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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 21:51

 

 

Résolution concernant les échéances de 2012

 

 

adopté à l'unanimité moins 3 abstentions 

Une révolution citoyenne vient de commencer en Tunisie. Après l’Amérique Latine, la révolution citoyenne vient donc de fleurir sur les bords de la Méditerranée. En quelques jours le peuple en mouvement a contraint 

la fuite un président en place depuis 23 ans. Membre de l’Internationale socialiste, Ben Ali était régulièrement félicité pour sa politique économique par le FMI. Ben Ali ne rechignait en effet jamais à imposer à son peuple de nouveaux sacrifices. Pour imposer un partage inégal des richesses qui condamnait le plus grand nombre à la misère, il s’est livré à des violations de plus en plus graves de la démocratie. Son départ est une grande nouvelle !

 

 

Le Parti de Gauche se reconnaît pleinement dans la lutte du peuple pour une Tunisie libre et laïque. Il y retrouve son propre combat contre l’oligarchie au pouvoir en France. Celle-ci n’a d’ailleurs pas manqué de soutenir Ben Ali jusqu’à ce que sa chute apparaisse inéluctable. Cette solidarité des puissants doit nous servir de leçon.

        

Dans les formes singulières qui distinguent chacun de nos pays, nous affrontons les mêmes logiques et les mêmes intérêts. Nous combattons la même « grande régression ».L'année 2010 a été marquée en France par l'ampleur du conflit social contre le projet de loi sur les retraites. Le gouvernement a certes réussi à imposer sa réforme mais il a en fait perdu la bataille idéologique. La mobilisation a aussi exprimé la nécessité d'un autre partage des richesses, comme l'atteste l'adhésion à la proposition d'un revenu maximum, Elle a aussi été caractérisée par un rejet global des politiques néolibérales mises en oeuvre par Sarkozy au profit d'un groupe réduit de profiteurs et d'accapareurs mêlant les plus grandes fortunes de France et une fraction de la classe politique.

 

 Christian Jacob, nouveau président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale, voulant démontrer qu'il marchait dans les pas de son prédécesseur Jean-François Copé, a lui choisi de s'en prendre aux fonctionnaires. Après ladiminution massive de leurs effectifs, la droite veut maintenant remettre en cause leur statut. Ces attaques s'inscrivent dans un climat alourdi par les dérives autoritaires marquées par les lois anti immigration comme la loi Besson ou la 11ème loi sécuritaire LOPPSI2, porteuse d'un projet de société sécuritaire et liberticide.

 

Rien ne serait plus dangereux que de faire croire qu'il suffit d'attendre les échéances de 2012 pour changer radicalement de politique. D'ailleurs la droite le dit avec cynisme :

 

C’est pourquoi nous nous réjouissons de la décision du Conseil national du PCF de soutenir des candidates et candidats du Front de Gauche lors des élections présidentielle et législative de 2012, comme nous le ferons dans les départements pour les cantonales. Les choix de programme, de stratégie, de candidat doivent être faits dès que possible, dans le respect de la diversité des formations qui composent le Front de Gauche. Notre rassemblement est un collectif. A chaque élection, dans chacune des circonscriptions, il ne peut s’opérer autour d’une seule personne pas plus qu’autour d’un seul parti.

   

Nous comprenons que nos choix collectifs doivent également respecter les statuts propres à chacune de nos formations

 

C’est dans le cadre de ses statuts que le PCF demande aux autres partis du Front de Gauche de faire connaître leurs candidats à l’investiture du Front de Gauche pour l’élection présidentielle afin de les soumettre au libre débat des communistes.

 

C’est ce que nous faisons aujourd’hui en soutenant la proposition de la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour l’élection présidentielle. La révolution citoyenne que nous appelons de nos voeux nécessite une Constituante. Partisans d'un nouveau partage des richesses et d'une planification écologique, cela suppose la sortie du Traité de Lisbonne. La paix exige, pour notre pays, la sortie de l'OTAN et le retrait des troupes en Afghanistan.

 

Après avoir examiné avec soin les autres candidatures qui se sont déjà déclarées, nous pensons en effet qu’elle est celle qui exprime le mieux la dimension de rassemblement qui constitue la singularité du Front de Gauche. Cela d’autant plus que les élections législatives devraient voir désignée une majorité de candidats issus du PCF, qui par son nombre de sortants et son ancrage sur le territoire, jouera un rôle clé dans cette élection qui constitue le rendez-vous démocratique essentiel à nos yeux, nous qui militons pour une Sixième République parlementaire par la convocation d'une Assemblée constituante.

 

Les adhérentes et les adhérents du Parti de Gauche seront consulté-e-s sur la candidature à la présidentielle dans le cadre du Front de Gauche. La date de cette consultation sera arrêtée lors du prochain Conseil national prévu les 9 et 10 avril.

 

Le Conseil national du PG s’adresse donc aujourd'hui à tous les concitoyens qui partagent notre projet et notre démarche pour qu’ils la renforcent dès maintenant. Une nouvelle fois, unis, nous pouvons ensemble écrire une des grandes pages de notre histoire. Comme nos frères et soeurs tunisiens viennent de nous le montrer, ayons les plus grandes ambitions. Si notre peuple le veut : tout est possible !

 

 

Vive la révolution citoyenne !

Paris, le 22 janvier 2011

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

   

  

  

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 18:31

Le comité creusois du Parti de Gauche adresse ses vœux de bonne année 2011 aux creusois-e-s en leur souhaitant la santé nécessaire à mener leurs projets personnels et collectifs.  

Bien entendu le gouvernement et l'UMP n'auront pas attendu pour briser la trêve des confiseurs, avec les déclarations sur les 35 heures et le statut des fonctionnaires.

Le Budget 2011 continue de socialiser les efforts demandés, aux riches toujours plus et au grand nombre la rigueur sur les salaires, les revenus agricoles les emplois, la santé...

Au pays de Nicolas Sarkozy et de son représentant local le député Auclair, la vie devient de plus en plus difficile pour beaucoup à force de détruire les acquis sociaux, de détruire l'emploi, de réduire les services publics dont l'offre de soin  comme la radiothérapie et l'Education ....

Alors nous avons connu la honte anti républicaine tigmatisant nos frères étrangers qui fuient la misère et les violences dans le seul but de cacher le triste bilan de la droite.

12 octobre tracteur

Mais 2010 a montré aussi la résistance du peuple français quand il se met en mouvement, sur les retraites par exemple. Bien sûr la victoire ne fut pas au bout mais la tête est désormais levée et nous y voyons la démonstration que les jours de la droite au pouvoir sont comptés à la condition de maintenir la pression sociale et de construire à gauche un débouché politique réel pour diriger le pays.

Le Parti de Gauche contribue à construire cette réponse politique durable et cohérente à gauche qu'un parti socialiste, livré à nouveau aux égos et à la confusion de sa ligne politique ,ne peut incarner tant la confiance des français-e-s lui fait défaut. En Creuse et en Limousin nous construisons un outil politique nouveau et crédible pour battre la droite et tenir nos engagements.

Cela s'appelle "Limousin Terre de Gauche" ou chez nous "Creuse Terre de Gauche". Ce génie Limousin est si fort, avec nos camarades du PCF et du NPA, avec le renfort de tant de militant-e-s syndicaux, associatifs, tant de durs à cuire qui ne se résignent jamais, qu'ici nous donnons des exemples politiques au pays entier. Ainsi ce sont près de 10 départements où ces alliances larges de l'autre gauche vont contribuer à encourager les français-e-s et parmi eux les creusois-e-s à espérer.

transfert-photos-LTG-15-01-2011-018-copie-1.jpgaffiches PG

Cela commence dés cette année avec les cantonales, l'occasion de donner le premier signal de la déconfiture méritée de la droite et en même temps celui de changements stratégiques au sein de la gauche où le temps des consensus mous est passé.

Creusoises, creusois, l'année 2011 sera politiquement ce que vous déciderez d'en faire en méditant cette phrase de Gandhi : "D'abords ils vous ignorent, ensuite ils vous raillent, puis ils vous combattent et enfin vous gagnez".

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 22:24

Vous pourrez consulter sur le blog de nos camarades du PCF 23 les voeux de Pierre Laurent secrétaire national du PCF

 

Nos co-président-e-s !

 

Jean-Luc MELENCHON (où il est question du Limousin)12 octobre tracteur

 

Martine BILLARD
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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 23:06

 

Communiqué de presse du comité creusois du Parti de Gauche

 

 

Respect des engagements politiques :

 

HLM-20BREZARD.jpgLaurence Pache, conseillère régionale creusoise du Parti de Gauche, tête de liste de « Limousin Terre de Gauche – Front de Gauche (PCF-PG), NPA» aux élections régionales de 2010 a fait une partie de sa campagne en allant rencontrer au porte à porte les résident-e-s des HLM. Elle avait promis de revenir pour rendre compte de son activité au Conseil Régional.


