au contraire celle-ci. Son moteur est celui de la concurrence effrénée, économique comme géopolitique, de la souveraineté des marchés sur les peuples, du profit comme seule valeur désormais de référence dans un monde globalisé qui rend, du coup, toujours plus dangereux ses moindres soubresauts. Ce 3ème âge du capitalisme mondialisé n’est pas la seule cause des conflits dans le monde, mais il les exacerbe et les rend toujours plus incontrôlables. En imposant son court-termisme au service des profits, de la possession des matières premières et d’espaces économiques à conquérir, il se fait aussi dangereux pour la paix que pour la préservation de l’environnement.

Oui, juillet nous aura confirmé que le monde change de peau. « Sera-t-il laid ou bien beau ?», s’interroge une chanson prémonitoire. Les peuples peuvent encore en décider. Pour peu qu’on en éclaire le sens sans pour autant négliger d’en soigner les effets concrets et immédiats. Prenons la question du terrorisme : pour s’en prendre aux causes, la France doit revenir à une vision indépendantiste en matière de politique étrangère, rompant ainsi avec le suivisme des USA et de l’OTAN de Sarkozy et Hollande. Elle doit la mettre au service d’une résolution des conflits au Proche-Orient sous l’égide du droit international et en impliquant tous les acteurs concernés de la région. Mais cette nécessité prendra du temps. Elle ne peut donc être entendue que si, dans le même temps, nous proposons un plan de réorganisation et de réengagement financier de l’Etat, en matière de renseignement et de justice anti-terrorisme par exemple. Sur une autre question, celle de l’Europe libérale, une construction s’appuyant sur la coopération entre les Etats sur la seule base d’un progrès pour tous, ne vaut que si l’on donne les moyens de rompre avec les actuels traités. D’où notre proposition de plan A/plan B.

Ce mois de juillet aura aussi rappelé que les candidat-e-s aux prochaines échéances électorales de 2017 ne pourront occulter aucune de ces questions. Pour battre les partisans du système, il sera essentiel d’éclaire la situation en donnant des clefs pour comprendre la mue en cours, un programme pour en soigner le plus vite les effets néfastes, et un dessein pour montrer quelle autre voie ce monde pourrait prendre. C’est pourquoi, dès la rentrée, notre engagement au service la candidature écosocialiste de Jean-Luc Mélenchon prendra une importance encore accrue. Les échéances de 2017 dans les deux principaux pays européens - la France, puis l’Allemagne - constitueront en effet un tournant à ne pas rater pour toutes celles et tous ceux qui ne désespèrent pas de voir le monde plus beau qu’il ne l’est et, surtout, qu’il ne menace de l’être.

Eric Coquerel
Co-coordinateur politique du Parti de Gauche

Partager cet article
Repost0
24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 10:10
Abrogation de la Loi Travail !

Au lendemain du vote de prolongation de l’état d’urgence, le gouvernement a pour la troisième fois bâillonné le parlement en imposant la Loi Travail à coup de 49-3.

58 parlementaires ont préféré signer une tribune que de déposer une motion de censure.


Face à cette dérive autoritaire et libérale du gouvernement, il est plus que nécessaire d’appuyer le candidat soutenu par le Parti de Gauche.

Jean-Luc Mélenchon est en effet le seul qui s’est engagé à abroger la Loi Travail une fois élu.

Le seul également à vouloir convoquer une Constituante pour en finir avec cette monarchie présidentielle au service du Medef et à la botte de Bruxelles.

L’urgence est en effet de changer celui qui est à la tête de l’Etat !

Dès la prochaine journée d’action du 15 septembre, soyons nombreux, à nous insoumettre dans la rue à cette loi illégitime. Elle ne doit pas être appliquée.

 

Partager cet article
Repost0
21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 23:28
L’état d’urgence: Un marketing politicien dangereux et inefficace

Le prolongement de 6 mois de l’état d’urgence a été adopté cette nuit.

François Hollande a cédé une fois encore à la droite la plus démagogique.


Le massacre de Nice a eu lieu pendant l’état d’urgence.

Il n’est donc pas question ici de sécurité mais de marketing politicien avec 2017 pour toile de fond. Il y a donc fort à craindre qu’il soit ainsi renouvelé jusqu’à la présidentielle.

