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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 09:26
Crédit photo Usine Nouvelle

Crédit photo Usine Nouvelle

Après le statut des cheminots, l’Etat poursuit la casse du service public ferroviaire !

Le ministre des transports vient de dévoiler les contours de la future convention sur les trains d’équilibre du territoire (TET). Les annonces sont conformes à nos craintes.

S’il décide d’investir dans 3 lignes considérées comme des « lignes structurantes à haute performance » , il en sacrifie d’autres : ainsi il annonce le désengagement sur les régions de certaines lignes TET, alors que celles ci sont déjà soumises aux restrictions budgétaires et il supprime complètement 6 des 8 lignes de train de nuit ! L’Etat ne voit plus le réseau ferré qu’à travers le prisme de la performance, abandonnant donc le souci d’aménager réellement le territoire national de façon égale.

Tout cela part de la constatation d’une baisse de fréquentation des lignes.

Cela n’a rien d’étonnant alors qu’est appliquée une politique de fermeture des gares de proximité et le niveau de service de ces lignes délibérément dégradé. Ainsi, l’Etat applique la réforme territoriale, sa politique de mise en concurrence des territoires et abandonne ses missions d’aménagement du territoire. C’est la nécessité de lutter contre les émissions de gaz à effet de serre par le maintien d’une offre ferroviaire dense qui passe a la trappe par la mise en concurrence de ces lignes avec les cars Macron.

Une fois de plus c’est l’application de la ligne de Bruxelles que le gouvernement choisit, celle de l’austérité budgétaire et de la libéralisation destructrice pour les services publics.

Pour sortir de cette logique contraire à l’urgence sociale, à l’égalité des territoires et à l’écologie, il ne faut pas appliquer les paquets ferroviaires successifs, et sortir de l’obsession de la règle d’or budgétaire.

Nous refusons de nous soumettre aux dogmes libéral des traités européens!

Mathieu Agostini, Secrétaire national à l’aménagement du territoire et aux transports et Laurence Pache, Secrétaire nationale aux services publics

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21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 08:39
Crédit photo VINCENT WARTNER/20 MINUTES/SIPA

Crédit photo VINCENT WARTNER/20 MINUTES/SIPA

DÉGEL DU POINT D'INDICE

Le Monarque Hollande, dans un élan de grande générosité, autorise son gouvernement Valls à lâcher un petit lest face à la montée de la colère sociale. Un petit, tout petit, tout tout tout petit.

Le point d’indice gelé depuis 2010 ne sera augmenté que de 1,2% et, qui plus est, en 2 temps (0,6% en juillet 2016 et 0,6% en février 2017). Alors que le pouvoir d’achat des fonctionnaires a baissé de 8% depuis 2008, tandis que pour la seule année 2015 les bénéfices du CAC 40 ont augmenté de 8,53 % !

Aumône dérisoire pour les fonctionnaires, eux qui travaillent pour l’intérêt général. Absurdité, au moment où rompre avec la politique de l’offre et augmenter au contraire les salaires contribuerait à relancer l’activité.

Une seule réponse s’impose : soutenir activement les manifestations à venir, 24 et 31 mars prochains.

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 13:17

Le samedi 5 mars 2005, des milliers de personnes défilaient malgré la neige et le froid vif à Guéret (Creuse) en défense des services publics. Le rassemblement faisait suite à la démission, le 23 octobre 2004, de 263 élus creusois pour protester contre la disparition des services publics après l’annonce de la fermeture de plusieurs perceptions dans la Creuse. Ce département du Limousin était devenu, depuis, le symbole du déclin des services publics.

Parmi les responsables politiques, élus et représentants de syndicats on notait la présence de François Hollande, alors secrétaire national du PS et élu de la voisine Corrèze. L’édile socialiste déclarait ceci à la presse : « L’enjeu méritait tous les efforts pour venir jusqu’ici.

Au-delà de la défense des services publics, c’est la défense d’un territoire, c’est la défense d’une conception de la vie, c’est-à-dire de l’égalité de tous pour accéder aux services essentiels, que ce soit le chemin de fer, l’école, les recettes des finances. Il faut que nous ayons à chaque fois, où que nous soyons, accès aux services publics ». A l’époque déjà, beaucoup des manifestants reprochaient la duplicité de Hollande jusqu’à lui lancer des boules de neige. Il est vrai que le 1er secrétaire du PS faisait campagne pour le oui au très libéral Traité constitutionnel européen et que les députés de son parti votaient, déjà, pour les mesures de libéralisation du service public au Parlement européen.

D’ailleurs beaucoup des manifestants de ce 5 mars mêlaient les slogans sur le refus du TCE à ceux défendant la préservation du service public. Deux mois et demi après, le 29 mai très exactement, c’est leur cause qui l’emportait : le NON au TCE triomphait avec près de 55% des suffrages dans un référendum au taux de participation record de 70 % !

Dix ans après, la situation des services publics s’est profondément détériorée. Dix ans après les partisans du oui, libéraux de droite comme de « gauche », ont contourné la souveraineté populaire en appliquant aux peuples européens la potion néolibérale et austéritaire contenue dans le TCE. La méthode : le Traité de Lisbonne, duplicata du TCE, adopté le 4 février 2008 par le Congrès réuni à Versailles grâce aux voix de droite et à la complicité de 152 des parlementaires socialistes qui s’abstenaient suivant ainsi les consignes de François Hollande. Le même François Hollande, élu président, signant en septembre 2012, malgré ses engagements de campagne, le TSCG qui aggrave encore le Traite de Lisbonne. Car dix ans après c’est François Hollande qui applique en France une politique qui démantèle toujours plus les services publics et l’Etat social. Comme quoi les lanceurs de boules de neige avaient visé juste.