Le 29 novembre un courrier adressé au directeur général de Creusalis pour la mise à disposition de créneaux horaires ponctuels sur les locaux associatifs des résidences HLM. La première réunion devait avoir lieu au quartier Brésard à Guéret le matin du samedi 11 décembre 2010 autour d'un café.

 

Scandaleux et non Républicain :

 

Le directeur général de Creusalis a refusé par courriel du 02 décembre cette mise à disposition au prétexte incroyable que « les locaux collectifs résidentiels ... ne peuvent être utilisés pour des activités de nature politique ».

Quelle est donc cette « nature politique » qui gêne tant le directeur des structures HLM en Creuse !!

Pour une fois que les habitant-e-s avaient l'occasion de discuter au plus près de chez eux, facilitant l'accès à la politique avec une élu-e de la République, ce droit leur est ainsi refusé.

Une élue du peuple se voit ainsi génée dans sa volonté de dire comment elle exerce le mandat confié !

C'est un véritable scandale quand on connaît le manque de confiance des citoyen-ne-s des quartiers populaires envers la politique entrainant une abstention massive ou la non inscription sur les listes électorales.

 

Le Parti de Gauche soutient sa conseillère et le droit des habitant-e-s des HLM creusois !

 

La politique de la droite est particulièrement néfaste pour le peuple et dure à vivre pour celles et ceux qui vivent en cité HLM. Il est nécessaire que chacun puisse exprimer son choix politique en exerçant son droit de vote que garantit la République.

 

Chacun ses responsabilités et celles du Parti de Gauche, à l'instar de son président national Jean-Luc Mélenchon sont de permettre à tous d'avoir une information politique complète et sincère !

 

Le comité creusois du Parti de Gauche sera donc présent le samedi 11 décembre à 9h30 dans les HLM « Bresard » et « Pierrebourg ».

 

Nous rencontrerons les habitant-e-s et nous leur proposerons de signer une pétition adressée au Directeur Général de Creusalis afin qu'il les rétablisse dans leurs droits d'accéder au respect des engagements politiques.

 

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 22:10
limousin-creusePhilippe PONSARD, Laurence PACHE, Pierre AUGER et David GIPOULOU http://www.lepartidegauche.fr/images/stories/vdg/logo-congres-lemans-2010.jpgétaient les délégué-e-s du comité creusois.Laurence PACHE a été élue par les délégué-e-s du congrès membre du bureau national du Parti de Gauche !

dsc_8069

 

13:30 Ce congrès du Parti de gauche se termine sous les cris de "Tous ensemble, tous ensemble Front de Gauche!", montrant l'incroyable espoir soulevé par ce rassemblement qui trace une autre voie à la gauche. Les textes adoptés, la présentation du bureau national et les principales interventions de ce congrès seront très prochainement disponibles en vidéo sur notre site.

13:27 le discours de Jean-Luc Mélenchon est clôturé sous les applaudissement des congressistes qui se lèvent, brandissant le poing pour entonner l'internationale puis la Marseillaise.

13:25 Quelle que soit l'épaisseur de cendres, nous sommes la braise intacte qui peut faire reprendre le feu, intact. Nous sommes capables de mener le peuple Français oh combien plus haut que ne l'emmenera jamais le cupide président Sazrkozy ou un président du FMI. En avant sur ce chemin. Chacun d'entre nous en conduit le moyen et l'étape.

13:22 Le Front de gauche ne participera à aucune alliance contre nature. La Gauche doit choisir de qui doit payer entre le capital et la travail. Le message que nous portons est que nous ne serons pas des Papandreu, nous portons le message de la ténacité. Alors allons-y, créons partout nos comité du Front de Gauche!

13:18 Le Front de gauche est l'expression politique des batailles commencées dans le champs social. Le Front de Gauche se propose donc pour tenir la première place avec son programme. La FASE et le MPEP demandent à entrer au Front de gauche. Pour notre part, Parti de gauche, répondons favorablement à cette demande.

13:12 Nous posons la question : Doit-on, oui ou non , sortir de la cinquième république? Doit-on, oui ou non engager la plannification écologique? Doit-on, oui ou non, sortir du traité de Lisbonne pour pouvoir metre en oeuvre toutes les politiques sociales qu'il interdit? Doit-on oui ou non sortir d'Afghanitan? Doit-on oui ou non sortir de l'OTAN? Nos réponses sont claires! Nous interpellons toutes les organisations sur ces sujets.

13:07 La bataille sociale est ordonnée par la bataille écologique car sans écosystème, il ne peut m^mee plus être question d'intérêt général. Alors, aux media, aux autres organisations, permettez que le débat ait lieu. Ne cherchez pas à nous opposer avec pierre Laurent car la réponse sera invariablement la même. Ne cherchez pas à m'interroger plus avant sur Georges marchais. Vous n'obtiendrez jamais de moi un mauvais mot à son égard! De grâce, permettez que le débât ait lieu!

13:06 Notre tâche politique est de constituer le peuple. De rassembler ceux que l'idéologie dominante n'a eu de cesse que de diviser. La révolution citoyenne commence chaque fois que quelqu'un se met en mouvement poru l'intérêt général. Si vous avez peur du peuple au point que vous pensez qu'un mot sémantiquement issu de lui, comme populisme, est une insulte, vous vous trompez, je suis fier d'être du peuple!

13:04 à tous les bavards qui mettent des heures à nosu dire ce qu'ils ne vont pas faire, nosu répondons en une minute ce que nous ferons : nosu allons résoudre le problème! Au delà d'un certain seuil, nous prendrons totu ce qui dépasse pour le redistribuer!

13:00 La précarité a toujours été l'ennemi de l'humanité. C'est contre elle que fut inventée l'agriculture pur se nourir, mais voilà qu'aujourd'hui elle nous est proposée comme horizon de modernité. 842 000 non titulaires de la fonction publique? Le Parti de Gauche vous dit que si nous gouvernons, tout le monde sera titularisé!

12:58 Et au fi ldu temps, le glissement vers la social démocratie a conduit cetet gauche à être rayée de la carte, à se trancher elle même joyeusement la gorge, à mesure que la précarité trouvait sa place dans toutes les strates du salariat. Il n'est depusi cette époqe en effet plus possible de s'adresser aux salariés comme s'ils étaient des salariés sous statut. La réalité est que les statuts explosent, que la précarité est partout et qu'ils s'en vantent! Le précariat, comoposite de prolétaire et salariat, se répend.

12:55 Qui est le peuple? Anciennement c'était la plèbe, et moi, je m'honorais d'être le tribun du peuple. La Gauche a ensuite montré que le peuple, c'était les travailleurs, puis c'est devenu le salariat à mesure que celui-ci se développait. Le peuple est alors devenu l'aliance entre le prolétariat et les classes moyennes. Telle fut le fondement du projet socialiste avec son incarnation : le programme commun.

12:52 Nous ne sommes pas d'accord pu que, sous couvert d'Europe, soit mis en place sans que cela n'ait jamais été discuté nul part, le grand marché transatlantique.

12:51 Il n'y a pas de souveraineté populair epossible si l'on se laisse dicter la politique de l'extérieur, par des politiques qui sont décidées par des instancés élues par personne. Le Parti de Gauche appelle on ne peut plus clairement à se retirer du commandement intégré de l'OTAN. Nosu ne souhaitons envahir personne! Nous refusons l'accord militaire avec les anglais conclu pour d'incroyabels raisons économiques au motif que nosu partagerions nos portes avions. Si nosu n'allons pas en Afghanistan, nos portes avions non plus!

12:50 Le PG exige à une intransigence laïque totale et à ne pas se laisser diviser par l'intrusion de la religion dans le fait politique. Nosu appellons également à ne pas se laisser diviser par des aliances contre nature. Ne laissez pas les conseillers expliquer que l'ennemi c'est le voisin. Le vrai ennemi, c'est l'oligarque. Cherchez quel est le chemin du rassemblement!

12:40 L'atellage de la majorité comporte également ces êtres sournois, toujours prêts à vous frapper dans le dos, ces êtres ni de droite, ni de gauche, ni de gauche, ni de gauche, ni de gauche, enfin, surtout ni de gauche... Les cerntristes, qui habitent le centre, ce lieu où se noue les carrières de ceux qui n'ont pas d'idée... Ces sournois qui ont contribué à l'enterrement de la retraite à 60 ans et ont permis l'écrasement du débat au sénat.

12:38 Anciennement considéré comme un collaborateur de seconde zone, voici françois Fillon à présent instauré Premier Ministre, voilà qui est pur une fois écologique...

