parti politique de gauche, républicain et écologiste Creuse Limousin
Ce sont plus de 23 millions d'espagnol-e-s, soit 66,2% des citoyen-ne-s inscrit-e-s sur les listes électorales, qui se sont déplacé-e-s dimanche pour voter.
« L'abstention n'augmente pas ». Ca dépend de l'angle sous lequel on prend les choses. On est effectivement 3 % au-dessus de la participation de 2007 à ces élections. Mais on est aussi largement en-dessous des 73,5% de votant-e-s des élections législatives de 2008.
Par ailleurs, un nombre signifiant de votant-e-s a décidé de mettre un bulletin blanc ou nul dans l'urne (près de 6%).
La désaffection électorale n'est donc pas négligeable. Le message des urnes n'en est pas moins clair: le gouvernement du PSOE a été sévèrement sanctionné pour ses politiques d'austérité drastique et sa gestion définitivement plus libérale que sociale de la crise.
Le PP (équivalent de l'UMP) vient donc d'obtenir le meilleur résultat de toute son histoire pour ce type d'élections. Il obtient 10% de plus que le PSOE mais ne renouvelle cependant pas son score de 2008.
Face à la défaite historique du PSOE, Zapatero se contente de "regretter ne pas avoir su expliquer la dimension de la crise" à ses concitoyen-ne-s et notamment aux jeunes. Il clarifie à ceux et celles qui en doutaient qu'il ne compte pas quitter le pouvoir.
Avec 6,3%, Izquierda Unida (IU- Autre gauche) double son score national devient clairement la troisième force politique du pays. "Nous sommes la gauche qui monte" a déclaré hier Ramon Luque, coordinateur électoral d'IU.
Et la révolution du 15 Mai là-dedans ?
Le PP et ses militants ont annoncé la couleur dès hier soir: "Ça c'est la démocratie, pas ce qui se passe à Puerta del Sol". Rien d'étonnant: le PP a continuellement méprisé les indigné-e-s depuis le début du mouvement.
Le PSOE s'est pour le moment montré inquiet de l'importance prise par ce mouvement qu'il veut résuire à un mouvement d'humeur de la jeunesses face à la crise. Hier dans la journée, Zapatero avait déclaré: "la démocratie c'est le vote"
Dans ce contexte, seul Cayo Lara, secrétaire général d'Izquierda Unida se distingue. En demandant hier aux indigné-e-s "d'aller s'exprimer AUSSI dans les urnes", il a réitéré son soutien au mouvement.
De son coté, le mouvement du 15 Mai a décidé de continuer à tenir la Puerta de Sol, place symbolique de Madrid, pour encore "une semaine minimum".
La décision a été prise samedi, sans même attendre le résultat des élections. "De toute façon, PP et PSOE c'est la même merde". "On restera ici jusqu'à ce que nos revendications soient entendues et des engagements fermes pris! On ne reculeras pas!"
Les revendications sont nombreuses:
Ici à la Puerta del Sol, la lutte et les débats continuent. Personne ne pense s'arrêter là.
Vamos compañer@s! Unid@s podemos!
Vive la révolution citoyenne espagnole!