Le 29 mai 2005 nous aurons ainsi l’occasion de célébrer l’une des irruptions populaires et démocratiques dont notre peuple a le secret quand on s’y attend le moins. Rarement débat politique aura été aussi intense que cette campagne référendaire. A l’époque la gauche du NON reprochait au TCE d’amener l’UE à la catastrophe à force de donner la main au marché et à la finance au mépris de la souveraineté populaire. Là encore ce sont les peuples qui avaient vu juste. Quant à l’UE, toujours sous la férule de Berlin et de Bruxelles, elle prétend toujours imposer aux peuples ce qu’ils ne veulent pas comme le montre l’inflexibilité scandaleuse de l’Euro groupe face au gouvernement grec de Mr Tsipras.

Les 13 et 14 juin à Guéret, la Convergence  des collectifs et de développement des Services publics fêtera donc également le dixième anniversaire de Guéret 2005. L’événement est important. Il y a en effet péril en la demeure. Ce n’est plus de détérioration de services publics dont il est question mais bien du risque de leur quasi disparition. Pensons-nous, par exemple, que le réalisateur Michael Moore, auteur en 2007 du documentaire Sicko, apologie du système de santé public français face à celui des USA, ferait aujourd’hui le même film ? Les services publics sont en effet attaqués sous trois angles : les mesures de dérégulation et d’ouvertures à la concurrence votées au parlement européen ; les politiques d’austérité qui les privent de toujours plus de moyens financiers, matériels et humains ; l’Acte 3 de la décentralisation qui remplace dans les faits le principe l’égalité républicaine sur toute le territoire, dont les services publics étaient les garants, par celui de compétitivité à tous les étages. La réforme territoriale constitue le plus grand danger. Sous couvert de décentralisation, elle va donner aux grandes régions toujours plus de compétences en matière de politique publique mais sans les moyens financiers ad hoc, d’où l’utilisation toujours plus grande de l’arnaque des Partenariats Public-Privé. Elle va réformer en profondeur et structurellement le pays, tournant le dos ainsi aux principes égalitaires et républicains de la révolution de 1789 dont les services publics sont l’un des outils indispensables.

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mobilisons nous le 13 et 14 juin à Guéret

Voilà pourquoi tant d’organisations syndicales (CGT, FSU, Solidaires), associatives et politiques mobilisent pour Guéret. Les organisateurs attendent au moins 10 000 personnes à la manifestation du 13 juin. Mais l’appel ne s’arrête pas là. Le dimanche aura lieu le lancement d’un processus d’assises en vue d’un Manifeste du 21ème siècle pour les services publics. L’objectif, après un an d’assises nationales et locales, est de le rendre public à l’occasion d’une grande initiative à Paris en juin 2016. Alors que le rapport de force social et politique est dégradé, les organisations parties prenantes de cette initiative ont décidé non seulement de défendre les services publics actuels mais aussi de passer à l’offensive, à la reconquête. Ils ont raison. Comment par exemple imaginer la transition énergétique en cette année du COP21 sans services publics forts ? C’est un non-sens que d’abandonner la question du climat au marché et au capitalisme, qu’il soit vert ou pas. Plus largement, les services publics sont au cœur de la reconquête démocratique que nous plaçons dans notre bataille pour la 6ème République. Ils sont la condition indispensable à l’intérêt général et au bien commun. Les défendre et les promouvoir impose donc non seulement de rompre avec les traités européens mais aussi la 5ème République. Le PG mettra tout en œuvre pour faire du 13 et 14 juin à Guéret puis du processus des assises un grand succès.


 - See more at: https://www.lepartidegauche.fr/actualites/edito/gueret-29-mai-dix-ans-apres-32302#sthash.SMl6ni6h.dpuf

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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 12:16

 

Des paroles et des actes: de la défense affichée de la ruralité et du maintien du service public, à l'abandon au marché par le Conseil Général de la Creuse d'un fleuron du département, son laboratoire d'analyse.

 

Labo-D-Ajain-photo.jpgLe laboratoire départemental, créé dans les années cinquante pour répondre à une épidémie de fièvre aphteuse, a toujours su évoluer au gré des nouvelles techniques, des enjeux environnementaux et des crises sanitaires (de l'encéphalite spongiforme bovine à la prolifération des cyanobactéries, etc.). Jusqu’alors, la collectivité a accompagné son développement par la création de nouveaux locaux (1997), le recrutement de personnels qualifiés et l’acquisition de matériels de pointe. Aujourd'hui, après tous ces efforts et cette volonté de maintenir une mission de service public, la majorité du conseil général décide, sur la proposition d'un bureau d'études, de noyer cet outil, propriété de tous les creusois, dans un groupement d'intérêt public qui n'a d'intérêt que la mutualisation et un statut juridique permettant l'ouverture aux labos privés .

Cette abdication devant les règles libérales, prive les creusois de la proximité de leur outil, de la technicité développée sur le département, et d’un tissu économique de pointe; tout cela pour « économiser » une participation financière insignifiante au regard du budget de la collectivité.

Ce choix va à l'encontre du maintien de l'activité dans les territoires ruraux et de nos projets d'outils permettant une mutualisation départementale au retour ou maintien en gestion publique de ce bien fondamental qu'est l'eau.

 

Le parti de gauche souhaite que la participation du laboratoire au groupement ne puisse devenir effective qu'après consultation et avis des agents qui le font vivre, des citoyens creusois qui le financent, et de ses utilisateurs, en particulier le monde agricole. Les creusois(es) doivent prendre en main leur destin et pouvoir décider de conserver leur outil de diagnostic et d'expertise .

 

Le parti de gauche, afin d’améliorer l’efficience de ce service public, n'est pas opposé aux partenariats entre ces différents laboratoires afin de partager la connaissance et permettre des économies par le biais de groupements de commandes.