12:33 Les salariés doivent faire leur retour dans le champs poliitique. Il est puéril de croire que l'on peut enjamber les rendez-vous avec le suffrage universel. Nous ne contournerons donc pas le scrutin présidentiel.

12:30 Alors que le premier ministre s'adressera à l'assemble le 22, nous mettons le gouvernement au défi d'écrire la loi organique qui permet le référendum d'origine populaire comme le permet la constitution voulue par M. Sarkozy. Et si vous ne savez pas le faire, nous vous donnosn rendez-vosu le 3 décembre où une niche parlementaire sera utilsiée pour déposer une proposition de loi en ce sens. D'ici là, nous appellons à signer et faire signer la pétition initiée par Politis.

12:25 : la morale de ce mouvement social est que la classe ouvrière est de retour sur la scène politique. Et nous les appellons à ne pas à en descendre. nosu appellons les gens à se syndiquer, à aider les organisations syndicales, à saisir tous les outils dont ils peuvent disposer poru mener le combat. Dont les ouils politiques. Le combat social est animé par les organisations syndicales. Concernant le combat politique, le Parti de Gauche et le Front de gauche entendent en assumer toute la responsabilité.

12:22 Le mouvement social passé a été initié par les seuls syndicats. La retraite à 60, fruit du programme commun avait été arrachée de longue années de luttes sociales. Loins des railleries du gouvernement, nous sommes fiers de nos enfants qui se sont mobilisés. Nous sommes fiers des camarades grévistes qui ont porté ce mouvement. Nous sommes fiers des collectes réalisées avec le Front de Gauche poru les soutenir et réaffirmons notre solidarité avec chacun d'eux.

12:18 Saluant les deux chaînes de télévision qui diffusent notre congrès en direct, Jean Luc Mélenchon précise sa pensée sur les media. La liberté de la presse n'est possible que si le journaliste ont des contrats à durée déterminée. La liberté de la presse n'existe que si elle est totale, et elle ne l'est pas quand la musique est toujorus la même et queles media répètent à l'unisson qu'il n'y a qu'une solution.

12:16 Hier soir, notre bureau national nouvellement élu a élu non pas un président, mais deux co-présidents: Martine Billard et Jean-Luc Mélenchon.

12:15 Nous tendons la main à toute l'autre gauche, car nosu somems propres à dissoudre notre parti pour créer la nouvelle force.

12:10 Lors de notre congrès, nous avons donné la parole à 18 intervenants qui ne sont pas membres de notre parti, qui pouvaient venir nous interpeller sur ce qu'ils voulaient. Oser tenter le rassemblement après avoir subi la division, car nous sommes, la preuve que c'est possible.

12:05 Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de Gauche monte à la tribune. nous sommes sensibles au fait que ce que nous faisons intéresse. Car nosu sommes meilleurs quand nous luttons pour tous que quand nous luttons pour nous même. La présence des organisations syndicales, des organisations politiques internationales nous font rougir d'honneur par leur présence.

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12:03 N'ayons pas peur de nos débats, acceptons nos différences, sachons les additionner pour en faire uen dynamique gagnanate. Le Front de Gauche inquiète du beau monde dans le pays. Il n'est pas prévu au casting officiel, mais avançons avec confiance et nous gagnerons.

11:55  Si en 2012, on veuit nous faire entrer dans une gauche qui choisit le capital contre les travailleurs, ce sera sans nous. Nous ne sommes pas là pour pleurer sur la situation de la gauche, mais pour relever le défi d'être en situation majoritaire pour changer la vie des gens. Une gauche qui fasse payer le travail pour le capital, ce sera sans nous!

11:50 Rien ne doit de nosu détourner de l'essentiel. Nous visons un Front Populaire et Citoyen. Nous nosu mettrons docn d'accord sur une candidature commune poru la rpésidentielle, car nous en avons besoin. Nous définirons un dispositif commun plus large que cette candidature commune. La question clef de l'élargissement du Front de gauche est celle de l'élargissement populaire. Aux acteurs du mouvement social, nous disons : "ne vous laissez pas confisquer la gauche, elle vous apaprtient. Mettez autant d'énergie à vous iompliquer dans la question politique que vous le mettez dans la question sociale. Le front de Gauche est votre instrument.

11:48 Les chemins balisés de la résignation sont balisés par certains. Il est certain que nous refuserons de les emprunter!

11:43 Dans la bataille sur les retraites, le rôlme de nos parlementaires est à souligner. En 2012, nous élirons certes un président, mais également des parlementaires. Avec cette bataille, le pouvoir en place vient de perdre sa première grande bataille politique depuis 2007, même s'il a finalement fait passer la loi.

11:40 Pierre Laurent, secrétaire national du PCF monte à la tribune et apporte les fraternelles salutations du Parti Communiste au Congrès du Parti de Gauche. i "officiellement", le front de Gauche n'a que deux ans, nous poursivons en fait les travaux initiés dés 2005, et tout nous pousse à continuer dans la voie que nosu avons commencé à tracer. Aucun débat, aucun obstacle éventuel ne doit remettre en cause la construction en cours. C'est à cela que le PCF, dans son ensemble, est décidé.

pierre-laurent-congres-lemans

11:35 Même si ce qui nous rassemble est supéreur à ce qui nous divise, des débats restent en cours entre la FASE et le Front de Gauche. Ils portent notamment sur la conception de la république et de la laîcité, de la forme de Parti et sur la nature de la nouvelle force. La FASE souhaite que le Front de Gauche dispose de comités locaux ouverts à tous les citoyens et qu'il soit durable.

11:30 Le NPA et nombre de camarades de l'écologie radicale qui sont chez Europe Ecologie mais se demandent ce qu'ils sont allés y faire, auraient également toute leur place dans le Front de Gauche. Si cette dynamique se met en place, ele ne peut pas se prendre les pieds dans le tapis de la Vème république. Jean-Luc Mélenchon a les capacités à être candidat, et Clémentine Autin mettra tout sen enthousiasme à faire sa campagne si c'est notre campagne commune.

11:25 Face à ces aspirations, Clémentine Autin aborde les relations de la FASE avec le Front de Gauche. A son appel "le front de gauche est-il prêt à s'élargir?", le congrès du PG répond par un assourdissant "OUI!".Prenant bonne note de cette réponse du PG, elle indique que la question reste posée au PCF et à la Gauche Unitaire.

11:20 Clémentine Autin monte à la tribune. Elle loue l'impulsion apportée à l'autre gauche par la création du Parti de Gauche i ly a maintenant 2 ans. L'exaspération monte face à la droite dure, amis également face à l'alternance molle. De nouvelles exigences montent de ce mouvement social. Il y a de la révolte contre les politiques qui affament les peuples en franbce, mais aussi partout en Europe.

clementine-autin-congres_lemans

 


 

11:15 Martien Billard donne lecture d'une déclaration rédigée par les 30 organisations de l'autre gauche, représentant 20 pays,  présentes au congrès du Parti de Gauche, et intitulé "Pour un Foprum Mondial de l'Autre Gauche", apellant à un nouvel internationalisme.

11:12 Le Front de Gauche doit se montrer à la hauteur de l'espoir d'unité suscité par le mouvement social afin que prévale enfin la volonté de s'affronter avec le capitalisme, sur la volonté de faire des courbettes au directeur du Fond Monétaire International. Vive la gauche de résistance, vive la gauche de notre front de gauche!

11:10 : Les premières de ces mesures seraient le retour de la retraite à 60 ans à taux plein, la réappropriation publique du secteur bancaire et de tous les secteurs vitaux à notre économie, l'ouverture d'un processus constituant et la mise en œuvre d'un organisme de planification écologique et assumer la rupture avec le traité de Lisbonne.

11:08 face à l'illégitimité du pouvoir actuel, nous ne pouvons nous contenter de donner rendez-vous aux électeurs en 2012. Il nous faut accélérer la construction de notre plateforme partagée. Il nous faut enraciner partout le Front de gauche localement. Il nous faut mettre dans le débat publique quelques grandes propositions que mettrait en œuvre notre gouvernement de rupture.

11:05 Nous ne pourrions, PCF, GU, PG détruire ce que nous avons construit sans détruire les espoirs que nous avons soulevé. La question de la présidentielle ne doit donc ni nous diviser, ni nous opposer. Nous, qui luttons contre la personnalisation de la politique, nous devrons choisir ensemble un nom unique qui sera porté sur notre bulletin de vote, et nous nous rassemblerons derrière lui ou elle.

11:02 Ce sont suffisamment de points communs pour que les militants de Gauche Unitaire aient pris comme une insulte à leur encontre les propos ignominieux dont a été victime Jean Luc Mélenchon.

