parti politique de gauche, républicain et écologiste Creuse Limousin
RADIOTHÉRAPIE : IL FAUT UN REFERENDUM !
Le comité creusois du Parti de Gauche s'est mobilisé pour le maintien d'une offre publique complète de soins, en service public hospitalier dans notre département. Il en va de l'égalité républicaine de traitement sur tout le territoire.
Résistance politique citoyenne
Après l'échec de l'approche technique du dossier, balayée par le ministère de la santé au mépris des élus creusois qui la portaient, la volonté des creusois-e-s de ne pas se résigner malgré la mise en veille du service et les tentatives de le saborder, a politisé ce dossier.
Ne cédant pas au défaitisme, la poussée populaire sur ce sujet, à laquelle nous avons contribué avec nos camarades du PCF et du NPA de « Limousin Terre de Gauche », s'est exprimée à l'invitation du collectif de défense et de développement des services publics pour déboucher début juillet sur une nouvelle manifestation de refus de la politique de santé du gouvernement.
La décision de l'agence régionale de santé découle naturellement de la logique marchande de la loi Bachelot « Hôpital Patient Santé Territoire » votée par les parlementaires de droite dont le député Jean Auclair. Les patients du service de radiothérapie en sont les victimes mais d'autres services sont directement menacés comme le répète inlassablement la CGT santé.
Cette pression populaire a modifié la donne et a entraîné les élu-e-s creusois-e-s à changer de braquet dans leurs protestations. Des élu-e-s de droite ont ainsi directement constaté et regretté les effets de la politique menée par leur majorité sur leurs administrés.
Un ultimatum fixé au 30 septembre a été lancé à la ministre de la santé, appuyé par une campagne massive d'affichage et de diffusion de carte pétition pour soutenir les initiatives de l'association des maires et adjoints de la Creuse.
La radicalité de la décision de boycott de État et la perspective d'étudier une démission collective votée par l'assemblée générale des maires est importante dans ce bras de fer. Le refus des creusois-e-s d'abandonner, illustré par la volonté de bloquer physiquement le déménagement de l'accélérateur, a serré les rangs des élu-e-s.
Cette force exprimée a été remarquée et amplifiée par la médiatisation locale et nationale,témoignant du rayonnement des luttes pour la défense du service public en Creuse.
Penser politiquement l'après ultimatum
Pour nous Parti de Gauche, il faut à présent penser la suite. Nous soulignons l'importance du soutien exprimé via la carte pétition mais la ministre Bachelot et le préfet de la Creuse ont laissé peu de place à l'espérance.
Quand l'ultimatum aura expiré, si le service n'est pas rétabli à l'hôpital, il faudra être à la hauteur de la volonté de résistance affirmée. Le Parti de Gauche demandera dans ce cas l'organisation par les maires de la Creuse d'un référendum départemental.
Rechercher une décision démocratique: le peuple doit voter pour décider clairement.
A la vérité, le gouvernement n'a pas de mandat pour démanteler ce service public là comme d'autres. Jamais les citoyens n'ont voté pour approuver la fermeture du service de radiothérapie. Si la demande de leurs mandataires n'est pas entendue, nos concitoyens habitant la Creuse doivent pouvoir trancher et donner un mandat clair aux élu-e-s et à État qui en République se doit d'être républicain par le comportement de ses agents et le respect de la décision démocratique populaire.
Tous les maires de la Creuse doivent contribuer à passer une étape supplémentaire dans la mobilisation en organisant le même jour un référendum local avec une question simple pour un mandat clair : « Approuvez-vous le maintien à l'hôpital de Guéret du service public de radiothérapie ?».
En République, la mise en œuvre de la volonté populaire, exprimée par le vote des citoyen-ne-s, est une obligation de État républicain et un mandat pour les élu-e-s. L'article 3 de notre Constitution stipule que « la souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum. ».
Ne pas avoir appliqué cette volonté populaire justifierait pleinement des actions de résistance d'une autre ampleur.