Enfin, aux regards de la réforme territoriale annoncée, le parti de gauche s'interroge sur la logique d'un groupement qui sera enchâssé dans deux régions ( Auvergne Rhône alpes pour quatre départements et Limousin Aquitaine Poitou Charente pour la Creuse et la Corréze )

 

 

Les expériences antérieures de regroupements de laboratoires public / privé ont abouti au démantèlement des structures publiques, et des exemples de regroupements de laboratoires médicaux provoquant la disparition des plus petits, le parti de gauche alerte les citoyens sur ce projet d’un démantèlement possible à terme du Laboratoire Départemental d'analyses.

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 22:03

manifs-retraite 1216

350 personnes ont répondu à l'invitation à participer aux :

« Assises citoyennes du transport ferroviaire en Limousin »

Le samedi 25 janvier 2014 à Limoges

amphithéâtre Blanqui (derrière la mairie)

de 9h30 à 13h.

A l’initiative conjointe de plusieurs associations, collectifs et coordinations d’usagers du réseau TER Limousin, d’élus et de syndicats. (voir liste détaillée ci-dessous).

Quatre grands enjeux seront abordés au cours des discussions :

-        l’amélioration durable des réseaux ferroviaires existants afin d’assurer une meilleure qualité de service, de régularité, de confort, de sécurité pour les usagers permettant à tous les territoires de bénéficier de transports performants ;

-        l’amélioration du POLT (Paris-Orléans-Limoges-Toulouse), ligne TET (train d’équilibre du territoire) qui, desservant trois régions et trente-deux départements, est un axe majeur pour le désenclavement et l’aménagement du territoire

-        le maintien et le développement de la ligne Bordeaux-Lyon.

-        le développement des TER, véritables trains du quotidien, adaptés pour irriguer les territoires et répondre aux besoins des déplacements domicile/travail.

Des centaines de signatures de soutien ont été récoltées en quelques semaines, parmi lesquelles celles de maires et conseillers de nombreuses municipalités, de conseillers régionaux, généraux, de députés nationaux et européens.

La présence du plus grand nombre est indispensable pour la réussite de cette initiative. Nous comptons sur vous.

ASSOCIATIONS-COLLECTIFS-COORDINATIONS-SYNDICATS :

« TER d’avenir Poitiers-Limoges » ; « TER Limoges-Ussel-Clermont » ; « Barrage Environnement » ; « CAP 19 » ; « FNAUT Limousin » ; « Défense des Services publics-23 » ; « OUI au POLLT & NON à la LGV Limoges-Poitiers  » ; « Non-LGV de la Vienne » ; « Tous ensemble pour nos gares » ; « TEPG de Gourdon » ;  « Coordination des riverains et impactés-CRI contre la LGV » ; « Comité de défense de la gare de Saint- Sébastien-CODEGASS » ; « Cheminots CGT Région Limoges » ; « FSU de Haute-Vienne et de Creuse »…

ELUS :

François ASENSI ; Christian AUDOUIN ; Jacques AUZOU ; Marcel BAYLE ; Alain BOCQUET ; Jean-Michel BODIN ; Luc BOURDUGE ; François BRETIN ; Patrick CARVALHO ; André CHASSAIGNE ; Daniel CLEREMBAUX ; Françoise COUTANT ; Régine DELORS ; Daniel DEXET ; Alain FAVIERE ; Marc GERAUDIE ; Dominique GRADOR ; Claude GUERRIER ; Marc HORVAT ; Yannick JADOT ; Ghislaine JEANNOT-PAGES ; Stéphane LAJAUMONT ; André LAURENT ; Aurélie LAURIERE ; Annick Le Goff ; Vianney LEVACON ; Josette LIBERT ; Charles MARZIANI ; Véronique MASSONNEAU ; Jean Luc MELENCHON ; Véronique MOMENTEAU ; Jean MOUZAT ; Dominique NORMAND ; Laurence PACHE ; Claude PEYRONNET ; Michel PONCHUT ; Didier RATEAU ; Joël RATIER ; Marc RIFFAUD ; Philippe RICHERT ; Pascale ROME ; Nicolas SANSU ; Yvan TRICART ; Alain VACHER ; Marie-Christine VERGIAT ; …

LTDG_nl3b

Hôtel de Région  —  Groupe Limousin Terre de Gauche (PCF, PG, GA/ENSEMBLE)
27 boulevard de la Corderie 87031 Limoges Cedex  — 05 55 45 17 25
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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 23:02

http://www.gabrielamard.fr/pdf/gueret.pdf

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 22:09

La CGT finances publiques de la Creuse interpelle avec un courrier trés détaillé, partis et élu-e-s sur l'incroyable pression que le directeur général des finances publiques Bruno Bezard met sur les élu-e-s qui souhaitent reprendre en gestion directe, publique, les biens essentiels comme l'eau. Le réseau des Finances publiques (ex trésor public) ne les accompagnerait pas. Donc continuez à confier cela au privé...

 

Le SNUI - Solidaires avaient également soulevé le problème par ce communiqué.

 

 

Du reste au vu des pratiques de collectivités comme Guéret, La Souterraine et d'autres, les élu-e-s, pourtant de gauche, ne devraient pas se précipiter pour reprendre à la gestion privée ce qu'ils se sont empressées de se débarasser en le confiant à la SAUR et au profit de ses actionnaires. Le Parti de Gauche, fidèle à ses principes et cohérent dans ses actes, mène un combat concret, en Creuse comme partout en France,pour le retour en régie publique des biens essentiels comme l'eau et se trouve donc directement interpelé par cette initiative de la DGFIP.