11:01 Nous partageons la lecture de la gauche actuelle, traversée par deux courants : celui de l'accompagnement du capitalisme, menant à l'échec, et celle de la rupture, seule à même de restaurer la souveraineté populaire et un véritable programme de gauche.

10:58 Christian Picquet, fondateur de la Gauche Unitaire, monte à la tribune. Nos organisations partagent les aspirations sociales et écologiques et défendent l'idée qu'il faut créer un die Linke à la Française.

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10:52 Il est nécessaire de rouvrir la question Européenne dans ce débat. Car nous ne pourrons mener aucune politique de gauche sans assumer la rupture avec le traité de Lisbonne. Tous ensemble, nous sommes dépositaires de cet invincible espoir. Pour que vive le Front de Gauche, tous ensemble, en avant camarades!

10:47 Encore faut-il aller au bout de la critique du Sazrkozysme et définir la politique que nous souhaiterons mettre en œuvre à la place. Pour cela, pas de rupture sans une réelle majorité de gauche, sur une ligne de gauche. Le Front de Gauche s'est aujourd'hui inséré dans le paysage politique Français. Il suscite intérêt, mais aussi beaucoup d'attentes. Et nous devons y répondre! S'il est aujourd'hui avant tout un cadre électoral, il nous appartient de lui donner une nouvelle impulsion pour en faire un outil de large rassemblement au service du peuple. Tel est l'enjeu de l'élaboration du programme partagé!

10:45 Dans ce pays, la lutte des classes est une réalité. Dans la lutte contre le capitalisme et ceux qui le servent, nous avons choisi notre camps. Ce n'est pas au peuple de payer la crise qui n'est pas la sienne. Le PG doit porter une nouvelle articulation entre le mouvement social et débouchés politiques. Pas d'alternative sans resourcement dans le mouvement social, pas d'aleternative sans implication populaire. La responsabilité du PG et du Front de Gauche est de donner une perspective politique au mouvement sociale.

10:42 Marc Dolez monte à la tribune. Le premier message que nous adressons au peuple est que nous ne lâchons rien sur les retraites! Nous ne tournons pas la page! A un gouvernement de combat, nous répondons par une gauche de combat. Nous annonçons ainsi dores et déjà que nous lutterons contre la suppression de l'ISF, nouveau cadeau aux plus riches.

10:38 En introduction du meeting, Martine Billard rappelle que le Parti de gauche se veut le parti de la radicalité concrète. Il associe ainsi la révolution citoyenne à l'activité quotidienne d'élu. Saluant les référendums organisés par des élus du PG pour implanter des éoliennes sur leur commune ou pou le retour de la gestion de l'eau en régie publique, Martine Billard rappelle également les liens du PG avec les luttes ouvrières, d'(autant plus quand celles-ci mêlent lutte écologique et Sociale.

10:36 Martine Billard salue les délégations venues assister à cette dernière matinée du congrès du Parti de Gauche. En complément des délégations présentes les jours précédant, cette matinée voit la présence d'une délégation du Parti Communiste Réunionnais et d'une délégation nationale de la CGT. Est également salué Gérard Boulanger, qui avait été tête de liste "Ensemble pour des régions à Gauche" en Aquitaine, qui a rejoint hier le Parti de Gauche.

10:30 Martine Billard, porte parole du Parti de Gauche ouvre le meeting de clôture de ce congrès. Ses premiers mots vont au bureau national sortant, pour féliciter chacun de ses membres pour le travail accompli durant ces deux années. Le nouveau Bureau National est ensuite présenté. Il est composé de 60 membres, à parité, représentatif de la diversité géographique et sociologique du Parti de Gauche.

10:20 Les nouveaux membres du bureau national montent à la tribune. Le meeting est sur le point de démarrer.

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09:45 Accompagnés de nombreux journalistes, Jean-Luc Mélenchon arrive accompagné de Pierre Laurent et Christian Picquet. Le congrès accueille les dirigeants des partis sous les applaudissements et aux cris de Tous ensemble, tous ensemble, Front de Gauche!"

09:10 Au cours de ce congre, le Parti de Gauche se sera doté de plusieurs textes fondamentaux. Ainsi a-t-il adopté hier sa motion d'orientation générale qui trace les grandes lignes de son action politique pour les deux ans à venir. Durant la première journée du congrès, vendredi, le PG avait adopté ses nouveaux statuts et le document "le Parti de Gauche que nous voulons pour la révolution citoyenne, qui fixe le cadre et les objectifs de l'action militante. Le Parti s'est également doté de nouvelles instances qui piloteront son action.

09:00 La troisième journée du congrès du PG va bientôt s'ouvrir. Elle sera consacrée à un grand meeting au cours du quel interviendront  Marc Dolez, Christian Picquet, Clémentine Autin, Pierre Laurent et qui sera conclu par Jean-Luc Mélenchon.

Photos : copyright Martial Souchard

 


 

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20:00 Cette seconde journée de congrès se termine par l'élection des nouvelles instances du Parti de Gauche. Les résultats seront annoncés demain matin. Cette journée aura été marquée par l'adoption de la motion d'orientation générale qui détermine les grands axes de la politique du PG pour les deux ans à venir, ainsi que par les liens forts du PG avec les organisations internationales, les forces de l'autre gauche française, les syndicats et les associations.

 

19h15 Raquel Garrido présente les 34 représentants d'organisations internationales représentées lors du congrès du Parti de Gauche. Les invités viennent d'Afrique (Algérie, Maroc, Cameroun, Tunisie), d'Amérique du Sud (Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Cuba, Equateur, Mexique, Pérou, Venezuela), d'Asie (Corée du Sud, Liban, Palestine) et d'Europe (Allemagne, Espagne, Grèce, Luxembourg, Portugal). Une si large représentation d'organisations étrangères souligne le caractère internationaliste du Parti de Gauche.

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19h10 Le congrès procède au vote d'ensemble sur la motion d'orientation générale. Celle-ci est adoptée sous les applaudissements du congrès par voix 460 pour, 1 contre et 31 abstentions. Ce texte sera très prochainement publié sur notre site. Il revêt une importance particulière puisqu'il servira de ligne directrice au Parti de Gauche jusqu'au prochain congrès.

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18:45 Le troisième amendement vise à ré-évaluer la caractérisation d'Europe-Ecologie suite au congrès de cette organisation. Cet amendement est rejeté.

18:27 Le second amendement présenté est celui issu du Bureau National relatif aux développements du mouvement social et politique entre l'adoption de la philosophie de ce texte par le Conseil National du PG et le congrès. Cet amendement est adopté par 474 voix pour, 10 contre et 25 abstentions.

18:10 Après une adoption à une très large majorité du rapport de la commission des débats, les délégués des comités ayant proposé les amendements soumis au débat montent à la tribune pour présenter leurs amendements, immédiatement suivi par un contradicteur, avant de procéder au vote sur chaque amendement.  Le premier à être présenté concerne le rôle des Etats-Unis et des autres impérialismes dans la crise géopolitique et la crise en général. Cet amendement est rejeté.

17:40 Le premier intervenant du débat est Andrej Hunko, président du groupe parlementaire de Die Linke au Bundestag. La participation de représentants de ce parti "jumeau" au congrès du PG est une marque forte, et apporte un nouveau démenti aux propos de Daniel Cohn-Bandit. Andrej Hunko revient sur les grands combats de die Linke au parlement Allemand, notamment les interventions militaires et la mise en place d'un salaire minimum.

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17:20 Elisa Martin présente les travaux de la commission des débats relatifs à la motion d'orientation générale. Cette commission a étudié les 130 amendements remontés des comités et les 2 transmis par le bureau national sur ce texte, dont la philosophie a été validée par le Conseil National du Parti de Gauche. Certains amendements (relatifs à la rédaction ou à des précisions facilitant la compréhension) ont pu être immédiatement intégrés. D'autres, relevant plus du programme, ont été rejetés, mais pourront être intégrés dans les fiches programme. D'autres enfin portaient sur le fond et ne relevaient pas du périmètre d'intervention de la commission des débats. Ceux-ci ont été regroupés en trois amendements qui sont soumis au débat du congrès.

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17:00 La lutte contre l'idéologie dominante aura été au cœur des interventions de nombreux congressistes. L'ouverture d'un nouvel horizon passe par l'abolissement des barrières mentales que les médias et la petite musique ambiante construisent et renforcent insidieusement. C'est à ce travail que le Parti de gauche s'est attelé depuis sa création, et qui est nécessaire à toute reconquête populaire du bien public.

16:30 La discussion générale est marquée, en complément des interventions des congressistes, par l'intervention de nombreux acteurs du monde syndical et associatif. Au cours de cette après midi de travaux, ont ainsi participé au débat des syndicalistes de la petite enfance, des militantes féministes, des représentants de RESF et une réalisatrice de films.