Prolonger ainsi l’état d’urgence, c’est affirmer faussement que l’Etat de droit n’a pas les moyens de se défendre contre cette menace, en instaurant un état d’exception permanent. C’est donner un satisfecit aux Djihadistes dans leur guerre contre nos principes républicains.

Le Parti de Gauche rappelle que pour combattre Daesh, il faut rompre pour de bon avec les politiques menées par Nicolas Sarkozy puis poursuivies par François Hollande.

Cela consiste en priorité par renouer au Proche et Moyen-Orient avec une politique étrangère indépendantiste s’appuyant sur le droit international. Cela nécessite d’attaquer Daesh économiquement et de faire pression sur les Etats et entreprises qui le financent directement ou indirectement. Les députés feraient mieux d’ouvrir une enquête parlementaire après les révélations du Monde sur Lafarge !

Sur le plan intérieur, Il faut commencer par réorganiser et donner tous les moyens humains et matériels aux services de renseignement intérieurs et extérieurs ainsi qu’à la justice antiterroriste et à la police.

Plus généralement il faut rompre avec les politiques d’austérité qui ont lézardé depuis des années notre République, alimentant aussi le terreau identitaire, celui du FN comme celui de l’intégrisme religieux.

Mercredi 20 Juillet 2016

Eric Coquerel, Coordination politique du Parti de Gauche

Partager cet article
Repost0
18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 12:07
Solidaires, conscients et déterminés contre le terrorisme

Huit mois après Paris, un nouvel attentat massif a touché la France, dans la ville de Nice.

Avec plus de 80 morts et de très nombreux blessés, le bilan humain est tragique. Ce crime nous horrifie. Nous exprimons toute notre solidarité avec les victimes et leurs familles.

En choisissant de tuer lors des fêtes du 14 juillet, ces terroristes nous signifient qu’ils attaquent aussi des principes qu’ils haïssent.

Ceux, universels, de notre révolution et de notre république : liberté, égalité, fraternité.

Ce sont eux qu’il faut brandir et conforter dans ces moments terribles.

Refusons toute stigmatisation et division : ces terroristes ne font pas le tri dans leurs victimes. Rappelons même que les premières d’entre elles sont musulmanes ou supposées telles. Les terrifiants attentats de Bagdad, Damas, Tripoli, au Liban, au Pakistan, en Afghanistan en témoignent.

L’état d’urgence, en place au moment de cet attentat, a témoigné de son inefficacité pour assurer la sécurité de nos concitoyens.

De même l’opération Sentinelle épuise nos militaires sans qu’elle ne permette de déjouer les plans de ces lâches criminels. Il est temps de prendre des mesures concrètes.

Le Parti de Gauche propose plusieurs pistes

Comme le préconise la commission d’enquête parlementaire, le renseignement humain intérieur et extérieur doit être renforcé. Cela nécessite d’accorder davantage de moyens humains et matériels y compris pour la police nationale et les services de l’Etat en général. Tout cela est évidemment contraire avec les politiques d’austérité budgétaires.

Daesh doit être frappé économiquement.

Les financiers, y compris des entreprises françaises, du terrorisme doivent être punis, leurs biens et les avoirs saisis.

Une pression diplomatique drastique doit être exercée contre les inspirateurs wahhabites des terroristes, l’Arabie Saoudite et le Qatar en tête.

Il faut également imposer au président Erdogan de mettre un terme définitif aux relations secrètes qu’il a trop longtemps maintenu avec Daesh.

Il faut rompre définitivement avec la politique étrangère menée dans cette région du monde par Nicolas Sarkozy puis François Hollande.

En disloquant les Etats, elle a contribué au développement de foyers à partir desquels les organisations terroristes préparent leurs actions.

Il est urgent pour la France de prendre ses distances géopolitiques avec les Etats-Unis et l’OTAN.

Elle doit au contraire aider militairement et collaborer, y compris en matière de renseignement, avec l’ensemble des pays et forces qui se battent aujourd’hui contre Daesh sur le terrain dans le cadre d’une coalition internationale sous égide de l’ONU. Car c’est dans cette région du monde, et dans le respect du droit international, que doit être éliminée la menace de Daesh.

Vendredi 15 Juillet 2016

Danielle Simonnet et Eric Coquerel, coordinateurs politiques du PG et Djordje Kuzmanovic, SN aux relations internationales

 

Partager cet article
Repost0