Nous aurons d'ailleurs l'occasion d'en parler lors de la réunion publique sur la gestion de l'eau que nous organisons le 10 octobre prochain à Guéret à 20h au cinéma Le Sénéchal avec l'intervention de Gabriel Amard, membre du secrétariat national du PG, président de la communauté de communes des Lacs de l'Essonne et de l'associations des élu-e-s "La Gauche Par l'exemple".clip_image002.gif

La raison de cette administration essentielle de l'Etat pour se dérober à ses obligations tient en grande partie à la saignée pratiquée dans les effectifs des fonctionnaires sous la droite avec la RGPP et sous le gouvernement Ayrault avec la MAP(modernisation (sic) de l'action publique) soutenue par le PS, EELV, le PRG et les parlementaires dont Michel Vergnier, Jean-Jacques Lozach et Reée Nicoux. 2300 postes vont être supprimés par cette pseudo gauche, en réalité trés libérale, en 2014 qui s'ajoutant aux 25 000 postes des 10 dernières années, gènent considérablement le fonctionnement de ce service public entrainant par exemple dans les recouvrements la préconisation des procédures systématisées du recours au privé (huissiers et saisies bancaires) alors même que la population connaît de grande difficultés avec ces politiques d'austérité.

Nos ami-e-s et camarades de la CGT ont ce combat en commun avec nous contre ses directives iniques, une partie de la profession des comptables publics également. Le comité creusois du Parti de Gauche va bien entendu proposer de rencontrer ce syndicat avec ses partenaires du Front de gauche.

Le Parti de Gauche avait d'ailleurs réagi en Juin et dénoncé cette intrusion inqualifiable du directeur de la DGFIP dans les choix politiques locaux.

Cette offensive de plus sur les services publics locaux qui constituent pourtant des ilôts de résistance concrètes aux lois libérales du marché en permettant d'allèger la les dépenses de nos concitoyen-e-s et de leur assurer un traitement égalitaire doit évidemment être combattue en creuse comme ailleurs. Le lieu de la défense et du développement des services publics doit être à la pointe de ce combat pour des services publics essentiels.

Sur cette question comme sur beaucoup dont les effets locaux sont nombreux et concrets, nous invitons les citoyen-ne-s à faire le tri entre la gauche libérale et parjure actuellement au pouvoir et la gauche de transformation que le Front de Gauche, avec Limousin Terre de Gauche (dont ce fut un des sujets d'étude lors de son université d'été de septembre 2013 à La Souterraine) construit et qui peut s'ouvrir à tou-te-s celles et ceux qui à gauche travaillent sincèrement au renversement de l'ordre capitaliste du monde.

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Une circulaire pour dissuader les remunicipalisations

communiqué de presse du Parti de Gauche

Lundi 8 Juillet 2013

  Jean-Luc Bertet

Le désengagement de l’État se poursuit à l’égard des collectivités locales. Une récente circulaire de la DGFIP (Direction Générale des Finances Publiques), le bras armé de l’État en matière de recettes et de dépenses, expose en détail comment circonvenir des autorités locales qui se seraient laissées aller à certaines décisions. Il s’agit d’engager selon une annotation de la main du directeur de la DGFIP une « concertation avec les collectivités locales pour maîtriser l’augmentation des charges de la DGFIP découlant de la ré-internalisation de la gestion de certains services publics locaux ». En clair, il faut inciter les élus à reconsidérer leurs éventuelles décisions de re-municipaliser certains services comme la gestion de l’eau ou des ordures ménagères sachant ce que cela pourrait leur coûter. Tout un argumentaire explicite les moyens de faire pression sur les récalcitrants en usant du bâton comptable au mépris des choix démocratiquement faits par une population.


On attend ainsi des agents comptables qu’ils sensibilisent les ordonnateurs « aux transferts de charge induits » par leur décision. Il s’agit de leur expliquer que de nouveaux moyens, de nouveaux emplois ne seront pas débloqués pour faire face à l’augmentation des charges découlant de la nouvelle situation de ré-internalisation de services. Ce surcroît de travail ne pourra venir qu’en déduction de celui effectué aujourd’hui. Les recettes en pâtiront. Les poursuites, par exemple, vis-à-vis des mauvais payeurs, faute de temps et de bras, seront limitées, diminuant ainsi la trésorerie de la collectivité.


Ainsi, c’est quasiment en prenant en otage les services comptables que la direction de la DGFIP compte faire pression, par ricochet, sur les élus. Les premiers n’auront plus les moyens d’assurer leur mission. La trésorerie des seconds en souffrira, affectant l’ensemble des projets de la collectivité. On voudrait favoriser la gestion privée des services que l’on ne s’y prendrait pas autrement, oubliant qu’au final la qualité des services est supérieure lorsqu’ils sont publics et les factures d’un montant moins élevé, même en prenant en compte l’argument des économies d’échelle. Bref, cette circulaire illustre, au niveau communal, la volonté politique et technocratique libérale déjà mise en musique au niveau européen. La loi du marché s’insinue jusqu’aux plus petits niveaux dans tous les mécanismes de décision et de gestion. Ne nous y trompons pas : la démocratie ne se débite pas en tranches et doit être défendue en bloc à tous les niveaux.


Lire aussi le commentaire de Gabriel Amard, secrétaire national du PG, sur cette circulaire : www.gabrielamard.fr

 

 

 

 

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 22:07

affiches PGRappelons qu'à Guéret, la majorité socialiste, les écologistes et l'UMP ont voté en faveur de la reconduction de la délégation de service public à la SAUR jusqu'en 2020. La municipalité dirigée par Michel Vergnier (PS) se fait une spécialité de la déspécialisation de ses services municipaux par ce type de délégations et finit par se retrouver dans l'incapacité d'exercer un réel contrôle !

 

Le retour en régie publique sera l'un des thémes du changement lors des municipales prochaines - L'eau de Guéret aux guérétois-e-s pas aux multinationales !

 


 

Table ronde parue dans les pages "débats" du journal L'Humanité du vendredi 9 mars 2012.

Avec Gabriel Amard, président de la régie Eau des lacs de l'Essonne, secrétaire national du Parti de gauche, Jean-Louis Chaussade, directeur général de Suez Environnement et Emmanuel Poilane, directeur de France Libertés.