16:10 Martine Billard revient sur le démantèlement du système de protection sociale. La contre réforme des retraites en a été un épisode, la réforme des collectivités en sera un autre : en ne compensant pas les prestations transférées, le gouvernement veut laisser la place aux assurances privées. Le projet de loi sur la dépendance ne fera pas exception.

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15:43 Il faudra enfin dé-financiariser la finance publique. La première étape sera de se réarmer fiscalement en abrogeant les exonérations indues. La dette publique est acceptable pour financer les projets au long terme. Ce financement ne devra être réalisé qu'à l'intérieur de la zone Euro. Le financement de la dette publique pourra également être pour partie financé par la création monétaire. Les Banques Centrales seront ainsi autorisée à financer la dette publique. La mise en place de banques publiques permettra de contribuer à ce financement.

15:37 :Il faut ensuite dé-financiariser la finance privée. Seuls 1,5% à 2% des transactions financières servent actuellement à financer l'économie réelle. Nous n'avons pas besoin de finance pour financer la finance. Il nous faut fermer les terrains de jeu qui ne servent à rien. Si nous avons bien besoin de crédits et d'instruments de crédit, nous n'avons aucun besoin des instruments de spéculation. Il y a à ce titre besoin d'un système monétaire international et d'une monnaie mondiale ne servant qu'aux échanges réels. Il n'est cependant pas question que les pays les plus pauvres soient les victimes de cette limitation des flux internationaux de capitaux. Il faudra donc une véritable banque mondiale qui orientera les flux financiers vers ces pays. Une taxe de 0,1% de chaque transaction financière permettrait de dégager 3500 milliards de dollars, soit 35 à 40 fois plus que le programme des Nations Unies pour les pays en voie de développement...

15:35 Il faut commencer par dé-financiariser l'entreprise. Il n'y a aucun sens économique à ce qu'un seul acteur ait l'intégralité de la possession sociale. Il est donc nécessaire de créer un droit des entreprises afin que les apporteurs de capitaux aient certes voie au chapitre dans l'entreprise, mais pas plus que les salariés, pas plus que les collectivités.

15:30 Jacques Généreux, secrétaire national à l'économie du Parti de gauche, monte à la tribune pour présenter les propositions du Parti de Gauche en matière de définianciarisation de l'économie. La financiarisation de l'économie trouve ses racines à la charnière des années 80 et la victoire des libéraux. Avec la mise en conccurence mondiale des territoire et la libre circulation des capitaux ont profondément modifié le paysage social, ce sont dorénavant les travailleurs, les territoires, les politiques, les nations qui doivent s'adapter au capitalisme, et non plus le contraire. Les méfaits de cet état de l'économie sont criants.

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15:10 Alexis Corbière, secrétaire national du Parti de Gauche, s'inquiète du poids actuel dui Front National. Il récuse l'idée que ce parti soit le premier parti ouvrier de France. Il est étonnant qu'aucun journaliste n'ait mis Marine Le Pen face aux contractions qu'il peut y avoir à se déclarer solidaire des manifestants dans le combat contre la réforme des retraites à peine trois ans après avoir fait campagne pour la retraite à 65 dans le cadre de l'élection présidentielle. Il n'est pas admissible de qualifier ce parti d'un adjectif qui sonne de près ou de loin comme "populaire" car ce n'a qu'un seul résultat : brouiller les cartes.

14:30: Eric Coqurel intervient dans le cadre des relations unitaires. Le Front de Gauche est un acquis précieux qui nous permet de tracer une autre voie à Gauche. C'est un outil au service du peuple. Au nom du Parti de Gauche, Eric Coquerel lance à l'ensemble des organisations de l'autre gauche un appel à rejoindre le Front de gauche.

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14:00 Les travaux de cette deuxième journée de congrès du PG reprennent. Cette après midi sera consacrée à la poursuite de la discussion générale, puis à la discussion sur la motion d'orientation générale et à l'élection des nouvelles instances du Parti

13h: interruption des travaux pour le temps du déjeuner

12h40: Eric Coquerel, secrétaire aux relations unitaires du PG salue les représentants du PCF et de la Gauche Unitaire présents lors de cette matinée de travail. Afin de leur signifier que cette construction politique est aussi la leur, un salut fraternel est également adressé aux organisations qui ont participé à  la campagne Ensemble pour des régions à gauche : l'association des communistes unitaires, la Fédération pour une alternative sociale et écologique, les Alternatifs, le Parti Communiste Ouvrier Français et le MPEP. Les représentants du NPA, de LO et du POI sont également salués. Les discussions se poursuivent avec ces organisations afin de leur proposer la méthode du Front de gauche. Le Parti de Gauche se réjouit de la présence lors de son congrès de représentants des syndicats: CGT, FSU, Solidaires, UNEF, ...

12:10 Avec un certain humour, un représentant d'une association militant pour la gestion publique de l'eau indique sue s'ils étaient une agence de notation, vu ce qui est fait au sein de la communauté d'agglomération des lacs de l'Essonne, un triple A serait décerné au Parti de Gauche.

12:00 A l'occasion de son congrès, le Parti de Gauche a invité des représentants de l'ensemble des organisations de l'autre Gauche, prolongeant ainsi le débat entre elles. L'existence du Parti de Gauche est ancrée dans celle du front de Gauche, et c'est cette méthode que le PG propose à l'ensemble de l'autre gauche. Dans ce cadre, Christian Pierel, du Parti Communiste des Ouvriers de France monte à la tribune.

11:55 Laurence Sauvage, présidente de séance donne lecture au congrès d'un message de sympathie de Sophie de la Roche Foucault, qui avait été candidate sur la liste Front de Gauche.

11:45 Gabriel Amard, président de la communauté d'agglomération Les lacs de l'Essonne monte à la tribune pour présenter un exemple de radicalité concrète : la gestion en régie publique de l'eau. Ce combat est emblématique de la lutte contre la marchandisation de tout et le pillage des ressources nationales et publiques par les multinationales. Ce thème peut être la première étape de la révolution citoyenne.

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11:30 Grâce à ces politiques, les indices de pauvreté et de chômage ont pu être réduits de moitié. Le débat public a pu s'ouvrir sur des thèmes qui en étaient jusque là exclus : les médias, la lutte contre les discriminations, mariage entre personnes du même sexe...

11:25 Après avoir bouté hors du pays le FMI, un nouveau départ a pu être pris par le pays. Les entreprises qui avaient été privatisées par les libéraux ont été regagnées par le peuple Argentin via des renationalisations, une cour de justice indépendante a été mise en place, une nouvelle politique de répartition des richesse a été initiée, un processus d'intégration régional a été lancé.

11:20 Sous les applaudissements du congrès, Vilma Ibarra, députée argentine du groupe Nuevo Encuentro monte à la tribune. L'argentine est le pays dans lequel a émergé en premier le cri du "Que se vayan todos" lors des manifestations s'opposant aux politiques libérales du FMI qui mettaient le pays à genoux. La présence d'Ilma Ibarra revêt donc un caractère tout particulier pour le Parti de Gauche.

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11:15 Laurence Pache, conseillère régionale du Limousin revient sur les enseignements de Limousin Terre de Gauche, démonstration par l'exemple de ce que peut produire l'union de l'ensemble de l'autre gauche.

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11:10 Intervient ensuite Laurent Levard, président de la commission agriculture du Parti de Gauche qui nous rapporte le combat du PG au côté des grévistes de la faim de la maison du lait, qui demandaient la reconnaissance de la diversité syndicale dans les professions laitières. Sont ensuite développées les propositions du PG en matière de politique Agricole.

11:05 L'urgence environnementale impose d'agir sur le long terme dans le bien de l'intérêt commun et pas de faire des profits. Telle est la réponse du Parti de gauche à la marchandisation de tout, et nous comptons bien la mettre en œuvre.

11:00 Corinne Morel-Darleux monte à la tribune et commence son intervention en apportant aux congressistes un message de salut et de fraternité de Paule Arries. Puis elle revient sur les raisons du désaccord du PG aux initiatives du type de celle lancée par Yann Arthus Bertrand (10:10) qui pérennise les logiques capitalistes et productivistes. Non seulement le PG ne croit pas au capitalisme vert, mais il le combat car il alimente le moteur productiviste qui exploite les Hommes et les écosystèmes.

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10h55 : les interventions des congressistes se succèdent pru aborder plusieurs points fondamentaux de l'identité politique du PG: refus des politiques libérales, internationalisme, laïcité, féminisme.