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D'un côté, le Forum mondial de l'eau (FME), de l'autre, le Forum alternatif mondial de l'eau (Fame). Organisé tous les trois ans, le premier réunit à Marseille, la semaine prochaine, les plus grands acteurs privés de l'eau. Le second démarre mercredi avec la vocation de lui faire barrage. Attac, France Libertés, la CGT comptent parmi les protagonistes.


En question dans ce face-à-face : le droit d'accès à l'une des ressources les plus vitales qui soit. Le chantier est gigantesque. Au Sud, tout reste à faire. Au Nord, les inégalités se nichent jusque dans le robinet. Affichant leur savoir-faire et prônant le partenariat public-privé, les entreprises sont dans la course. En France, pourtant, ce modèle économique est remis en cause par des usagers et des élus qui récusent sa vocation à tirer profit d'une ressource portée comme bien commun de l'humanité. D'où un retour des collectivités vers des régies publiques.


Le forum mondial de l'eau (FME) réunit à partir de lundi les plus grands acteurs privés de l'eau, ainsi que des représentants d'État et de collectivité. Que faut-il en attendre ?

Jean-Louis Chaussade : Ce sera un forum «des solutions» où seront évoquées toutes celles permettant de faciliter l'accès à l'eau et à l'assainissement. Un espace de mise en commun d'idées et de mutualisation d'expériences, visant à accélérer les progrès sur les grands enjeux de l'eau et les idées visant à faire émerger ces solutions collectives. Cela dit les débats ne seront pas uniquement techniques. Lorsqu'un pays décide de généraliser l'accès à l'eau de sa population, il y met forcément un ressort politique.


Emmanuel Poilane : Les solutions techniques ne sont pas le problème. Il en existe déjà énormément. Mais comment les faire vivre sans engagements forts des États? Or ils ne seront pas au rendez-vous. Regardez la liste des pays annoncés: on n'y trouve ni la Chine, ni les États-Unis. La France y paradera, mais n'a toujours pas fait le choix d'inscrire le droit à l'eau dans sa Constitution. Une trentaine de pays du Sud ont franchi le pas, offrant à leurs citoyens la capacité de revendiquer ce droit.


Gabriel Amard : Je n'attends rien du FME, je n'irai pas. Je n'offrirai pas mon concours à un forum qui vise à faire l'éloge auprès de pays en mal de solutions d'un modèle de partenariat public-privé à la française qui n'a d'autre finalité que de tondre les usagers au bénéfice des holdings et de leurs actionnaires. Qu'ont révélé, en outre, les précédents FME? Que les groupes perdent leurs positions. Ils ont été rejetés en Bolivie, de même qu'en Afrique du Sud. Je participerai en ce sens au Forum alternatif mondial de l'eau, pour y réaffirmer ce en quoi je crois, à savoir que l'eau est l'égal du soleil et de l'air, c'est-à-dire un bien commun et en aucune manière une marchandise.


En août, quand l'action Veolia a chuté de 44%, le groupe a annoncé une cessation d'activité dans 37 pays. Leur vocation à faire du bénéfice ne rend-elle pas caduque la volonté affichée par les industriels d'investir dans le développement durable ?


Jean-Louis Chaussade : Nous ne vendons pas de l'eau, nous vendons des services. Pour les développer, nous avons besoin d'un capital qu'il faut rémunérer. Une entreprise privée ne peut pas vivre sans cela. Mais une municipalité désireuse d'investir devra de son côté emprunter de l'argent, et la dette finira elle aussi par avoir un coût. Arrêtons de dire que l'argent public est gratuit et que l'argent privé ne l'est pas. L'histoire de la rémunération du bénéfice est un faux débat, sans quoi les entreprises privées n'existeraient pas. Elles apportent leur expertise, leur expérience internationale et leur capacité à gérer les situations de crise, leur capacité à placer des gens qui savent là où les problèmes se posent. Je ne crois pas que ces savoir-faire soient aussi facilement mutualisables au niveau d'une régie, ni même d'une région.


Gabriel Amard : Il suffit de rappeler que l'on meurt après trois jours sans eau pour affirmer que le droit à l'eau n'est pas compatible avec sa gestion par le privé. L'accès à l'eau ne peut en aucun cas être ramené à une condition financière: c'est une condition de vie.


Jean-Louis Chaussade : En quoi la gestion de l'eau par le privé interfère-t-elle dans la notion de droit? Au regard de l'histoire, ce n'est pas le cas. La première grande révolution de l'eau date de la révolution industrielle, fin XIXe en Europe. Cette période a connu de fortes migrations vers les villes, où les besoins en eau sont allés crescendo. L'énorme effort d'investissement réalisé durant le siècle qui a suivi incombe en partie aux entreprises privées. Il serait dommage de ne pas faire appel à leur savoir-faire.


Emmanuel Poilane : À la fin du XIXe siècle, les entreprises tablaient sur des modèles à moyen et long termes. Aujourd'hui, les groupes pensent à leur dividende à trois mois et ils sont en incapacité de penser des infrastructures sur cent ans... Cela posé, l'objet n'est pas de bouter les entreprises privées hors du secteur: comme disait Danielle Mitterrand, on aura toujours besoin de plombiers. Mais il faut que chacun reste à sa place et que les orientations soient prises par les décideurs publics. Le problème est que Veolia et Suez font la promotion de leur modèle économique et portent l'étendard du Conseil mondial de l'eau. Or, ce conseil devrait être une agence des Nations unies, en aucun cas une association de loi 1901 domiciliée à Marseille. Enfin, remettons les choses à leur place. Les entreprises facturent l'eau. Or, l'eau n'est pas payante, dans aucun cas: seuls les services le sont. Il faut se réapproprier les mots et redonner du sens à ce qui est fait. C'est pourquoi nous parlons de service public au meilleur coût.