10:36 Jo Rossignol, maire de Limeille Brevanne vient rendre compte des activités de l'association des élus du PG : la gauche par l'exemple, qui démontre au quotidien que les propositions du PG sont réalisables. Chacun à leur niveau contribue à mettre en œuvre la planification écologique, à changer la donne en matière sociale et écologique et à favoriser l'émancipation et le partage des richesses par l'égalité des droits.

10:31 A la suite de François Delapierre, la parole circule et les congressistes commencent à monter à la tribune. Le premier d'entre eux revient sur la casse organisée par les libéraux de la démocratie sociale et le reniement du programme du conseil national de la résistance.

10:30 le grand mouvement qui s'est levé lors du combat sur les retraites doit rencontrer un débouché politique afin de lui permettre de retrouver ses orientations et ses mots d'ordre dans un gouvernement de Gauche. Telle est l'ambition du Parti de gauche.

10:25 La Gauche ne peut proposer que le vote utile ou ses qualités de gestionnaire. Elle doit assumer ses différentes options et les faire trancher par le peuple. C'est en vue de ce débat public que le Parti de Gauche organise avec le Front de Gauche les ateliers du programme partagé.

10:21 Mais un gouvernement de gauche devra avant tout engager la réappropriation du fait politique par le peuple. Un toilettage de la Vème république n'y suffira pas. C'est à la révolution citoyenne que nous appelons. Celle-ci s'appuiera sur uen VIème république.

10:20 Le Parti de Gauche pose les questions aux quelles tout gouvernement de gauche devra répondre s'il veut mettre en œuvre une réelle politique de gauche. Et nous le réaffirmons: le premier impératif est la sortie du traité de Lisbonne, porteur de toutes les politiques libérales.

10:15 Face au poids pris par le Front de Gauche et du Parti de Gauche, et à l'écho que ses propositions rencontrent, les réactions récentes du Parti Socialiste interrogent. Elles ne peuvent que rappeler les procédés de la sociale démocratie sud américaine qui a toujours traité la gauche de la gauche de populiste pour au final appeler à voter à droite.

10:10 Dans ce contexte, l'affirmation d'une ligne affirmée à la gauche de la gauche s'avère plus que jamais nécessaire. Le Parti de gauche travaille à mettre l'autre gauche en position de gouverner par l'élaboration du programme partagé. Il propose une stratégie pour la mettre en œuvre : celle du Front de Gauche.

10:06 Le débat sur ce texte s'inscrit dans un moment où les politiques libérales se déchaînent sur les peuples d'Europe. Le FMI se réjouit ainsi par la voie de Dominique Strauss-Kahn de la victoire du programme du FMI, indépendamment du taux historique d'abstention, et précisant que 'important est que ce soit le programme du FMI qui soit adapté, peu importe qu'il soit porté par des candidats de droite ou de gauche...

10:00 La seconde journée du congrès du PG s'ouvre sur la motion d'orientation du Parti. Le débat est introduit par François Delapierre, délégué général du Parti de Gauche. Son propos se concentre sur les développements de la crise, du climat social et des débouchés politiques depuis la rédaction du texte. Ces développements ont fait l'objet d'un amendement du Bureau National qui a été remis aux congressistes.

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 00:29

 

Réaction à l'intervention de Nicolas Sarkozy du 16 novembre 2011 Communiqué de Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de Gauche

 

Nicolas Sarkozy a cherché à cacher ses griffes, ce qui a donné un long bavardage souvent confus.

 

Ainsi avons-nous appris qu'il a changé de gouvernement pour ne pas changer de politique et sans changer les principaux ministres pour garantir la stabilité.

 

Comprenne qui pourra. Aprés quoi il est lamentable que chaque fois qu'il évoque un aspect antisocial de sa politique, il puisse se réclamer de Dominique Strauss-Kahn ou de l'exemple d'un gouvernement social-démocrate quelque part en Europe.

 

Mais de fait la tradition des interventions du Président est respectée, un nouveau cadeau pour les riches est annoncé, avec la suppression de l'ISF et du bouclier fiscal : 3 milliards de ristournes pour les plus riches.

 

La politique d'austérité et d'appauvrissement de l'Etat est confirmée : pas d'augmentation des recettes fiscales mais diminution des dépenses publiques.

 

Du FMI "expressis verbis", comme dirait le Président.

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 23:06

 

Après une mobilisation populaire sans précédent contre la réforme des retraites et la politique de la droite, le remaniement constitue un véritable bras d'honneur adressé au peuple français.
Le nouveau gouvernement, annoncé depuis neuf mois, ressemble comme deux gouttes d'eau au précédent. C'est un premier ministre majoritairement rejeté par le peuple qui a été reconduit. Presque tous les porte-flingues qui ont affronté le peuple pour le compte du président de la République se voient récompensés.


La concurrence féroce pour les maroquins a montré une droite déchirée. Cet épisode a multiplié les fractures aussi bien entre les membres du nouveau gouvernement qu'avec ceux qui en ont été éjectés. Dans ce contexte, Sarkozy a choisi l'affrontement avec le peuple français pour rassembler son camp morcelé.


Pas de doute, cette nouvelle provocation va encore aggraver la crise politique d'un pays où monte chaque jour le cri :

« Qu'ils s'en aillent tous ! ».

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 22:44

 

Le mouvement social a franchi un nouveau palier témoignant, au-delà de l’opposition à la réforme des retraites, d’un profond rejet de la politique antisociale de Sarkozy et d’une exaspération croissante de la société devant l’arrogance des gouvernants. Cette dynamique s’accompagne d’une prise de conscience politique face au modèle de société inégalitaire et injuste que construisent pas à pas les contre-réformes successives.


La droite a tenté d’éviter la polarisation de la confrontation sur la question sociale en organisant des diversions : agitation cynique des questions de la nationalité, de l’insécurité, des Roms… ou prières vaticanes. Elles ont fait long feu, tout comme le discours officiel sur « l’évidence » du recul de l’âge de la retraite, les « mesurettes » sur le travail des femmes et la pénibilité, ou encore l’évocation d’une réforme du bouclier fiscal.

 

C’est que le rejet du pouvoir est sans précédent alors même que le mouvement bénéficie d’un soutien très large. L’inquiétude gagne le camp conservateur. En témoignent le feuilleton cacophonique du remaniement ministériel, les fissures béantes visibles dans la majorité ou les doutes croissants à l’égard du président lui-même. La crise sociale se double ainsi d’une crise politique qui met en cause la légitimité du pouvoir à gouverner contre le peuple.


 L’enjeu est de répondre à cette crise de légitimité et de proposer au pays une perspective pour battre Sarkozy et changer vraiment de politique. Une perspective majoritaire car il s’agit de battre la droite sans quoi aucun changement n’est possible. Une perspective de changement profond car il s’agit de rompre avec les politiques libérales. Ces deux perspectives n’en font qu’une.

 

Une perspective majoritaire sans contenu programmatique de changement profond risquerait de ne pas mobiliser les classes populaires et, en cas malgré tout de victoire fondée sur le seul antisarkozysme, ne pourrait qu’aboutir à une profonde déception. A l’inverse, un programme de changement profond ne s’accompagnant pas d’une perspective majoritaire pour sa mise en œuvre perdrait ipso facto une large part de sa crédibilité.


 C’est à répondre à cette question, que le Front de Gauche doit s’atteler. Ce n’est possible qu’en combinant l’implication dans les mouvements unitaires pour combattre Sarkozy et sa politique avec l’engagement dans la bataille programmatique à gauche pour y battre les options de renoncement des sociaux-libéraux et pour rassembler une majorité autour d’un socle ambitieux de propositions de transformation.

 

Le Front de Gauche doit agir au cœur de la gauche — et non à ses marges — pour œuvrer à sa refondation/reconstruction sur un programme de rupture avec les politiques libérales. Là où certains veulent « changer de gauche » au risque de l’isolement et de l’impuissance, nous voulons pour notre part « changer la donne à gauche » pour construire une perspective majoritaire de changement profond.


 La fête de l’Humanité a permis de poser la première pierre d’un programme partagé du Front de Gauche. Il faut vite concrétiser ce chantier et le concevoir comme un débat démultiplié localement permettant d’impliquer, bien au-delà des seuls adhérents des composantes actuelles du Front de Gauche, les courants, les citoyennes et citoyens aspirant à une transformation sociale et écologique.

 

L’actualité récente montre ce que devraient être les principaux axes d’un tel programme :


- Un nouveau contrat social : incluant la reconstruction de ce que la droite a détruit en matière de droit du travail, de protection sociale ou de partage des richesses ; mais allant plus loin, notamment une nouvelle protection contre le risque économique (sécurité sociale professionnelle), de nouveaux pouvoirs des salariés dans les entreprises (« contrôle ouvrier » et « droits de veto » sur les choix des employeurs), des mesures contre les discriminations faites aux femmes.


- Un nouveau type de développement, économique, social et écologique et les moyens de sa mise en œuvre : par des nationalisations bancaires et la création d’un pôle financier public dominant ; en redonnant au service public sa vocation à répondre à l’intérêt général ; en replaçant sous contrôle public les secteurs répondant aux besoins essentiels de la population ; en instaurant une planification démocratique pour faire des urgences sociales et écologique la priorité de l’action publique de façon à transformer les modes de production et de consommation.


- Une refondation démocratique : en redonnant au peuple sa souveraineté par une VI° République, sociale et citoyenne, rompant avec la dérive monarchique ; en s’affranchissant des règles du Traité de Lisbonne qui empêchent de gouverner vraiment contre les marchés financiers, les banques, et les agences de notations qui les servent. 


La période qui s’ouvre risque d’être critique. De nouveaux séismes financiers ou monétaires, peuvent brutalement aggraver la situation sociale et entraîner des tensions politiques accrues. Leur dénouement progressiste dépendra de l’alternative politique de gauche et de la crédibilité de ses propositions face aux défis posés.

 

Faute de cela, comme on vient de le voir en Suède ou en Autriche, c’est une extrême-droite « relookée » qui pourrait bien en profiter. L’issue du mouvement social influera sur la dynamique future, mais une opportunité est ouverte pour proposer une perspective majoritaire d’alternative et pas seulement d’alternance.

 

C’est une telle perspective que le Front de Gauche doit maintenant porter avec force par des initiatives publiques dans tout le pays.

 

Claude DEBONS (ancien responsable syndical), Marc DOLEZ (député), François LONGERINAS (militant associatif), Jacques RIGAUDIAT (économiste), sont membres du bureau national du Parti de Gauche.

 

-          Tribune parue dans l’Humanité du vendredi 15 Octobre 2010 -

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 07:19

   

par Alexis Corbière

 

12 octobre tracteurMardi dernier, plus de trois millions et demi de personnes dans la rue pour le maintien de la retraite à 60 ans, et pour le retrait de la réforme Woerth-Sarkozy ! Du jamais vu depuis bien longtemps durant la même journée. Même en 1995 contre le Plan Juppé. Quel magnifique succès ! Quelle force ! Quelle détermination ! Et, aujourd’hui samedi 16 octobre, on continue. Et aussi mardi prochain.


La lutte est engagée, ne reculons plus. On peut gagner, on doit gagner. La jeunesse scolarisée aussi se mobilise. Elle est concernée, elle a raison. Chaque manifestation est désormais plus nombreuse que la précédente. Puisque le pouvoir Sarkoziste ne cède pas, la tension sociale monte. C’est désormais clair. Il parait que certains, les mêmes qui se montrent inflexibles,  craignent la radicalisation. Pourtant, être radical, c’est bien aller à la racine des problèmes, non ? Et la période exige de s’y rendre. C’est un changement profond que souhaitent des millions de gens. Pas un rafistolage. Comment essayer, même modestement, mais c’est la fonction d’un responsable politique, d’être le porte-parole de cette indignation qui monte sans ressentir cette radicalité, sans la transmettre, sans l’exprimer ?

JLM-souriant.jpgAlors, précisément, nous revoilà dans le débat (ou disons-le clairement : la polémique) engagée par les propos de notre camarade Jean-Luc Mélenchon au sujet de M. David Pujadas. Vous savez de quoi je parle, je ne reviens pas sur les détails. Certes, Jean-Luc a dit un « gros mot » contre M. Pujadas. Certes, c’est regrettable, et il est préférable de ne jamais dire de juron. Certes. Mais, où est l’injure la plus importante si ce n’est pas dans la façon dont M. Pujadas s’adresse au représentant d’ouvriers en colère ? Imaginerait-on, un présentateur du journal de 20h00 s’adresser à un homme sans domicile, contraint de dormir dans la rue, portant des vêtements souillés par cette situation, sur le mode : « Mais, pourquoi êtes vous si sale ? Ne pensez-vous pas que vous allez trop loin ? » Ou encore, si le même homme avait volé pour manger, accepterait-on que le journaliste lui demande, en condamnant ce vol : « Mais, la fin justifie-t-elle les moyens ? ». Et bien, je dis que c’est la même obscénité, ou pour être peut-être moins rude, le même « décalage » entre la violence des situations vécus par des êtres humains qui souffrent, et la violence de la question (certes posée fort poliment) qui rend cette scène du journal TV de France 2 insoutenable.

 

Où est la « morale » dans cet échange ? Et où se trouve l’immoralité ? Dans la rudesse de la réaction spontanée de Jean-Luc Mélenchon ? Ou dans la question préalablement préparée, réfléchie, ciselée, de M. Pujadas ? Chacun aura compris ma réponse à cette question.



Dès dimanche dernier, j’ai eu la chance avec plusieurs de mes camarades du PG, d’accompagner Jean-Luc sur le plateau de l’émission du Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro. C’est Jean-Michel Apathie qui menait les débats, accompagné d’Eric Revel de LCI et Etienne Mougeotte pour le Figaro. « L’Affaire Pujadas » a occupé pratiquement la moitié de l’émission. Les trois journalistes voulaient lui faire mettre un genou à terre, sur cette question, et je considère qu’ils n’y sont pas arrivés.

Mais, quel ring ! Quel bras de fer ! Après l’émission, avec quelques camarades, nous avons discuté un moment avec Apathie sur le rapport entre les journalistes et les politiques. L’homme, plus à l’écoute que ce que je pensais, n’était pas indifférent à nos critiques sur la façon dont certains journalistes assènent des évidences qui ne peuvent être remise en cause, sans être moqué. Nous avions déjà vécu cette outrance en 2005 lors du débat sur le TCE, et nous avions le sentiment de le revivre à présent, lors du débat sur les retraites. Il semblait entendre. Mais, peut être était-il lui aussi épuisé par l’épreuve qu’il venait de faire subir à JLM. Il faut dire que l’exercice était éreintant, et la tension grande dans la petite équipe que nous étions, assis derrière les intervenants, durant les soixante minutes de l’émission. Dans le métro qui nous ramenait nous avons ri avec Jean-Luc des pièges qui lui furent tendus par ce trio. Mais, sans son expérience accumulée, un autre invité aurait été écrasé. Il faudra s’en souvenir dans les étapes suivantes.

 

Je fais encore un petit détour à propos de M. David Pujadas. Voulez-vous  un nouvel exemple de ses choix éditoriaux lorsqu’il interroge un syndicaliste ? Mardi soir, après le succès de la manifestation organisée le jour même, M. Pujadas avait pour invité M. Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT. Quelle est la première question qu’il lui a posé : « Avec cette culture du blocage, ne craignez-vous pas d’être la risée de l’Europe ? ». Sidérant, non ? Qui ne voit pas le lourd contenu idéologique colporté par une telle question qui, sur le ton de l’évidence, entend ridiculiser un puissant mouvement populaire ? M. Thibault aurait sans doute dû lui répondre : et vous, M. Pujadas, avec une telle question, ne craignez vous pas d’être la risée de votre profession ? Il ne l’a pas fait. Dommage.

Mais, a-t-on le droit s’indigner que sur une chaîne de service public on traite ainsi l’information ? Cette affaire nous concerne tous. L’information et le traitement de l’information sont des questions civiques relevant de l’intérêt général. Elles formatent les consciences. Elles ne peuvent être seulement débattues entre journalistes, en famille, tel un clan fermé. Je suis convaincu que l’immense majorité d’entre eux sont conscients de ce problème. Ils le vivent quotidiennement. Je suis persuadé que pour la plupart, ils en souffrent. Il ne s’agit donc pas de globaliser en critiquant « les » journalistes, mais au contraire de défendre cette profession indispensable à toute démocratie et de pointer ses dysfonctionnement les plus graves. Est-ce possible ?



Il faut à présent dire un mot du ball-trap anti-Mélenchon auquel certains rêvent de participer. Pour un mot de colère lâché devant un écran, combien d’insultes, injures et calomnies… ?  Je veux essayer de répondre à certaines d’entre elles.



Alors, « totalitaire » Jean-Luc Mélenchon par son comportement? Mais, je rêve. Qui possède les groupes de presse ? Où sont les monopoles mêlant dangereusement pouvoirs médiatiques et économiques ? Qui contrôle et décide du traitement de l’information ? Qui a le pouvoir de faire taire telle ou telle personne, ou tel courant de pensée ? Mélenchon tout seul ? Quelle blague. Et pourtant, déjà la menace est brandie, elle menace de s’abattre. Sur le net, la mode est au billet d’insulte. Inutile de tous les citer. Mais au premier rang, M. Renaud Revel, rédacteur en chef de l’Express, qui prévient sur son blog: il faut faire taire ce « gugus ». « Que serait Mélenchon sans la télé ? Rien : un obscur militant venu du PS représentant un courant politique confidentiel, plombé dans la pénombre. » Pour lui, JLM est « un hurluberlu qui ne représente que lui-même», « un homme politique virtuel » au « poujadisme rampant et à la démagogie poisseuse ». « Il est tout ce qui rend la politique détestable ». Il est temps de « faire un sérieux tri ».