Quelle différence pour l'usager ?


Emmanuel Poilane : Cela vise à exclure toute possibilité de redistribution de bénéfices et conduit à déterminer ce que chacun est prêt à payer pour disposer d'eau potable, afin d'établir une prestation forfaitaire. Les associations épinglent les entreprises privées sur leur politique tarifaire. Les groupes, de leur côté, contestent pratiquer des tarifs plus élevés que les régies publiques...


Jean-Louis Chaussade : Arrêtons les faux débats! L'eau, en France, s'affiche dans la fourchette basse de la moyenne des prix européens – environ 3,10euros le mètres cube contre près de 3,50euros. En Allemagne, aux Pays-Bas, en Belgique, où sa gestion est publique, elle coûte considérablement plus cher. Enfin, comparons ce qui est comparable. Le prix de l'eau n'est pas uniforme, il dépend du niveau d'investissement et de complexité des interventions. En outre, les taxes ne sont pas identiques pour une entreprise privée et pour une entreprise publique. Ce que je constate, c'est que l'augmentation de l'eau, ces six dernières années, a été plus forte dans le public que dans le privé. Partant de là, j'accepte le débat. Si une régie s'avère moins chère que la délégation, j'encourage vivement la collectivité à choisir cette option. L'autre question est de savoir ce que doivent payer les usagers. Nous sommes favorables à une tarification sociale qui rende les premiers mètres cubes d'eau accessibles aux plus défavorisés. À l'autre bout de la chaîne, l'excès de consommation doit être pénalisé par des prix plus élevés, l'ensemble permettant d'assurer un schéma économiquement viable.


Emmanuel Poilane : Si les entreprises privées estiment que l'on a tort, qu'elles aident les collectivités délégataires à remplir les fichiers de l'Observatoire national de l'eau. Si nous avions toutes les données chiffrées, nous pourrions comparer. Or, ces informations sont encore mal partagées.


Gabriel Amard : J'affirme que passer en régie permet de gérer à moindre coût. Prenez la feuille de compte de résultats d'une entreprise, vous y trouverez quatre lignes qui n'existent pas dans le compte d'exploitation d'une régie publique: celle des impôts locaux, celle des impôts sur les sociétés, celle des frais de siège et de recherche, qui n'est autre qu'une ligne alibi pour organiser des remontées financières à la holding. J'ajoute encore une chose. En bas des deux feuilles, privée comme publique, s'affichent les résultats de l'année. À cette différence que, dans une entreprise privée, ils passent dans la poche des actionnaires, tandis que, dans une régie publique, ils sont reversés aux recettes de l'année suivante. Au final, ces lignes représentent une surcharge de près de 25% pour les usagers. Aux lacs de l'Essonne, passés en régie depuis 2011, nous avons pu créer six temps plein, pour une seule commune, et réaliser six fois plus d'investissement qu'avant. Le tout en affichant une baisse du coût d'accès à l'eau de 37% pour l'usage domestique. La différence entre les entreprises et nous est qu'elles parlent de tarifs, de clients et de prix, quand nous parlons, nous, de conditions d'accès et d'adhérents ou d'usagers à un service. Chez nous, les premiers mètres cubes et les compteurs sont gratuits, et il n'y a pas de frais d'abonnement. Attention! Nous ne parlons pas de tarifs sociaux réservés aux plus démunis, mais de gratuité pour tous, comme il se doit pour tout droit élémentaire. Parallèlement, nous avons établi des conditions plus onéreuses pour les usages de luxe ou de confort et d'autres encore pour les usages professionnels.


Mais les municipalités sont-elles toutes en mesure d'assumer des investissements à même hauteur que les grands groupes privés ?


Emmanuel Poilane : Ne nous y trompons pas: ce ne sont jamais les entreprises qui payent. Quand un contrat est signé, elles récupèrent des provisions que leur versent les collectivités. D'ailleurs, les collectivités qui ont décidé de revenir en régie n'ont eu aucun problème. Varage, toute petite commune du Var, ou Paris en sont deux exemples éloquents.


Gabriel Amard : Que l'on soit un village, une ville moyenne ou une grande ville, on est toujours gagnant à passer en régie publique. Les installations de distribution de l'eau ont une durée de vie de cent ans. Or en France, la comptabilité publique autorise à amortir les investissements sur toute la durée de vie des installations. En renouvelant 1% du patrimoine chaque année, la répercussion sur les factures est très légère. À l'inverse, les entreprises privées exigent un amortissement, donc se remboursent sur le temps que durent leurs contrats, c'est-à-dire entre douze et vingt ans.


Paris, Grenoble, Montélimar... plusieurs grandes villes viennent à la régie publique. Fin de l'âge d'or pour la délégation au privé ?


Emmanuel Poilane : En tout cas, c'est la fin de l'âge d'or des dérives que l'on a connues. Quand bien même des villes maintiendront leur choix d'un opérateur, elles le feront à leurs conditions et au meilleur prix. Sous la pression des municipalisations, on constate que les entreprises, lors des renégociations de contrats, acceptent des baisses tarifaires pouvant aller jusqu'à 30%. En outre, les associations locales font pression pour exiger d'être partie prenante des décisions.


Gabriel Amard : Ce système s'est maintenu par le fait d'élus plus intéressés par le cumul des mandats et le paraître que par la vie municipale. Tant que l'on se contentait de se délester de ses responsabilités – faussement, d'ailleurs, car les collectivités restent responsables de la distribution de l'eau –, on ne s'en sortait pas. C'est cela qui est en train de bouger. Oui, l'âge d'or des délégations est fini. Ce qui leur fait le plus de mal est cette volonté de se fédérer pour faire valoir que l'eau est un bien d'intérêt général. Des collectifs d'usagers se mettent en place, nous venons de rééditer le premier Guide de la gestion publique de l'eau qui était épuisé... C'est un phénomène balbutiant, mais il va s'élargir.


Jean-Louis Chaussade : On parle souvent de ce qui est remunicipalisé et rarement de ce qui est reconcédé. Or, un certain nombre de villes font ce choix, convaincues que nous ferons plus vite, mieux et moins cher. Les remunicipalisations ne m'inquiètent donc pas outre mesure.


Pour finir avec les pays en développement, quel est le plan d'attaque?


Jean-Louis Chaussade : Il faut organiser un système de gouvernance mondial de l'eau, afin que les bailleurs de fonds puissent s'assurer que leur argent est légitimement employé. Par ailleurs, nous n'arriverons pas à donner l'eau à tous sans utiliser des technologies de plus en plus pointues, qu'il s'agisse de réduire la consommation, de réutiliser les eaux usées à des fins agricoles ou de dessaler de l'eau de mer. Enfin, il va falloir gérer de manière globale tous les usages de l'eau: ceux destinés à la consommation directe autant que ceux nécessaires à l'agriculture et à l'industrie.


Emmanuel Poilane : C'est clairement une question de moyens. Au sommet de Rio en 1992, avait été prise la décision de mobiliser les moyens multilatéraux pour favoriser l'accès à l'eau. Il faut réaffirmer cet engagement lors du prochain sommet de Rio (en juin – NDLR), pour replacer l'eau comme une priorité des Objectifs du millénaire. Cela nécessite 26 milliards d'euros par an. Ce n'est rien, si ce n'est une question de volonté politique.


Gabriel Amard : Je ne dirai qu'une chose: assez des projets de coopération sponsorisés par le privé! Je lance un appel à toutes les régies publiques: fédérons-nous! Pour développer l'entraide sur notre territoire autant qu'une coopération publique avec tous ces pays où, aujourd'hui encore, des enfants meurent toutes les vingt secondes faute d'avoir accès à une eau de qualité.


Entretiens réalisés par Marie-Noëlle Bertrand

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 22:39

concurrenceSNCF 

Les horaires de la SNCF subissent un profond remaniement à compte du 11 décembre 2011.

Les usagers sont les premiers à subir ces importants changements d’horaires et suppression de trains sur un nombre significatif de destinations.
 
Les explications données par le Président de la SNCF et ses équipes sont insuffisantes et incomplètes. Elles mettent en avant un grand chantier de rénovation du réseau ferré sur quatre ans au moins. Mais elles oublient l’essentiel :
 
L’ouverture à la concurrence privée du transport de voyageurs après celui de marchandises, telle que voulue et imposée par les dogmes de l’Union européenne, oblige RFF à l'affectation de sillons [horaire spécifique et programmé de passage d’un train] aux  sociétés privées comme Véolia pour le train Paris-Venise, avec dorénavant le droit à des arrêts sur le territoire national et à embaucher des cheminots non SNCF, payés au lance-pierre.
 
L’ouverture au privé a de plus permis à R.F.F. (Réseau Ferré de France) d’augmenter considérablement le tarif des sillons ainsi accordés, pénalisant la SNCF en tant que premier usager. C’est autant de moins à consacrer à l’entretien et au renouvellement du parc de matériels.
 
Le Parti de Gauche dénonce l’hypocrisie des dirigeants du groupe SNCF qui n’ont d’autre choix que de valider la politique de démolition des services publics et des acquits sociaux engagée par l’Union Européenne sous l’impulsion des chefs d’Etats concernés, dont Nicolas Sarkozy.
 
Le Parti de Gauche soutient une politique offensive de retour aux grands services publics d’intérêt collectif intégrant une refondation complète de la SNCF comme opérateur exclusif sur le territoire français.


Le Parti de Gauche

 

http://www.lepartidegauche.fr/images/stories/premier_train_prive.jpgDans la même rubrique :
SNCF : le Parti de Gauche présent au rassemblement contre le train privé

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 22:58
Communiqué de presse du comité creusois du Parti de Gauche :
 
LGV - La Région Limousin, la majorité PS et la droite limousine inventent la péréquation à l'envers : la plus petite Région de France métropolitaine va financer des travaux de la Ligne à Grande Vitesse Bordeaux-Tours qui ne traversent pas le Limousin. Seuls les 6 élu-e-s de Limousin terre de gauche et les 3 élu-e-s de Europe Ecologie - Les Verts ont fait entendre l'intérêt général en votant contre.
 
Le comité creusois du Parti de Gauche dénonce la décision prise hier au Conseil régional du Limousin en séance plénière extraordinaire de participer au financement du barreau Ligne à Grande Vitesse Tours-Bordeaux.  La majorité PS, alliée à la droite limousine invente la péréquation à l'envers en permettant par leur vote que la Région Limousin participe lourdement financièrement à la construction d'une ligne de train qui ne traverse pas notre territoire. Circonstance aggravante pour la majorité PS, la région Limousin va se substituer ainsi au désengagement de l'Etat et payer 26,2 millions d'euros des impôts locaux, un partenariat public-privé au profit du groupe privé Vinci qui va se voir confier l'exploitation de la ligne pour 50 ans avec une exigence élevée de retour sur investissement.
 
Le groupe PS et la droite régionale réalisent ainsi sur cette opération une "union sacrée" contre l'intérêt des limousins en général et des creusois en particulier. Ce drôle d'attelage sous la houlette de Mr Denanot (Président de Région) recevant l'appui de Mr Archer pratique l'autoétranglement budgétaire et ce sont plus de 26 millions d'euros qui sont gaspillés au détriment d'invetissements en Région Limousin. Ce passage est imposé, pour que le barreau LGV Limoges-Poitiers, si contesté ait une possibilité de voir le jour .
 