Sous entendu : Journalistes, mes chers collègues ! Ne l’invitez plus, n’en parlez plus, boycottez-le ! Ruth Elkrief si I-Télé en rajoute en considérant que Jean-Marie le Pen et Jean-Luc Mélenchon sont comparables, et elle ne souhaite plus en parler. Voilà donc comment ils veulent traiter un des rares responsables politiques qui exprime l’opinion de millions de gens actuellement mobilisés contre la réforme des retraites. Ils ont tout pouvoir, ce sont eux qui l’ont « fabriqué », à présent il faut le faire taire, et c’est un fasciste. Et cela, parce qu’il s’est indigné de la façon dont l’information est traité par les principales chaînes de TV. Où est le totalitarisme ? Franchement. Que chacun garde donc son sang-froid. Je me souviens encore d’une émission sur France 5, Ripostes animé par Serge Moati (excellente émission d’ailleurs qui a disparu) en avril 2009, durant laquelle M. Pierre Lellouche, actuel membre du gouvernement, avait insulté Jean-Luc en lui disant : « vous êtes un pauvre type Mélenchon. Si nous étions au 19e siècle, je vous provoquerai en duel et je vous flinguerai. Mais hélas je ne peux pas… » Jean-Luc était resté de marbre devant cette menace de mort en direct à la TV. A-t-on vu un journaliste, ou précisément M. Renaud Revel s’indigner de ce comportement de Pierre Lellouche ? Non. Cela, pour M. Revel « ne rend pas la politique détestable » pour reprendre son expression. Idem, quand Xavier Bertrand, en pleine affaire Woerth Betancourt, considère que Médiapart est digne d’une officine d’extrême droite des années 30. J’attends encore la réaction de M. Revel qui est pourtant responsable de la rubrique Médias pour l’Express.





Poujadiste ! JLM serait donc « poujadiste » selon ce journaliste de l’Express. C’est à dire un héritier de Pierre Poujade, leader d’extrême droite des années 50, défenseur des petits commerçants, violemment anti fonctionnaire et ultra de l’Algérie française. Bigre, ça c’est précis, et ça c’est envoyé ! Il faut dire que M. Revel lui, connaît les sujets importants et s’y consacre. Il est notamment un « spécialiste » de Johnny Hallyday sur lequel il vient de publier récemment un ouvrage : Johnny, les 100 jours où tout a basculé. Ah, voilà enfin un sujet important qui ne dégrade pas la vie politique.  Dans les pages de M. Revel, on ne trouvera aucune critique contre le rockeur exilé fiscal en Suisse. Rassurez-vous, ici pas de telle vulgarité. Par contre, M. Revel en présentant son ouvrage s’inquiète : « Johnny est un travailleur pauvre qui malgré ses nombreuses années de carrière n’a pas cumulé de patrimoine, car il a toujours eu un train de vie flamboyant. » Quand le producteur du chanteur lui verse « 800 000 euros, il y a 15 jours, c’est insuffisant. Il ne possède pas de capital, excepté son capital immobilier. » Pauvre Johnny… Des lignes pareilles, voilà du beau journalisme, sur des thèmes majeurs, traités avec une belle hauteur de vue. Chapeau. Pas de « poujadisme » dans votre style. Et cela vous donne le droit de défendre l’honneur de toute votre profession… M. Revel, à la vérité, parler ainsi de Jean-Luc Mélenchon, homme de gauche, est indigne. Savez-vous au moins de quoi vous parlez ? J’en doute. Vous avez une excuse. Vous n’êtes pas le seul. Ce qualificatif à force d’être utilisé en toute circonstance, n’a plus aucun sens. Je l’ai même entendu utilisé contre moi, en Conseil de Paris, il y a deux semaines, alors que j’expliquais pourquoi j'allais voter contre le protocole d’accord entre la Ville de Paris et l’UMP et Jacques Chirac. « Poujadiste » que de demander justice et la tenue d’un procès digne de ce nom pour une affaire qui a occupé durant plus de dix ans la vie politique française. « Poujadiste » d’être outré par l’arrogance tranquille d’un présentateur TV quand il interview un homme licencié. Les mots n’ont décidemment plus aucune signification. Pour la peine, j’en invente un nouveau (en réalité je l’emprunte à l’intelligence vive et mordante de mon ami François Delapierre) : M. Revel, vous, et ceux qui pratiquent comme vous ce métier êtes des « Pujadistes » ! Et vos insultes sans fondement vous déshonorent.

 

Mais, ce n’est pas fini.

  qu'ils s'en aillent tous JLM octobre 2010



Populiste ! Ils veulent aussi l’injurier par ce terme. Mais, cette fois ci, cela ne fonctionne plus, car le pire pour eux, c’est que Jean-Luc Mélenchon assume. A ce sujet, lisez « Qu’ils s’en aillent tous ! Vite, la révolution citoyenne » (édition Flammarion) dans lequel il s’explique brillamment. Je voudrais ajouter au sujet de ce mot « populiste » qui donne des sueurs froides à certains, quelques arguments. Cela s’impose. Il y en a assez, que tout ce qui semble venir du peuple est montré comme vulgaire, simpliste et généralement raciste. Le mot de populiste n’a pas la signification que certains lui donne depuis quelques années. Depuis 1929, il existe par exemple en littérature un « Prix du roman populiste ». Il récompense, je cite : « une œuvre romanesque qui préfère les gens du peuple comme personnages et les milieux populaires comme décors à condition qu’il s’en dégage une authentique humanité ». En 1930, ce prix a récompensé Marcel Aymé, puis en 1932 Jules Romains, en 1940 Jean-Paul Sartre, en 1984 Didier Daeninckx, en1987 Gérard Mordillat ou encore en 2001 Daniel Picouly. Aucun de ses auteurs ne s’est indigné de l’intitulé de ce prix. Il me semble même qu’ils en ont été honorés.



Depuis quelques décennies, des commentateurs politiques ont détourné ce mot pour qualifier des mouvements d’extrême droite qui seraient « des représentants du peuple contre les élites ». Le problème est que cette définition courante est dangereuse. Non, l’extrême droite ne représente pas le peuple. Elle n’est ni populiste, ni populaire. Il nous faut nous réapproprier ces mots, même si cela choque dans un premier temps. J’invite chacun à y réfléchir sans passion. Pour nous républicains, le peuple est notre souverain. C’est lui que l’on doit servir, écouter, éduquer aussi et non pas le mépriser en considérant que ce qu’il pense, la façon dont il parle, ses modes d’actions sont « la risée de l’Europe » ou de je ne sais trop qui.

 

 

Je le sais, pour des femmes et des hommes de gauche, le peuple n’a pas forcément raison. Mais il n’a pas forcément tort non plus. Et, quand il se trompe c’est souvent quand on lui a fait entrer au forceps dans le crâne des valeurs qui sont celles de ceux qui organisent et profitent du système économique actuel : le goût inconsidéré de l’argent facile, de la réussite individuelle, du chacun pour soi. L’idéologie dominante est aujourd’hui celle des classes dominantes. Qui peut prétendre l’inverse ?

 

On revient donc à la question des médias. Peut-on imaginer une société plus juste, plus fraternelle, plus solidaire, en ne changeant rien de notre système médiatique et aux messages quotidiens qu’il fait entrer dans des millions de foyers ? C’est aussi aux professionnels de l’information de nous aider dans cette tâche. Ils n’ont rien à perdre et tout à gagner.

 

Est-il possible de prétendre « changer la vie » en annonçant que rien ne changera ? Est-il crédible de dire que nous bâtirons un autre monde en gardant aux mêmes places, aux mêmes responsabilités, ceux qui organisent le monde actuel ? Ayons confiance en nos propres forces. L’intelligence de la majorité de notre pays se fait entendre. D’immenses énergies sont disponibles pour cette tâche. Pour l’essentiel, elles sont actuellement dans la rue, pour le retrait d’une loi injuste.

 

Si certains veulent ouvrir la chasse au Mélenchon pour le faire taire, ils rencontreront une difficulté. La cible est multiple. Il y en a des millions dans la rue qui manifestent.

  

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 15:51

 

05 et 06 octobre 2010 en face et dans le Sénat
07, 08 et 09 octobre 2010 du Fouquet's au Sénat
11 et 12 octobre 2010
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