La LGV Limoges-Poitiers, projet anti écologique, interdit le fret ferroviaire, isole la Creuse, augmente le prix du trajet pour Paris et la durée du transport pour les creusois et condamne la modernisation de la ligne de train Paris-Orléans-La Souterraine-Limoges-Toulouse (POLLT). . Il a pourtant reçu à nouveau le soutien et le vote des élu-e-s régionaux socialistes creusois confimant leur constance à trahir leurs engagements sur ce sujet, alors même que la droite creusoise ne prenait pas part au vote. Une motion déposée par les élu-e-s LTG sur le raccordement du POLLT au Y renversé du projet POCL a été rejeté par la majorité PS
Les 6 élu-e-s de Limousin Terre de Gauche et les 3 élu-e-s Europe Ecologie-Les Verts ont voté contre défendant ainsi l'intérêt général régional et celui des creusois-e-s.

Il est toujours plus évident et nécessaire de continuer à bâtir une force politique à gauche dans la continuité de Limousin Terre de Gauche pour dépasser gràce aux citoyen-ne-s, un PS qui montre qu'il peut se montrer peu fiable dans ses engagements. 


Intervention en plénière 13 avril 2011 de Laurence Pache (PG - LTG) pour le groupe Limousin Terre de Gauche


C'est un intéressant exercice qui est le nôtre aujourd'hui où nous sommes amenés à nous prononcer sur le financement par le CR Limousin d'une infrastructure non située sur son territoire. Nous vivons des temps formidables où nous inventons la péréquation à l'envers : la plus petite région de France met la main à la poche pour contribuer à des équipements qui ne la concernent pas. Il fut des temps où l'Etat se chargeait du
financement des équipements structurants.
Tout ceci pour obtenir un hypothétique barreau Poitiers-Limoges que nous ne voyons pas, à part dans les déclarations d'intention des parties qui conventionnent. Ce n'est pas la disparition de l'article 4 de la délibération
de 2008 qui nous convaincra. Cette disparition de la clause de simultanéité c'est déjà un recul sur les engagements pris à l'époque par l'exécutif régional et le montage qui le remplace n'a rien de clair.
Mais pire encore : où est le POLLT ? On voit bien ici ce que nous n'avons cessé de dire depuis des mois. Les deux projets sont incompatibles dans leur financement comme dans leur usage. Prétendre le contraire au moment où le plan de financement de la LGVSEA n'est pas bouclé serait se payer de mots. On peut fort bien dans les discours soutenir l'idée qu'on maintiendra les deux options, mais les faits sont têtus. D'amélioration de la ligne POLLT plus personne ne parle, si ce n'est les citoyens, syndicalistes, associations, élus qui se battent pour conserver cet axe structurant pour le centre de la France, et plus conforme aux intérêts des citoyens limousins.
Cet axe, c'est celui qui irrigue 32 départements, 7 grandes agglomérations, 4 régions, 16 gares qui permet le fret, enfin qui permet un réel aménagement équilibré du territoire, et pas seulement de la seule agglomération de Limoges. Nous avons besoin de cet axe qui est une des trois radiales ferrées nécessaires à un véritable aménagement du territoire, et à l'instar de l'association Urgence Polt, et du voeu de l'AMAC voté samedi dernier, nous souhaitons le raccordement du Polt au Pocl, avec connexion entre Vierzon et Bourges. C’est la solution du Y renversé. A l'opposé, la LGV Limoges-Poitiers c'est la disparition du fret, le saccage écologique des zones où elle va passer, le rallongement du temps de parcours pour les creusois, c'est une flambée annoncée des prix du billet!
Mais il faut bien alimenter l'infrastructure dont Vinci entend tirer des profits à venir. C'est un fantastique bond en arrière que nous accomplissons ! La nationalisation des entreprises du rail en 1937, dans la foulée du gouvernement du front populaire permit de créer la SNCF.
Quelle erreur que la séparation SNCF/RFF! Même Guillaume Pépy dans le Monde du 26 mars reconnaît que ce fut une erreur, c'est un comble ! La création de la SNCF était portée par la vision profondément politique et humaniste du progrès humain, mue par l'idée que la coopération était plus conforme à l'intérêt général que les appétits de lucre stimulés par la concurrence.
Maintenant nous sommes à l'heure des « Partenariats public privé », et dans son communiqué de presse du 10 mars, Nathalie Kosciusko Morizet (NKM) s'en glorifie. Ce projet auquel Mr le président socialiste d'une région de gauche, vous nous demandez d'adhérer sera pour elle un exemple pour la libéralisation du rail à l'échelle européenne ! Quoiqu'il en soit, nous sommes rassurés, Vinci pourra empocher les profits et répercuter les éventuels déficits sur les collectivités signataires. C'est NKM elle même qui le dit : Vinci va construire la ligne et « en contre partie, il percevra les recettes de péages générées par la circulation des trains ainsi qu'une subvention d'équilibre versée par l'Etat, les collectivités territoriales et RFF ». Ouf ! Si nous avions des doutes sur la rentabilité financière de l'opération pour le concessionnaire, nous voilà éclairés. Tout va pouvoir continuer selon ce fameux principe de la privatisation des profits et de la socialisation des pertes.
C'est donc une aventure budgétaire hasardeuse dans laquelle vous voulez nous entraîner. On peut mesurer la gravité de l’engrenage en lisant le Figaro d’aujourd’hui qui nous apprend que Vinci, avant même que le projet ait commencé à exister, demande déjà une rallonge de 60 millions d’€ à RFF !
De fait après avoir subi l'étranglement budgétaire imposé par l'Etat, nous inventons l'étranglement budgétaire choisi. Il y a de l'argent pour cela, alors pourquoi n'y en a-t-il pas pour financer la gratuité des transports que nous appelons de nos voeux ? Si cela est impossible, alors cessez d'invoquer le désengagement de l'Etat alors que vous jetez des millions par la fenêtre !

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